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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 06:27

 

 

Pragna Patel, repris par Respublica :

L’infiltration des principes de la Charia au Royaume-Uni

Au cours des dernières années, le Royaume-Uni a vu se multiplier les demandes de concessions à des codes juridiques religieux au sein du système juridique ; certains éléments de la sphère publique n’ont été que trop heureux d’accueillir ces demandes. Une partie de ces demandes émane en particulier, mais pas seulement, de porte-parole ou d’institutions influents de l’islam et peut se rattacher directement à la montée de l’islam politique, et plus généralement à l’essor de l’intégrisme dans toutes les religions.
Les intégristes musulmans ont mis en place une sorte de manœuvre en cisaille sous couleur de tolérance religieuse ; il s’agit en réalité d’un coup de force dans lequel le contrôle de la sexualité féminine est l’objectif central. D’une part, ils visent à normaliser les codes religieux de chacun au sein du système juridique, et de l’autre, ils cherchent à institutionnaliser un système juridique parallèle en instaurant des forums religieux alternatifs pour régler les litiges en matière familiale. Ce processus – une sorte de « chariafication » insidieuse de l’appareil judiciaire – consiste à rendre la loi et les politiques publiques compatibles avec la charia.

 

Jean-Emmanuel Ducoin, dans son blog (que je cite régulièrement), évoque le dernier livre de la psychanalyste Claude Halmos Est-ce ainsi que les hommes vivent ?: Elle décrit dans un livre terrifiant les ravages psychologiques engendrés par les difficultés économiques et la paupérisation. Des millions de personnes en France. «Qui s’intéresse à ce phénomène?, demande-t-elle. Personne! C’est comme si tout le monde avait peur de dire cette réalité sociale, comme si elle était trop désespérante, trop honteuse. Il ne cesse pourtant de prendre de l’ampleur...» Ce cri d’alarme devrait être enseigné de toute urgence à Sciences-Po, à l’ENS, à l’ENA. Pour que les nouveaux jeunes (sic) aient de bonnes raisons d’exalter leur propre jeunesse.

 

L’Humanité évoque la mort de Pierre Daix. Pierre Daix, c’est aussi le siècle de Picasso, d’Aragon, l’aventure journalistique du quotidien Ce soir, dont il fut le directeur, des Lettres françaises où il fut le bras droit de leur directeur, Aragon. C’est une vie de critique d’art et de romancier, auteur d’une quinzaine de romans, de biographies et d’essais, au total d’une cinquantaine de livres.

 

Daix est au cœur des contradictions de l’époque et du PCF. En 1953, à la mort de Staline, c’est lui qui va voir Picasso pour lui demander un portrait à mettre à la une des Lettres. Le portrait va déclencher une campagne dans le PCF, pas tant contre Picasso que contre Aragon et, derrière lui, contre le secrétaire général du parti, Maurice Thorez, alors soigné à Moscou. Daix sera le témoin de la terrible humiliation d’Aragon. L’affaire laissera des traces douloureuses, y compris après que Maurice Thorez, de retour, aura sifflé la fin de la récréation.

 

 

Daix a écrit sur le cubisme, sur Manet, Rodin, Gauguin, Soulages, Matisse, le surréalisme ou sur François Pinault, en tant que collectionneur d’art dont il fut l’ami. C’est ce dernier qui, la semaine passée, l’emmenait en fauteuil roulant découvrir le musée Picasso rouvert.

 

Pierre Daix, qui avait épousé la fille d’Arthur London, n’avait plus, depuis longtemps, de liens avec le PCF. Il écrira pour le Quotidien de Paris, pour le Figaro littéraire. Dans J’ai cru au matin, il continuera pourtant à évoquer ce que devrait être une révolution socialiste quand bien même, écrivait-il, « je croyais qu’octobre 1917 nous avait pour toujours dotés du soleil de l’histoire. Jamais, peut-être par contraste, l’histoire n’a paru si obscure ». Il y a quelques années, nous l’avions sollicité pour qu’il nous écrive un texte, d’une belle longueur, sur Picasso à l’occasion d’une série. Il l’avait fait avec une affabilité dont on se souvient encore. Il nous semblait entendre dans ses paroles, comme dans les Visiteurs du soir, le film de Carné, « un cœur qui bat, qui bat ».

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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Gensane 10/11/2014 13:13

Merci, je vais en faire une note sur le blog.

Lyonnais 10/11/2014 12:15

Cela n'a rien à voir avec votre article mais je pense que vous apprécierez l'ironie grinçante et involontaire (?) de ce qui figure sur ce cliché !

http://bataillesocialiste.wordpress.com/2010/05/05/orwell-sen-retournerait-dans-sa-tombe/

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