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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 07:30

Le Monde propose la petite devinette suivante :

Vous voulez deviner le score du Front national dans une commune du pourtour méditerranéen ? Regardez son centre-ville. Béziers (Hérault), Perpignan, Brignoles (Var)... toutes ont été frappées par la trilogie du désastre urbain : fermeture des commerces de proximité, manque d'emplois et d'animation, paupérisation de la population. Et toutes ont porté le FN à plus de 30% dès le premier tour.

 

En plein centre-ville de Perpignan, la rue des Augustins aligne à perte de vue des rideaux de fer baissés. La pizzeria a fermé depuis près de deux ans, le coiffeur en face a mis la clé sous la porte, tout comme le restaurant chinois, la boutique de prêt-à-porter, la bijouterie... « Depuis que je me suis installée, il y a cinq ans, j'ai vu au moins six boutiques fermer et ça s'est aggravé ces deux dernières années », témoigne Viviane Amissa, propriétaire d'un salon de coiffure africain qui, elle aussi, songe à fermer boutique.

 

Ce n'est pas un hasard : les villes du Sud qui ont réélu leur maire au premier tour, ou placé en très bonne posture avant le second, sont celles qui se sont lancées, depuis des années, dans une rénovation énergique du centre de leur cité.

 

L'abandon des centre-villes alimente certes le vote FN, mais, dans le Var, le pire souvenir de l'effondrement d'un coeur de ville est lié au passage de Jean-Marie Le Chevallier (FN) à la mairie de Toulon de 1995 à 2001. Dans certains quartiers, les logements commerciaux ne valaient plus rien, et l'animation était réduite à néant. Toulon s'est relevée depuis, de l'avis général, le centre est beaucoup plus vivant qu'avant l'époque de la grande dépression, celle de la mairie Front national.

 

Romain Migus, sur le site Mémoire des luttes nous propose cette petite fable :

 

Commençons par une situation imaginaire.

Imaginons une manifestation, disons à Nantes, contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes. Alors qu’elle se termine, les partis politiques et associations qui l’ont convoquée ne la dispersent pas. Des groupes radicaux prennent le relais et commencent à construire des barricades. Ils sont aidés par les services de la municipalité. Une pluie de cocktails Molotov, de pierres et de pavés s’abat sur les CRS. Une partie du CHU et la totalité de l’Université sont réduits en cendres. Soudain, les CRS sont attaqués à balles réelles. Plusieurs d’entre eux décèderont. Ajoutons que la manifestation est financée par la Russie de Poutine et que, au sein des groupes radicaux, se trouvent plusieurs membres du Hezbollah libanais.

Alors que le gouvernement utilise toute la panoplie des moyens démocratiques pour enrayer la violence, les grands médias internationaux soutiennent cette démarche insurrectionnelle et accusent François Hollande d’être le bourreau du peuple français….Situation surréaliste et improbable ? Et pourtant elle est bien réelle. Elle constitue même un condensé de ce que vit le Venezuela depuis plusieurs semaines.

 

Ignacio Ramonet (Mémoire des luttes)

L’un des principaux dangers du TTPI (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement) c’est qu’il comporte un chapitre important sur la « protection des investissements  ». Cela pourrait permettre à des entreprises privées de dénoncer des Etats, coupables à leurs yeux de vouloir défendre l’intérêt public, et de les traîner devant des Tribunaux internationaux d’arbitrage (à la solde des grandes corporations multinationales). Ce qui est en jeu ici c’est tout simplement la souveraineté des Etats, et leur droit de conduire des politiques publiques en faveur de leurs citoyens.

Mais, aux yeux du TTPI, les citoyens n’existent pas, il n’y a que des consommateurs. Et ceux-ci appartiennent aux entreprises privées qui contrôlent les marchés.

Le défi est immense. La volonté civique de stopper le TTPI ne peut être moindre.

 

Lyon People nous rappelle qu’il en va à Lyon comme ailleurs en termes d’emploi et d’économie puisque Renault Trucks supprime 319 postes dans l’agglomération lyonnaise :

 

Les sites de St-Priest et de Vénissieux vont être fortement impactés par ces suppressions d’emplois. Ce sont effectivement 380 postes qui vont disparaître : 319 dans l’est lyonnais mais également 61 à Bourg-en-Bresse (Ain). Une décision annoncée lors de la réunion des organisations syndicales de Renault Trucks, mercredi 19 mars 2014, en comité central à St-Priest. L’entreprise de fabrication de poids lourds, filiale du groupe Volvo, fait l’objet d’un plan de restructuration, touchant sa filiale de véhicules industriels Renault Trucks. Au niveau national, ce sont 508 postes qui seront supprimés. A l’échelle mondiale, une réduction d’effectifs de 4000 salariés est prévue.

 

Revue de Presse (88)
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