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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 06:00

Dans le Monde Diplomatique, un article très intéressant (si, si !) de Dominique deVillepin sur la diplomatie française qui « gesticule mais ne dit rien » : Iran, Syrie, Russie, Israël-Palestine : la diplomatie française semble s’être placée à la remorque des néoconservateurs américains. Réagissant de façon brouillonne aux événements les plus médiatisés, elle y répond par des interventions armées et des leçons de morale. M. Dominique de Villepin, qui inspira l’opposition de la France à la guerre d’Irak, récuse cette orientation générale. Et il suggère un autre cap. La France est mal dans sa peau. Elle est tentée de se détourner de la politique étrangère d’indépendance, d’influence et d’équilibre incarnée par le gaullisme, au profit de l’affirmation progressive d’une ligne militariste, moralisatrice et occidentaliste. Militariste, non tant parce que la France multiplie les interventions, en Libye, au Mali, en Centrafrique ou en Irak, car le premier mouvement peut être légitime, mais surtout parce qu’elle les mène en première ligne, parfois seule, sans réelle stratégie. Trop souvent, pour quelques heures, la certitude de l’impuissance laisse place, dans une étrange unanimité, à l’illusion de la victoire. Au scandale d’images intolérables, la logique médiatique substitue le spectacle de la guerre. La morale en est la justification. La panoplie de réponses aux crises se réduit au triptyque condamnation, sanction, exclusion. La morale remplit le vide laissé par la diplomatie, fragilisée en régime démocratique par la difficulté à accepter la raison d’Etat, le secret et l’affirmation d’intérêts supérieurs nationaux. Nous ne parlons qu’à ceux qui nous ressemblent et rejetons tous les autres – ainsi de l’Iran et de la Russie – au risque d’encourager une spirale d’isolement et une dérive autoritaire.

 

 

Plus léger, je lis ceci dans Le Parisien.fr :

 

« Une Winchester de la série Au nom de la loi, cadeau personnel de Steve McQueen, des revolvers et pistolets rares, des fusils de chasse : Alain Delon a mis aux enchères lundi soir, la collection d'armes qu'il s'est constituée au fil des années et de ses rôles de flic ou de voyou. […]La Winchester à canon court de la série TV Au nom de la loi que Steve McQueen avait offerte à l'acteur français, a été adjugée 19.000 euros (hors frais). »

 

Si on a bien compris,  Steve McQueen a offert la célèbre Winchester à Alain Delon qui, il n’y a pas de petits profits, l’a vendue aux enchères pour 19 000 euros.

 

Ceci est faux. Qui ment ? Delon, Le Parisien ou les deux ?

 

Le souvenir de cette Winchester m’est revenu soudainement avec cette histoire. En 1963, dans une vente aux enchères organisée par Télé 7 Jours, Bécaud avait acheté l’arme pour 15 000 francs.

 

Ce fait-divers est moins important que les 3 millions de chômeurs et les 8 millions de pauvres. Mais pourquoi raconter des fadaises de la sorte ? Et qu’en pense Gaya Bécaud le fils de Gilbert ?

 

 

J’évoquais les déboires de Winnie l’Ourson la semaine dernière. C’est au tour de l’ours Paddington d’être victime de la censure britannique, beaucoup plus féroce et beaucoup plus stupide, ce qu’on ne sait pas toujours, que la censure française. Voici ce qu’en dit le site Darkness Fanzine :

 

En classant le film Paddington “ Guide Parental ”, le Bureau britannique de classification des films vient de provoquer l'indignation de Michael Bond, le créateur du célèbre ours anglais de la littérature enfantine. Le BBFC justifie sa décision, expliquant avoir décelé « de légères références sexuelles » dans une scène comique au cours de laquelle Mister Brown, le père de famille qui accueille l'ourson chez lui à Londres, est déguisé en femme et se fait draguer par un autre homme ! Plus encore, le BBFC aurait également identifié des « comportements dangereux » – notamment lorsque l'ours se cache dans un réfrigérateur ou fait de la planche à roulettes derrière un bus – et même de « légères menaces » pour la scène durant laquelle Paddington est poursuivi par une taxidermiste (interprétée par Nicole Kidman – il y a des pourchassés qui ont de la chance) qui veut le transformer... en trophée !

 

 

 

 

Après que sa décision eut suscité une vague de protestations dans tout le pays, le BBFC, tout en confirmant la classification « Guide Parental », a néanmoins accepté de requalifier la mention « légères références sexuelles » en « simples insinuations sexuelles ».

Hugh Bonneville, qui incarne Mister Brown dans le film, a estimé avec humour que « le seul danger était que les enfants fassent pipi de rire dans leur culotte ».

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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