Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 06:49

Quand une entreprise du CAC 40 est en difficulté (ou prétend l’être), elle baisse les salaires, licencie mais ne touche surtout pas aux dividendes des actionnaires.

 

Même chose à l’université d’Aix-Marseille (pardon : “ Aix-marseille Université, une université à l'ambition internationale ”) qui a décidé de recruter un certain nombre d’ATER (attachés temporaires d’enseignement et de recherche) sur des contrats courant du 1er octobre au 31 août. Ces enseignants-chercheurs seront donc pays onze mois au lieu de douze. Je ne connais pas à fond la législation concernant ces contrats, mais il me semble bien qu'ils sont annuels et pas saucissonables à merci.

 

Deux pis-aller sont envisagés. Soit déduire un douzième du service de ces personnels, soit payer en vacations les heures non couvertes par le contrat de 11 mois au titre du mois de septembre durant lesquels les ATER ne sont pas officiellement employés.

 

Notons qu’en général des examens ont lieu en septembre. Ces ATER ne pourront pas les faire passer. Un surcroît de travail  pour les titulaires.

 

Je me souviens qu’il y a vingt ans, en Grande-Bretagne, pays pionnier en la matière, des contrats de neuf mois étaient proposés (imposés) aux enseignants sur postes temporaires. Toujours en Grande-Bretagne, les universitaires n’étant pas fonctionnaires, les régimes de retraite varient d’une université à l’autre.

 

De Pécresse en Fioraso, nous n’avons pas encore tout vu.

 

 

 

PS : La précariastion chez les jeunes enseignants se généralise. A Paris 3, une mesure récente va un peu dans ce sens : les postes d'ATER "statutaires" (donc pas sur supports vacants) sont désormais remis au concours tous les ans (même un ATER pouvant de par son statut prétendre à occuper un tel poste 3 ou 4 ans doit ... recandidater), sans qu'on demande aux composantes si elles souhaitent renouveler le contrat de cette personne ou pas. Parallèlement à cela, les postes d'ATER "statutaires" sont remis en jeu dans la campagne d'emplois tous les ans, et feront donc aussi l'objet des batailles entre composantes que l'on connaît déjà pour les postes de MCF et de PR - ou seront eux aussi "gelés"...Les contrats de plusieurs années qui permettaient à des thésards sans contrat  doctoral de travailler dans des conditions pas trop mauvaises vont donc probablement disparaître.

Partager cet article
Repost0

commentaires