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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 07:46

 

 

Dans Res Publica, Michel Zerbato revient sur le mort de Rémi Fraisse : « La gendarmerie, en action sous la responsabilité de l’État, a tué Rémi Fraisse. Même s’il semble s’agir plus d’un accident que d’une bavure, cela reste un drame, et c’est intolérable !
 Les causes immédiates de cette tragédie sont certes à chercher dans l’appareil d’État : comment sont formées les forces de l’ordre ? quel rôle leur fait-on jouer ? 
Mais, au delà, on peut en trouver les causes profondes dans la nature même de la société capitaliste. L’État gère la société pour le compte de la classe dominante, mais quand celle-ci ne peut plus accorder même des miettes pour faire semblant d’intégrer le travail à la société, les politiques néolibérales excluent une part sans cesse plus large de la population de l’accès à la richesse produite. En tentant, sous couvert de réformes, de sauver les intérêts du capital en crise, ces politiques écartent les dominés du débat politique et, ce faisant, détruisent à petit feu la République, car la légalité ne s’accorde plus nécessairement avec la légitimité républicaine.

 

Alors la société civile se sépare de l’État, et la société entre dans le cercle vicieux suivant lequel la non-démocratie réelle induit toujours moins de démocratie formelle. Il en résulte un déboussolement qui fera les uns se réfugier dans l’abstention, d’autres, les “ casseurs ”, tomber dans la violence, d’autres encore aller à la rencontre de messies, Élus de la société civile, ou écouter les sirènes autoritaires, voire totalitaires. »

 

Dans Le Grand Soir, Pierre Verhas, militant internationaliste belge, a publié une longue enquête sur la Palestine, son « peuple vivant » et son « État virtuel ». Il pose la question de l’existence de deux États : En Occident, on n’évoque que la solution à deux Etats : Israël d’avant 1967 avec quelques « réajustements » et la Palestine sur les territoires occupés comprenant la Cisjordanie et Gaza. Tous ceux qui expriment leur scepticisme sur le réalisme de cette solution, sont taxés de bellicistes, d’ignares, voire d’antisémites.

 

Or, créer un Etat palestinien aux côtés de l’Etat d’Israël est une aberration. Voici, écrit Verhas, ce qu’en pensent Michèle Sibony de l’Union française Juive pour la Paix (UFJP) et Michel Warschawski au nom du Centre d’informations alternatives :

 

« Près de vingt ans de négociations… comme s’il n’était pas légitime de s’interroger sur le sens de ces négociations et leur résultat : démantèlement de l’intégrité territoriale de la Cisjordanie, séparation de celle-ci et de la bande de Gaza, colonisation massive, mur de séparation, annexion de Jérusalem-Est, siège de Gaza, puis bombardements, invasion et crimes de guerre, peut-être même crimes contre l’humanité. Tout cela ne s’est-il pas passé à l’ombre de négociations tronquées où les droits des Palestiniens n’ont pas été pris en compte mais progressivement réduits, et où les faits du terrain imposés par Israël ont été progressivement entérinés par la communauté internationale ? Et comment ne pas s’interroger sur la perspective de deux États, alors que la carte qu’Israël dessine sous nos yeux depuis dix ans est celle d’un grand État juif de la mer au Jourdain avec quelques enclaves palestiniennes isolées, destinées à lui servir de bassin de main-d’œuvre sans droits ? »

 

Figurez-vous que la mafia calabraise s’est invitée dans le chantier du TGV Lyon-Turin. Le projet ayant été dénoncé par la Cour des comptes comme ayant été « au-delà de sa pertinence ». La présence de la N’drangheta est, selon Politis, Le Canard enchaîné  et Arte, parfaitement logique dans la mesure où ce chantier d’une longueur totale de plus de 250 km va représenter une mise de fonds d’au moins 26 milliards d’euros.

 

Le Magazine littéraire nous informe que les Éditions José Corti ont publié Les Terres du couchant, un texte inédit de Julien Gracq. Je cite un court passage de ce roman d’un écrivain qui, décidément, savait écrire :

 

« En ces jours-là, le monde nous faisait cortège, chaud comme une bête, touffu comme un bois noir, plein de peurs et de merveilles – nous étions conduits – de grands signes se levaient pour nous sur la route, comme à celui qui s'est mis en chemin derrière une étoile – et tout autour de nous était calme, majesté, silence – un monde tendu à nous comme sur une paume, tout rafraîchi de palmes sauvages, fouetté de grands vents qui brassaient à pleins bras son écume verte, incliné, tout entier comme une voile qui prend l'alizé vers sa destination cachée, dans un roulis de long-courrier, un balancement d'équinoxe. »

 

 

Toujours prêt à attiser la jalousie des petits contre les grands, Le Grand Soir nous donne le menu du repas qui a réuni Jean-Pierre Jouyet et François Fillon :

 

Homard bleu grillé à la vinaigrette de corail 98€

Tourteau en fines feuilles de calamar 33€

 Chariot de fromages frais et affinés 34€

 Cœur de poire rôti à la vanille36€....

 Vin 38 euros pour un verre....

 

On ne sait toujours pas qui a réglé l’addition chez Ledoyen.

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commentaires

B
Et chez Le Divellec il y eut pendant longtemps le homard à la presse, préparée comme il se doit dans sa &quot;presse à homard&quot; :<br /> <br /> http://www.ottos-restaurant.com/homardalapresse.html<br /> <br /> 27 kilos d'argent massif quand même la presse !
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