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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 05:32

Adolphe Thiers a commencé sa carrière politique du côté des libéraux (au bon sens du terme). Il eut ainsi pour ami le député Jacques-Antoine manuel, expulsé de l’Assemblée par les Ultras. Etudiant en droit, Thiers souhaitait pour la France une monarchie parlementaire à l’anglaise (« où le roi règne mais ne gouverne pas »). Journaliste libéral, il contribua aux trois glorieuses. Il s’opposa à Guizot en 1848, puis au coup d’État de Louis-Napoléon.

 

Mais en 1871, après la chute du Second Empire lors de la guerre contre la Prusse, il devient le premier président de la Troisième République et noie la Commune de Paris dans le sang.

 

 

En 1827, Thiers se lie d’amitié avec la famille d’Alexis Dosne, un riche agent de change. Thiers va alors marcher sur les traces de son père Pierre, coureur impénitent. Il devient l’amant de la maîtresse de maison, Eurydia, dite Sophie. Elle n’a que trois ans de plus que lui. En 1833, il épouse la fille aînée des Dosne, Élise (ce qui lui permettra de ne jamais être bien loin de la mère), qui apporte dans la corbeille une dote conséquente.

 

C’était sans compter avec Félicie (aussi !), la sœur cadette, qui adore ce bel homme (un peu baduc, tout de même), dont elle devient l’intendante. Comme Thiers se déplace le plus souvent avec son aréopage féminin, les journaux se gaussent des « trois moitiés de Monsieur Thiers ». En 1871, Eurydice meurt. Thiers, âgé de 74 ans, tout de même,  continue son commerce amoureux avec les deux sœurs. Thiers inspire alors la poésie des rues :

 

Je n’ai vu ni Montespan ni Fontange

La Vallière ni Maintenon

Mais Madame Thiers, un ange

Et Félicie un jolie nom

 

Lorsque Thiers meurt en 1877, sa belle-sœur entretient son souvenir en créant la fondation Thiers, située entre l’avenue Foch et l’avenue Victor Hugo. Le but était d’accueillir de brillants étudiants scientifiques. Ce bâtiment est aujourd’hui le siège d’une luxueuse résidence hôtelière, le Saint James Paris.

 

Le tombeau de Thiers au Père-Lachaise est l’un des plus imposants du cimetière. La surface de la concession est de 144 m2 :

 

 

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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LACAZE JACQUES 19/05/2014 08:48

Je possède un ouvrage en 4 gros tomes, de M. A. Thiers, membre de l'Académie Française, publié en 1839 dans sa 8éme édition, intitulé "Histoire de la Révolution Française".
Voir le site de la dite Académie qui publie les biographie des immortels.
http://www.academie-francaise.fr/les-immortels/adolphe-thiers

Lyonnais 19/05/2014 07:27

Pour reprendre l'expression d'un vieux vigneron du Beaujolais : "c'est le mort le plus riche du cimetière !... "
Mais c'est bien vrai que l'assassin revient toujours sur les lieux de son crime.

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