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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 17:27

Gérard Mordillat (L’Humanité, Le Grand Soir) Il y a désormais en France deux partis de droite. Un parti à tendance néofasciste, l’UMP à la sauce FN, et un parti néolibéral qui ne porte plus le nom de socialiste que par paresse.

Avant de voter, si nous posons la question : qu’avons-nous de commun avec les «  socialistes  » du gouvernement ? La réponse est meurtrière : rien. Qu’ont-ils de commun avec messieurs Sarkozy, Copé, Fillon et leurs amis ? La réponse est assassine : presque tout. Ce qui les distingue ne sont que des postures au grand théâtre de la politique spectacle. Les uns jouent à être de gauche, les autres à être de droite, mais tous chantent en chœur la rengaine thatchérienne «  il n’y a pas d’alternative  », sont les thuriféraires du capital, de la propriété privée.

 

 

Que se passe-t-il en Grèce ? Une dérive pour le moins autoritaire, une répression permanente, quasi-systématique des mouvements sociaux, la mise à bas d’un pays qui sombre dans une crise humanitaire. Responsable de Syriza à Paris, Vangelis Goulas a fait parvenir à l’humanite.fr un texte dans lequel il analyse la situation dans son pays. Il en appelle à la résistance.

Quinze mois après le verdict du peuple grec, qui, dans les urnes, a ordonné l’annulation  du mémorandum, qui a ordonné de mettre fin aux mesures d’austérité brutales et inefficaces, maintenant nous sommes tous au courant que le gouvernement de Samaras a échoué !

Le Parlement a perdu les dernières traces d’une relative autonomie face aux financiers ; le Gouvernement est soumis aveuglement aux dictats de la troïka après avoir perdu toute souveraineté en votant le mémorandum, cet accord qui traite la Grèce comme une Compagnie et non pas comme un pays, traite les Grecs comme des salariés prêts à être licenciés au nom de la compétitivité de l’économie, traite les Grecs comme une main d’œuvre qui coûte chère et non pas comme des citoyens. [Je me demande si on ne pourrait pas dire la même chose de la France et des Français].

 

Jacques Généreux est sur la même ligne (Rue 89) : Ce n’est pas l’Europe qui a tué la gauche, mais l’inverse : la gauche a tué l’Europe. Elle n’a pas « accepté un carcan », elle l’a mis en place. En 1997, lors de la discussion du traité d’Amsterdam, treize pays sur quinze sont gouvernés par des social-démocrates ou des socialistes. Il existait alors un rapport de force politique qui aurait pu permettre de réorienter le projet européen vers plus de coopération, de solidarité...

La coopération, la solidarité, c’était justement l’argument principal des partisans de la monnaie unique en 1992 – dont j’étais. A l’époque, il s’agissait de mettre fin à la spéculation sur les taux de change. Et on pensait que la monnaie unique forcerait les pays membres à aller vers plus d’harmonisation fiscale et sociale et plus de solidarité budgétaire. Le pari des progressistes était que la gauche, lorsqu’elle disposerait d’un rapport de force favorable, pourrait engager l’Europe vers cette nouvelle étape.

Mais la réalité a été différente. Parce que dans le même temps, la nature de la gauche dans les grands partis socialistes et sociaux-démocrates s’est radicalement transformée.

Dès lors, quand la gauche se retrouve au pouvoir en 1997, il ne se passe rien : elle accepte la logique de la concurrence fiscale et sociale, la logique de la compétitivité, seule à pouvoir, selon ces partis, créer de la croissance et permettre de résister à la mondialisation.

En faisant entrer des pays avec des salaires trois ou quatre fois inférieurs, on créait un espace de compétition très dur. C’est la gauche qui a fait cela, au nom de ce qu’elle appelait « l’impératif de compétitivité ».

 

Alain Bauer s’exprime sur les armées du crime (Marianne) :

Bandits, escrocs, « gangs terroristes », fanatiques et assassins forment une criminalité organisée dont les actions, écrit le criminologue, sont devenues « de véritables opérations militaires, disposant de moyens de plus en plus modernes et capables de se confronter aux forces les plus structurées, et pas seulement dans des Etats totalement délabrés ».

 

La force de ces « armées » du crime, c'est d'avoir anticipé la mondialisation.

 

« La globalisation et le crime ont progressé ensemble, parallèlement, puis par interconnexions directes, chacun nourrissant l'autre », écrit Bauer. Au fil des ans, on est passé du voyant Al Capone, grand bénéficiaire de la prohibition de l'alcool, et du provocateur Pablo Escobar, tonitruant trafiquant colombien, à des organisations criminelles qui ont appris à se faire oublier, dissimulées au cœur de la finance mondiale.

 

 

Le "selfie", autoportrait photographique réalisé avec un téléphone portable puis mis en ligne sur les réseaux sociaux, a été choisi comme le mot de l'année 2013 par les Dictionnaires d'Oxford, ouvrages de référence en langue anglaise, nous apprend Le Nouvel Observateur.

Les "Oxford Dictionaries" ont trouvé que l'usage du terme "selfie" avait augmenté de 17.000% sur les 12 derniers mois.

Les réseaux sociaux ont contribué à populariser le terme.

En août dernier, un "selfie papal" avait fait le tour du net, montrant le pape François posant au sein d'un groupe d'adolescents dont l'un avait pris ladite photo à bout de bras avec son téléphone.

 

Bref, on s’amuse… Surtout avec soi-même Preuve que le temps est plus que jamais à l’individualisme.

 

 

Revue de presse (76)

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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commentaires

Achille 49 25/11/2013 19:07

ah il y a censure par ici, étonnant non ?

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