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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 05:35

François Asselineau, président de l'Union Populaire Républicaine, démontre par A + B qu'un changement de politique est statutairement, consubstantiellement, impossible en Europe. Contrairement à ce que postule, par exemple, Jean-Luc Mélenchon.

 

Asselineau fut (est ?) un proche de Charles Pasqua. On pourrait lui suggérer de mettre en équation le rapport entre les peines encourues par Pasqua suite à ses mises en examen et les peines dont il a effectivement écopé.

 

Je rappelle à cette occasion la démonstration mathématique que j’ai faite récemment dans ma conférence sur « les 10 raisons de sortir de l’UE »  (à partir de 4’30’’).

Je rappelle que, pour « changer d’Europe », il faudrait modifier de fond en comble les traités (supprimer par exemple l’article 63 du TFUE pour empêcher les délocalisations).

Dans ces conditions, il est fondamental de calculer la probabilité statistique d’avoir 27 États d’accord au même moment sur un « changement d’Europe » radical.

Si l'on postule – pour simplifier - que, la probabilité que les électeurs élisent une majorité de gauche social-démocrate est de 50% dans chaque État de l’UE (et qu’elle est de 50% pour choisir une majorité de droite libérale), alors, la probabilité que les 27 États de l’Union européenne aient une politique unanime pour changer les traités européens dans un sens « de gauche social démocrate » est donc actuellement de (0,5) 27   =  0, 75 x 10-8 

Soit l’équivalent de 6 heures tous les 100.000 ans…. Autant dire rien.

Et encore cette estimation est-elle largement surévaluée puisqu’elle fait abstraction des divergences d’intérêts nationaux entre les 27 États, divergences qui font que les partis sociaux-démocrates (de type PS français, SPD allemand, PSOE espagnol, Labour britannique, etc.) sont très loin d’avoir les mêmes programmes !

Et si l'on postule, maintenant, que, la probabilité que les électeurs élisent une majorité de type « Front de gauche » est de 15 % dans chaque État de l’UE (ce qui est un taux très largement surestimé), alors, la probabilité que les 27 États de l’Union européenne aient une politique unanime pour changer les traités européens dans le sens voulu par le « Front de gauche » français est donc actuellement de (0,15) 27  = 5,685 10-23 = 0,000 000 000 000 000 000 005 685 chances sur 100.

Soit l’équivalent probabiliste de 1,8 seconde tous les 10 trillions d’années (10 milliards de milliards d’années).

Changer l'Europe : une impossibilité mathématique

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Published by Bernard Gensane - dans Politique
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commentaires

Torsade de Pointes 22/09/2014 20:35

Je trouve passablement odieux de mettre Asselineau et Le Pen sur la même ligne. Asselineau n’est pas d’extrême-droite, il suffit de l’écouter et de le lire pour s’en convaincre. L’extrême-droite d’ailleurs le révulse, et il ne se prive pas de le proclamer (il est intéressant, au passage, de lire son témoignage dans un de ses billets récents : http://www.upr.fr/actualite/france/bilan-mon-deplacement-nevers-medias-attentifs-adhesions-temoignagnes-spectateurs-venus-du-pcf-du-fn, dans la dernière partie de l’article). Le programme de l’UPR est en tous cas nettement plus à gauche que celui du gouvernement Valls, nonobstant qu’Asselineau soit effectivement un bourgeois conservateur bon teint. Mais il me paraît honnête dans sa démarche, un homme intègre (ou alors il cache bien son jeu). Quant à son adhésion à Pasqua, il s’en est déjà expliqué plusieurs fois. Il fut tenté de le rejoindre en raison du positionnement souverainiste de Pasqua, cependant il lui fallut bientôt déchanter : Pasqua, comme les autres « souverainistes » du reste, se moquait bien de l’indépendance de la France. Même Chevènement a été tenté de suivre le mouvement de Pasqua. De plus, tout cela s’est passé avant les fameuses affaires qui ont entaché le nom de Charles Pasqua.

Adario 22/09/2014 17:35

@Lyonnais : No matter ! Lorsqu'on ne se relit pas, qu'on se dépêche, qui ne fait pas de faute sur cette machine idiote qui ne pense pas mais agit ? Dans un billet, j'ai écrit "cinquantenaire" au lieu de quinquagénaire ! Pourquoi rectifier à plus forte raison lorsque l'ego est devenu quasi inexistant. S'ils le savaient, quelques-uns - qui avaient sur leur copie : " mal dit, tautologique, précisez, développez, etc." - boiraient rétrospectivement du petit-lait.

Lyonnais 22/09/2014 11:29

Dans le message précédent, il faut lire:

à ceux qui appelaient...

Dire que je défendais farouchement l'usage de la dictée quand j'étais en activité !

Lyonnais 22/09/2014 11:26

Jean-Luc Mélenchon vient de découvrir la réalité de "la démocratie européenne" :

http://europe.jean-luc-melenchon.fr/

Comment le FdG peut-il se bercer d'illusions et laisser le champ libre à des Asselineau et Le Pen ?
Pourquoi ne s'est-il pas joint à ceux qui appelait au boycott des élections au parlement européen ?
Surtout que le problème posé par les institutions européennes est connu depuis 57 ans :

"Le projet de marché commun tel qu’il nous est présenté est basé sur le libéralisme
classique du XXème siècle selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les
problèmes. L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt
à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel,
soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la
technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie
on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement
une politique au sens le plus large du mot, nationale et internationale."
Pierre MENDES FRANCE - Discours prononcé à l'Assemblée Nationale, le 18 janvier 1957

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