Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 06:50

Récemment, une des chaînes du service public a traité d’un problème familial qui m’avait totalement échappé à ce jour. Vous êtes un homme, vous rencontrez une femme qui vous plaît. Elle n’est pas, en apparence, insensible à vos charmes. Vous avez une relation, ne serait-ce qu'une seule fois, sur un capot de voiture (sans capote). Elle vous quitte, enceinte sans que vous le sachiez. Des années plus tard, elle se manifeste : par voie de justice, vous êtes obligé de reconnaître un enfant que vous ne connaissez pas et de payer une pension avec les arriérés.

 

On peut concevoir qu’une jeune femme qui ne parvient pas à s’en sortir seule avec un enfant recherche le soutien matériel du géniteur, mais on est sidéré par une décision de justice qui accorde des sommes exorbitantes à un adulte de 22 ans qui se manifeste soudain à l'attention de celui qui l'a conçu, ce qui oblige le géniteur (qui n’a jamais rencontré cet homme majeur dont il ne soupçonnait même pas l'existence) à vendre sa maison pour pouvoir s’acquitter de sa dette, ce qui le plonge dans une profonde et durable dépression.

 

La Justice et le législateur ont raison de poser comme principe que tout enfant a le droit de connaître ses origines. Aujourd’hui, avec l’ADN, c’est de plus en plus facile. Mais c’est peu dire que l’on assiste à un retour du bâton. Autant ce qu’on appelait il n’y a pas si longtemps des filles-mères furent gravement victimes d’une société qui les méprisait et ne leur était que de peu de secours, autant le système punit de manière aberrante et violente des hommes la plupart du temps piégés. Et la Justice tranche systématiquement contre les intrus d'un soir.

 

Une fois que le géniteur a été contraint de payer, que se passe-t-il ? Rien. On ne construit pas une relation humaine d’importance avec de l’argent (« Money can’t buy me love »), surtout quand il n’est pas dans l’intention du récipiendaire de cet argent d’offrir quoi que ce soit en retour.

 

Après les pères divorcés au sommet de grues, autre détresse : les pères sperme.

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
commenter cet article

commentaires

Pierre Verhas 22/01/2015 18:49

Il y a des moments où on regrette de ne pas être impuissant ou stérile...

Keizer Soze 23/01/2015 15:20

Foutre ! Ces dames ont de drôles de réactions : véritable misandrie...

kulturam 22/01/2015 14:54

Ce n'est pas augurer une bonne relation avec son père bio !

HN 22/01/2015 16:15

Merci pour la précision.

Gensane 22/01/2015 11:43

L'émission citait plusieurs cas très concrets (avec longs entretiens). J'en ai repris deux (pour ne pas faire pleurer dans les chaumières, je n'ai pas parlé du pauvre gars qui s'est découvert un enfant à Prague qui le poursuit). Un jeune homme ou une jeune femme peuvent attaquer leur géniteur jusqu'à l'âge de 27 ans. Après, trop tard. Je suis naturellement pour la protection de l'enfant, ce que je dis dans cette note.

HN 22/01/2015 11:11

Vous décrivez une situation théorique ? ou bien vous citez un cas réel ? Car si c'est une aventure de passage, le géniteur, qui a disparu à tout jamais, habite peut-être à l'autre bout de la France, inconnu de l'enfant qu'il a engendré, donc comment peut s'emmancher (pas le mot juste...) la procédure de recherche en paternité dans la situation irréelle que vous décrivez ??
Pour s'éviter le piège : indispensable de sortir couvert !!! Ne jamais faillir à cette règle.
Question justice sociale, je suis totalement favorable à ces preuves ADN.

carla 22/01/2015 11:05

je n'arrive pas à comprendre qui s'est manifestè, si la femme ou son enfant...vous ne pensez pas qu'il s'agit de un point fondamental pour evaluer la portèe de l'histoire? car vous parlez aussi de piège, qui evidemment ne peut pas etre la faute de l'enfant. Alors vous affirmez qui la femme a
piegè l'homme; eh bien, vous n'avez pas voulu croire au Perès (!!) de l'Eglise, qui ont mis en lumiere la mechancetè des femmes de tout le temps, arrivant jusqu'à l'autocastration pour s'en echapper. Blagues à part, c'est l'histoire de l'homme qui mord un chien, le contraire arrive bien plus souvent, mais ne fait pas notice.

  • : Le blog de Bernard Gensane
  • Le blog de Bernard Gensane
  • : Culture, politique, tranches de vie
  • Contact

Recherche