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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 06:19

Tout ce qui est important pour la vie des Français, des travailleurs et des retraités en particuliers, et qui relève du pouvoir exécutif, est désormais conseillé, impulsé, décidé par Bruxelles.

 

Sous l'autorité de son patron-voyou qui a organisé une évasion fiscale à très grande échelle pendant plus de vingt ans, Bruxelles est tout à fait favorable au crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Elle demande un accroissement de la réduction des cotisations patronales et, si possible, le maintien au plus bas niveau des salaires déjà les plus bas. Cela ne peut être réalisé qu’en diminuant la protection sociale.

 

Bruxelles est défavorable à la « rigidité du marché du travail ». Elle souhaite une « réforme » de l’assurance-chômage, une « libéralisation » du code du travail et des procédures de licenciements, une baisse des cotisations sociales et des prestations pour les chômeurs.

 

La Commission souhaite également une réduction des dépenses en matière de sécurité sociale : soins de santé, dépenses pharmaceutiques, ce qui contribuera à légitimer une médecine des riches et une médecine des pauvres.

 

Bruxelles veut supprimer tous les régimes de retraite spéciaux et « réformer » les régimes complémentaires. Alors que l’espérance de vie stagne, quand elle ne diminue pas, et que la productivité augmente régulièrement, la volonté est, par exemple, d’augmenter l’âge de la retraite et de supprimer les statuts des intermittents du spectacle et des employés de la SNCF.

 

Bruxelles s’est félicitée du « plan de simplification » cher à Hollande. Elle encourage à revoir les critères de tailles fixés dans la réglementation dans le but « d’éviter les effets de seuils ». Elle souhaite la pérennisation du crédit impôt recherche.

 

 

Bruxelles s’est réjouie de la réforme territoriale française qui va rendre possible une véritable mise en concurrence des régions, et qui vise à terme à la fin de la puissance étatique. Cette réforme réduira également les dotations de l’État. Les régions seront pilotées par Bruxelles et, l’État se désengageant, les inégalités interrégionales ne feront que croître.

 

Bruxelles souhaite que la France continue de s’engager hardiment dans la déréglementation de professions réglementées (taxis, notaires, pharmaciens) pour que celles-ci ouvrent leurs activités lucratives aux monopoles. Elle souhaite également qu’elle dérégule plus encore les horaires des commerces de détail et qu’elle supprime l’interdiction de vente à perte.

 

Pour ce qui est de l’énergie, chacun devrait être autorisé à vendre tout et n’importe quoi : il est bon que les gaziers puissent vendre de l’électricité, que les électriciens puissent vendre du gaz, que les postiers puissent vendre des communications téléphoniques et que les fabricants de serviettes puissent vendre des torchons. Ceci en permettant la concurrence « libre et non faussée » en provenance de l’Europe qui fera rouler les trains allemands en France et les trains français au Danemark.

 

A-t-on vraiment besoin d’un gouvernement pour appliquer tout cela ? Une bonne police et une bonne gendarmerie avec grenades devraient suffire à empêcher le peuple de s'égarer face à des gouvernants à bout de souffle et qui renient les rares promesses qu'ils s'autorisent.

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commentaires

L
Puisqu'on parle de Mendès-France, voici ce que j'ai trouvé sur internet :<br /> <br /> Voici ci-dessous le discours prophétique de Pierre MENDES-FRANCE à l'assemblée Nationale, puis un extrait du livre &quot;choisir&quot; où Pierre MENDES-FRANCE explique sa vision de l'Europe.<br /> <br /> &quot;Le projet de marché commun tel qu’il nous est présenté est basé sur le libéralisme<br /> classique du XXème siècle selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les<br /> problèmes. L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt<br /> à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel,<br /> soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la<br /> technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie<br /> on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement<br /> une politique au sens le plus large du mot, nationale et internationale.&quot;<br /> Pierre MENDES FRANCE - Discours prononcé à l'Assemblée Nationale, le 18 janvier 1957<br />  <br /> « Une autre de leurs aberrations - de nos gouvernants - a consisté, sous la IVème<br /> comme sous la Vème République, à entreprendre une Europe libérale, fondée sur la<br /> seule concurrence. On a aboli les frontières douanières, les producteurs ont été<br /> appelés à s’affronter dans une sorte de compétition aveugle ; &quot; le meilleur l’emportera<br /> sur les autres au profit des consommateurs&quot; ; nous connaissons ce vieux thème, la<br /> sélection naturelle, la productivité globale, etc. C’est un raisonnement digne du vieux<br /> Zollverein d’il y a cent ans. Les faits, au XXème siècle, sont différents ; les grandes<br /> entreprises, loin de s’affronter, se sont concertées et cartellisées, au détriment des<br /> consommateurs et des travailleurs. Ce qu’on a appelé l’Europe des trusts. Bien<br /> entendu, on n’a pas pu ne pas prévoir dans le traité de Rome, en 1956, quelques<br /> clauses d’exception, de sauvegarde. On a aussi affirmé quelques idées générales qui<br /> n’étaient pas purement libre-échangistes, par exemple, en matière agricole. Mais la<br /> philosophie de l’ensemble, c’était celle de la suppression des frontières, des vases<br /> communicants, celle du marché libéral dont on attendait l’unité et la prospérité.<br /> J’avais une conception plus constructive que j’avais étudiée dès 1944, à Alger, comme<br /> je vous l’ai raconté. J’aurais préféré voir créer des unités de production communes<br /> puissantes dans les domaines situés en aval : trains de laminoir, industries atomiques,<br /> recherche, énergie...Je pensais à une politique collective et active de la reconstruction<br /> et des investissements. Il y aurait eu ainsi un ciment d’interdépendance et d’unification<br /> de plus en plus fort avec le temps. Je continue à croire à la valeur d’une approche de<br /> ce genre. Un grand programme d’investissements arrêté en commun pour les<br /> branches essentielles assurerait, en peu d’années, une diminution substantielle de<br /> nos faiblesses structurelles (le cas le plus net, c’est celui des centrales nucléaires qui<br /> donnent lieu aux contradictions que vous connaissez). Aujourd’hui, les grandes<br /> entreprises, et d’abord les sociétés multinationales, se développent au gré de leurs<br /> propres plans et ne contribuent pas du tout à nous défendre mieux contre les<br /> pressions et les à-coups du dehors, au contraire. »<br /> Extrait du livre &quot;Choisir&quot; de Pierre MENDES FRANCE, conversations avec jean Bothorel, le 8<br /> janvier 1974<br /> <br /> Ceci étant dit, j'aimais et j'aime toujours beaucoup le lait . Sa distribution quand j'étais au CM est un bon souvenir !
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G
A BM : Arrêtez de me faire penser au verre de lait que je buvais le matin en classe primaire à l'époque...
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B
Si on avait écouté Pierre Mendès-France en 1957, nous n'en serions pas là...
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L
Mais c'est le but ultime de ce qu'on appelle l'Union Européenne !
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P
Bon week end avec un petit soleil qui je l'espère nous ragaillardira tous .....
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