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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 07:23

... Ce n'est pas triste.

 

L'avenir de l'Université française est actuellement entre les mains de quelques ambitieux Solfériniens qui veulent redécouper l'institution comme ils le feraient pour des circonscriptions législatives ou cantanoles.

 

Ci-dessous, les enjeux expliqués par Sauvons l'Université ! (25 janvier 2014).

 

La loi Fioraso, qui a pour l’essentiel cherché à consolider la précédente loi LRU, demande aux universités de faire d’ici au mois de juillet prochain un choix décisif. Si la « politique de site » est une obligation à laquelle aucune université ne peut se soustraire, il reste en effet à déterminer la façon dont chacune d’entre elles s’inscrira dans cette politique. Il est clair que le dessein du ministère est la simplification de la carte nationale des établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche à une trentaine de pôles (un pour chacun des barons du PS ?). Pourtant, à la lecture précise du texte de loi, les choses ne sont pas entièrement bouclées. Peut-être quelques-uns ne s’en sont-ils pas encore aperçus, peut-être certains préfèrent d’ailleurs l’ignorer, peut-être d’autres ont-ils choisi de ne pas le voir, mais, contrairement à ce qui est dit ici ou là, il n’est pas exact que la seule solution soit la fusion des universités (à l’image de ce qui s’est déjà fait à Marseille, à Strasbourg, en Lorraine ou dans trois des quatre universités de Bordeaux) ou la création d’une « Communauté d’universités ou d’établissements » (COMUE ou CUE au choix !) qui, sans engager de fusions, relève d’une logique identique. Certes, la loi dispose que tous les PRES seront automatiquement transformés en COMUE dans un délai d’un an à partir de sa promulgation, mais cette dénomination ne recouvre rien tant que les statuts de ladite COMUE n’auront pas été votés. Autrement dit, le nom ne débouchera sur une chose qu’à ce moment-là ; auparavant, la question n’est pas de sortir ou non d’une COMUE, qui n’existe encore que sur le papier, mais de choisir entre la COMUE et un autre statut : l’ASSOCIATION.

 

En effet, le texte de loi dispose qu’il existe une possibilité de regroupement en « association d’universités et d’établissements d’enseignement supérieurs ». Qui plus est, la même loi énonce qu’en Ile-de-France, les « associations d’universités » ne sont pas nécessairement coordonnées par un seul établissement promoteur ou directeur et qu’elles peuvent relever d’une multi-coordination. Cette double forme dérogatoire (implicitement pour le premier point, national, explicitement pour le second, propre à un site particulier) n’a probablement pas été pensée pour créer une alternative aux formes fusionnelles ou proto-fusionnelles : elle a sans doute été d’abord conçue pour des « grandes écoles » et autres établissements publics de l’enseignement supérieur (voir le cas de l’Institut National Polytechnique de Grenoble), soucieux de préserver leur autonomie en se limitant à une association avec les COMUE ou avec les universités qui leur sont proches territorialement parlant.

 

La suite ici.

 

 

Quand les lobbies solfériniens s'occupent de l'Université...

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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