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2 août 2018 4 02 /08 /août /2018 05:38

 

Un instant fugitif, porteur d’encouragement mais aussi de désespérance.

 

Mais avant cela, une petite remarque en passant : l'opacité macronienne utilise abondamment sa propre novlangue. Ainsi la loi ELAN ne vise qu'à clouer au sol les handicapés.

 

 

Le banquier qui nous gouverne à coups d’invectives de petites frappe (« Venez me chercher ! ») sait aussi, dans une remarquable discrétion, pourrir notre vie et celle de nos enfants et petits-enfants (ce n’est pas faire de la psychologie de zinc de bistrot que de rappeler qu’il n’a pas d’enfants et que les petits-enfants de Bri-Bri d’amour ne sont pas les siens : comme disait Sartre, il faut appeler un chat un chat).

 

 

Le drame est que, pour le moment, des millions de Français qui souffrent, qui ragent contre cette puissance de la finance qui détruit tout sur son passage au profit d’une poignée de voleurs qui ne payent pas d’impôts et qui cachent leur argent dans les paradis fiscaux, ne peuvent, ne savent converger.

 

 

J’en ai encore eu une preuve il y quelques jours au péage d’une autoroute appartenant à un propriétaire privé (merci les faucialistes, merci Villepin !). Derrière la barrière levée, un militant distribuait des tracts contre la loi ELAN. Je ne suis pas un spécialiste du problème mais, à mes yeux, cette loi est l’épitomé de la honte macronienne. Par cette loi, en effet, le petit banquier du quartier chic d’Henriville à Amiens (où va-t-on : je me suis laissé dire que ce quartier périclitait car des vendeurs de drogue y habitent et y exercent ?) s’attaquent aux plus faibles d’entre nous : les handicapés. Après avoir promis que le handicap serait une des priorités de son quinquennat – ce qui était beau car la famille Rothschild ne compte aucun handicapé – Macron a fait voter par l’Assemblée nationale un projet de loi qui, dans son article 18, réduit de 90% la production d’appartements neufs en rez-de-chaussée ou desservis par ascenseurs qui seront accessibles, immédiatement habitables sans travaux par des personnes contraintes à se déplacer en fauteuil roulant. Dans son infinie sagesse, le Sénat a limité ce recul à 70%.

 

 

A Toulouse (le péage où l’on ne payait pas était situé près de cette grande ville), les personnes handicapées sont celles qui attendent le plus longtemps un logement social, jusqu’à vingt ans. Parce que, bien souvent, leurs revenus sont insuffisants, les handicapés ne peuvent accéder au parc locatif privé ni, évidemment, à la propriété.

 

 

Le Défenseur des droits (Jacques Toubon, la seule personnaliét politique réac dans sa jeunesse qui soit devenue humaniste dans sa vieillesse) a condamné ce projet de loi, tout comme la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme. Pour le Conseil de l’Europe, « C’est une question d’égalité et de dignité et cela permettrait au législateur de signifier clairement que l’inclusion des personnes en question de handicap lui importe ».

 

 

Site à consulter 

 

PS : pour l'anecdote, à ce péage, pas un policier, pas un gendarme, pas même un Benalia (ou l'un de ses frères) en casque à visière. les militants avaient donc eu la permission des autorités publiques de tracter à cet endroit, et celle de la société d'autoroutes qui avaient accepté ce manque à gagner ce soir-là.

 

Revenons un instant sur la loi ELAN
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commentaires

A
Lui et sa bande, c'est bien une engeance particulière. En plus de leur politique pourrie, ils affichent sans gêne leur mépris pour les autres. Ainsi lors du débat sur la motion de censure à l'assemblée, on pouvait constater, pendant toute la durée de l'intervention à la tribune de Mélenchon, Colomb signer son courrier. La pile de parapheurs posée devant lui, il n'a pas levé une seul fois son regard, indiquant ainsi le sentiment que lui inspirait la personne et ses propos. Il est vrai que contester le potentat lyonnais ça mérite au moins ce mépris. Finalement c'est bien ainsi car ça confirme que chez ce Collomb-là il n'y a rien à sauver.
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