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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 05:10

Et si l’on parlait gros sous. Les patrons de presse n'ont pas aimé, certains du moins. Le ministère de la Communication a eu le culot de jouer la transparence – pour une fois ? – en publiant le tableau en huit colonnes des aides publiques à la presse. En tête, dans un voisinage intéressant, Le Figaro et Le Monde, avec (chiffre partiel !) plus de 16 millions € (tandis que L'Humanité n'arrive qu'en 10ème position... derrière Télé 7 jours). Fonds publics pour bons et loyaux services néo-libéraux pour beaucoup d'organes de presse.

 

La Fédération des Travailleurs des Industries du Livre, du Papier et de la Communication CGT propose à ce sujet l’analyse suivante :

 

« Le vrai sujet pour les patrons, c’est comment on modernise la presse. Il faut raisonner dans des logiques industrielles ou des logiques de modernisation de l’exploitation. »

 

Selon les patrons, l’information ministérielle sur les aides globales 2013 ne serait pas conforme à l’esprit libéral. Ces patrons ne veulent d’aides publiques que si elles accentuent la logique industrielle et la modernisation de l’exploitation. C’est-à-dire de celles qui favorisent la concurrence et qui éliminent toute régulation.

 

C’est précisément l’objet du décret du 13 avril 2012, signé Mitterrand-Fillon. Enfant des états généraux Sarkozy de la presse, il entame de façon considérable la nature des aides : une partie d’entre elles n’est plus déduite de l’édifice républicain, mais ressort d’une logique de management libéral des entreprises d’information.

 

Le décret, pris juste avant l’éviction de Sarkozy, instaure une attribution conditionnelle et limitée de fonds publics auparavant distribués de façon définitive.

 

 

Le site sportif Gentside Sport revient sur les propos très limites de Pelé sur les accidents du travail au Brésil :

 

« Ce qu'il s'est passé et ce qui est raconté, l'incident, tout ça... C'est normal, ce sont les choses de la vie et on ne peut pas aller contre. »  Comme si cette première phrase ne suffisait pas, Pelé n'a pas vraiment arrangé la situation. L'ancien joueur de Santos a déclaré être plus inquiet pour les touristes qui viendront au Brésil cet été que pour les ouvriers qui travaillent dans des conditions pouvant entraîner la mort : « La manière dont seront gérées administrativement l'entrée et la sortie des touristes dans les aéroports du pays... ça je trouve que c'est préoccupant. » Avec de tels propos, celui qui avait présenté le trophée de la coupe du monde à Paris se retrouve donc dans la tourmente.

 

Le Roi Pelé est loin, très loin du monde des ouvriers qui travaillent d'arrache pied pour finir les stades de la Coupe du Monde dans les délais. L'homme aux 1283 buts en compétition officielle a sorti une édition limitée de diamants faits à partir de ses cheveux. Pelé a décidé de mettre en vente autant de diamants que de buts inscrits dans sa carrière (1283), chacune de ces pierres précieuses étant vendue dans un coffret incluant une statuette du Brésilien. Le prix ? 6 700 euros... Autant dire que les ouvriers des stades de la coupe du monde ne sont pas près de s'en acheter un.

Revue de Presse (95)

Le site Résistance revient sur la logique politique et économique du fichage des Français (et des autres) :

 

Parfaitement mis en spectacle, le marché de la sécurité est un des marchés les plus importants et probablement le plus porteur de la dernière décennie. Les entreprises privées et les institutions publiques ont découvert avec la gestion de la peur une source inépuisable de pouvoir, de contrôle et de profit. Bienvenue dans le capitalisme des temps modernes ! On agite auprès des masses le spectre de lointains attentats pour faire passer avec malice les pires lois liberticides… « Veuillez nous remettre votre liberté, nous vous promettons la sécurité », semblent dire ceux qui sont aux manettes. On assiste à une véritable poussée idéologique se déclinant économiquement, juridiquement, politiquement, administrativement, médiatiquement pour maintenir à un degré élevé la peur. Tout ceci pour faire accepter un système préventif comme s’il s’agissait d’une nouvelle normalité de l’existence. Ce marché connaît une croissance exponentielle.

 

Je terminerai par un sombre questionnement d’Ignacio Ramonet à la fin de son article de Mémoire des Luttes consacré à l’extrême droite :

 

Le Parlement européen accueille donc l’extrême droite la plus puissante que le Vieux Continent ait connu depuis les années 1930. Nous savons comment cela s’est alors terminé. Qu’attendent les démocrates pour se réveiller ?

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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