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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 05:01

Raymond Poincaré. « Si c’est rond, c’est Poincaré », disions-nous dans nos cours d’école. Dixième président de la République française. C’est lui qui appela Clémenceau à la présidence du Conseil en 1917. Fils d’un polytechnicien, petit-fils d’un doyen de faculté de médecine. Cousin du grand mathématicien Henri Poincaré, précurseur (entre autres) de la relativité restreinte : « Ainsi l'espace absolu, le temps absolu, la géométrie même ne sont pas des conditions qui s'imposent à la mécanique ; toutes ces choses ne préexistent pas plus à la mécanique que la langue française ne préexiste logiquement aux vérités que l'on exprime en français. » Sacrée famille.

 

Grand avocat (celui de Jules Verne), Raymond Poincaré fut ministre à trente-trois ans, académicien français à quarante-neuf ans. Président du Conseil à cinquante-deux ans, il est candidat à la présidence de la République, choisissant donc un relatif effacement du pouvoir. Modéré, mais classé à un peu à gauche au moment de son accession à l’Élysée. Il avait été dreyfusard et était laïc.

Sous les ors de l’Élysée (7)

Poincaré a une épouse un peu « différente », mais dont il sera toute sa vie très amoureux. Henriette Benucci est la fille d’un cocher italien, née hors mariage en 1858, puis légitimée en 1863. Elle reçoit une bonne éducation religieuse, épouse un aventurier irlandais au sortir du couvant, dont elle divorce. Elle se remarie à un industriel dont elle est bientôt veuve. Elle rencontre Poincaré dans le salon où elle reçoit hommes politiques et intellectuels. Elle devient l’épouse du futur président en 1904.

 

En 1917, elle est agressée dans le parc de l’Élysée par un orang-outang (ou un chimpanzé) échappé d’un cirque. L’animal tente de l’entraîner dans un arbre. La presse n’aura pas le droit d’évoquer ce rocambolesque enlèvement raté.

 

Pendant la Grande guerre, Madame Poincaré sera la marraine d’au moins 12 000 « filleuls ».

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commentaires

B
La source du "Gorille" de Brassens ? ...
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