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20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 05:01

Ce gâteau date du début du XVIIIe siècle. Il s’appelle ainsi, tout bêtement parce qu’il est composé de produits en quantité égale : œufs, farine, beurre et sucre. Je vous remémore la recette, très simple :

 

On mélange le beurre avec le sucre et on incorpore les œufs petit à petit. On ajoute ensuite la farine, progressivement pour éviter les grumeaux. On finit par un peu de levure.

 

On met le tout dans un four à 180°. Après environ 50 minutes, on obtient un quatre-quarts onctueux.

 

C’est ainsi que le prépare Rébecca, ce qui donne ceci :

  

Il y a quatre-quarts et quatre-quarts

Et puis, il y a les quatre-quarts industriels. De chez Bonne Maman ou Chabrior, par exemple. Je ne connais pas leurs recettes, mais je connais leurs ingrédients. On trouve du beurre reconstitué, des diphosphates, des sels humectants (qui permettent par exemple d’avoir des jambons bien juteux) et des carbonates de sodium (comme antiagglomérant), de la dextrose (un sucre élaboré à partir du maïs), des correcteurs d’acidité qui donnent un goût acide aux aliments et permettent une conservation plus longue. On rencontre également de l’acide citrique (idéal pour détartrer les bouilloires), des caroténoïdes (qui colorent nos tomates, la chair de saumon), des arômes alcoolisés. Éventuellement des traces de fruits à coque.

 

Le tout devant être conservé à l’abri de la chaleur et de l’humidité.

 

Bref, des bombes chimiques.

Il y a quatre-quarts et quatre-quarts
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commentaires

A
Ah ! les quatre-quarts de ma grand-mère ! Nous y avions systématiquement droit le jeudi (eh oui c'était encore jeudi et non mercredi) ! Il faut dire que nous engouffrions notre part à une vitesse grand V sans crainte pour notre ligne (j'étais maigre comme un clou) et partions jouer dans le parc voisin en hurlant comme des fous ! <br /> <br /> Merci de nous rappeler ces souvenirs à jamais enfouis (et quand on craint, d'un moment à l'autre, la mort d'un être cher, cela permet d'évoquer les moments heureux) :<br /> <br /> " Et là, dans cette nuit qu'aucun rayon n'étoile,<br /> L'âme, en un repli sombre où tout semble finir, <br /> Sent quelque chose encore palpiter sous un voile...<br /> C'est toi qui dors dans l'ombre, ô sacré souvenir ! " (Victor Hugo, Tristesse d'Olympio)
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G
Vous oubliez le plus important ; le quatre-quart de Reb vous revient deux fois plus cher, voire trois , que le succédané de notre industrie agro-alimentaire . Lutte des classes , quand tu nous tiens .....
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A
À propos du quatre-quarts maison vs quatre-quarts industriel il entre dans la composition du second ce que permet la réglementation c'est à dire la loi.<br /> Donc il y aurait moins à critiquer l'industriel qui produit ce gâteau que le législateur qui le permet.<br /> Sauf que certains diront que si on accepte la logique réglementaire on diminuerait la Liberté puisque nous arriverions à une inflation législative et, par effet, la réduction du domaine privé.<br /> Peut-être, sans doute mais d'abord il s'agit de déterminer de quelle liberté il s'agit. Si c'est celle d'une possibilité pour certains de fragiliser la santé des autres et bien oui, cette liberté-là, elle doit être remise en cause. Puis secondement peut-on éviter cette accroissement des règlements et par conséquent la tendance à incontestablement borner les vies individuelles ? Certains préfèreront le premier risque au nom d'une liberté qui serait supposément totale. Supposément car il n'y a pas de liberté totale. Après rien n'empêche ces derniers de vivre cette liberté en se réfugiant sur l'Ile déserte mais même là il faudra qu'il ne porte pas le T-shirt ou le short fabriqués ailleurs car il aura alors cautionné les règles qui ont permit la fabrication de ces vêtements. Dans notre Monde aujourd'hui cela reste une impossibilité. L'éloignement ou la solitude rendent ce rêve d'autarcie impossible. Il n'y a plus de terres suffisamment isolées sans liens avec le reste du monde. Disant cela je pense à un documentaire relativement ancien sur les indiens Uros qui vivent sur les îles flottantes construites par eux avec des roseaux sur le lac Titicaca. Et bien là où on aurait supposé être un des bouts du monde, on voyait ces indiens porter une de ces doudounes que nous portant nous-mêmes en hiver.<br /> Par ailleurs nous sommes passés du temps de la proximité au temps de la promiscuité et pour rendre cette situation vivable, je ne dis pas supportable car elle ne l'est pas très souvent, il faut bien s'accommoder des feux verts et des feux rouges. <br /> Sinon le quatre-quarts c'est délicieux mais, comme on dit, bonjour les calories et les bourrelets. Voilà une autre injustice, celle de la Nature : pourquoi ce qui est délicieux dégrade nos corps de rêve ?