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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 05:52

George IV (1762-1830), régna de 1820 à 1830.  Il épousa Caroline de Brunswick (1768-1821) dont il eut une fille, Charlotte Augusta de Galles (1796-1817).

 

Il fit reconstruire le palais de Buckingham et le château de Windsor. Jeune, il vécut dans la débauche (il fréquenta beaucoup les actrices de théâtre) et le luxe. Ses rapports avec sa femme étaient une horreur : il lui interdit même d’assister à son couronnement.

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (14)

À l’âge de 21 ans, il tomba amoureux de Maria Anne Fitzherbert, malheureusement catholique et roturière. Il ne put légalement l’épouser. Néanmoins, les tourtereaux convolèrent en 1785, sans l’assentiment du roi. L’union resta secrète. George resta attaché à Marie Anne sa vie durant malgré quelques coucheries annexes, comme avec Frances Villiers, comtesse de Jersey.

 

Guillaume IV régna de 1830 à 1837. De son épouse Adélaïde de Saxe Meiningen il eut cinq enfants dont aucun ne survécut. Sa relation de vingt ans avec l’actrice Dorothea Jordan engendra dix enfants, dont huit survécurent. Le Premier ministre David Cameron (qui a par ailleurs des ancêtres écossais et juifs allemands) appartient à la descendance de cette Dorothea. Lorsque l’actrice et le roi se séparèrent, elle reçut une coquette pension à condition de renoncer à la tutelle de ses fils et de ne jamais remonter sur scène. Ayant dû, pour payer ses dettes, rejouer, elle fut déchue de la tutelle de ses filles. Elle mourut à Paris en 1816.

 

C’est Victoria (Alexandrine Victoire de Hanovre) qui succéda à son oncle Guillaume. On sait qu’elle épousa Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, dont elle eut neuf enfants (elle détesta être enceinte et considérait l'allaitement avec dégoût), ce qui fit d’elle la « grand-mère de l’Europe ».

 

D'origine allemande, Albert fut, dans un premier temps, très mal accepté par les membres de la cour et, en 1854, Victoria menaça d'abdiquer devant la virulence des attaques dont son mari était l'objet. En effet, au moment où une guerre se profilait contre la Russie, Albert fut accusé de sympathies avec l'empire des tsars. Albert mourut d’une fièvre typhoïde à l’âge de 40 ans. À la mort de son mari, Victoria sombra dans une profonde tristesse et se retira en partie de la vie publique. Elle porta des vêtements noirs jusqu’à sa mort.

 

Ci-dessous, la seule photo de la reine, d'Albert et de leurs neuf enfants.

 

 

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (14)

Il lui restait 40 ans à vivre.

 

Durant les années soixante, la reine s’en remit de plus en plus à son domestique écossais John Brown. Des rumeurs, très vraisemblablement infondées, firent état d’une relation non platonique entre la reine et son valet. Des libelles furent publiés évoquant « Mrs Brown ». On parla même d'un mariage secret. La reine alimenta ces rumeurs en publiant le livre Leaves from the Journal of Our Life in the Highlands où elle disait le plus grand bien de Brown, son « ami fidèle et dévoué ». Celui-ci mourut en 1883. La reine commença à rédiger une biographie enflammée de son homme de confiance. Son secrétaire particulier réussir à la convaincre de ne pas publier ce texte.

 

Il faut dire que Brown était devenu un soutien inestimable pour Victoria. Elle créa deux médailles pour lui, commanda un portrait, ainsi qu’une statue grandeur nature (détruite sur ordre de son fils). Lorsqu’il mourut, elle lui rendit hommage en ces termes : « Ami plus que serviteur, loyal, dévoué, courageux. » Les filles de Victoria disaient, en plaisantant ( ?), que Brown était « l’amant de maman ».

 

À la mort de la reine, divers objets furent placés dans son cercueil à sa demande : un des peignoirs d’Albert et un moulage de sa main, de même qu’une mèche de cheveux, une photographie de Brown, placées dans sa main gauche et cachées par la famille grâce à un bouquet de fleurs. Au troisième doigt de sa main droite, la reine portait un anneau de la mère de Brown.

 

En 1998, le film La Dame de Windsor avec Judi Dench et Bill Connolly relata assez honnêtement la relation entre la reine et Brown.

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (14)

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Published by Bernard Gensane - dans culture
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