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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 06:54

Le Huffington post (on dit le Huff Post), que je n’ai jamais cité, donne, outre-tombe, la parole à la jeune Marion qui s’est suicidée parce que harcelée à l’école :

 

Je suis Marion, qui s'est tue à jamais pour échapper au désespoir de ne pas être entendue et soutenue au collège. Je travaillais bien en classe. J'ai osé parfois demander le silence. On m'a huée, à l'école de la République. On m'a brimée, menacée, insultée, fragilisée, et personne n'est venu à mon secours.

 

Ma disparition n'a pas suscité de vrai débat ni de remise en cause sérieuse au sein de mon collège. Pourtant, il ne faut plus que cela se reproduise. Il faut sortir du déni collectif.
Je suis Marion, et je demande : à quand une réelle prise de conscience, une politique nationale digne de ce nom, pour que les valeurs républicaines ne soient pas que des mots inscrits aux frontons de nos écoles ? Moi, j'y croyais si fort, en ces valeurs. J'y mettais tout mon cœur, ce cœur qui aujourd'hui ne bat plus.

 

Je suis Marion, tombée au combat de l'école des incivilités. Pour moi, il n'y a eu ni médaille, ni reconnaissance, ni minute de silence.

 

Citoyens, œuvrez pour que le délit de harcèlement scolaire soit créé.

 

 

 

Pour Henri Mora des Zindigné(e)s, les Center Parcs (cette orthographe – center écrit façon yankee et parc façon française – me hérisse) sont « l’enfer au paradis » : « La construction du Center Parcs des Chambarans dans l’Isère, oppose deux manières d’aborder la situation actuelle. La première cherche à continuer dans la voie désastreuse de l’économisme marchand qui broie la vie et les conditions sociales, crée du chômage et détruit l’environnement. La seconde espère pouvoir sortir de cette obsession du développement à tout prix et élaborer de nouveaux rapports humains et sociaux. »

 

 

Dans Mediapart, Martine Orange interroge le député européen Pascal Durand sur la Loi Macron. Le droit des consommateurs est touché par cette directive, par la question des normes. En Europe, le principe de précaution s’applique. Les consommateurs ont le droit de demander ce que les industriels utilisent comme substance. Aux États-Unis, c’est l’inverse. Tout ce qui n’est pas interdit est possible. Si, demain, la fracturation hydraulique est autorisée en Europe, il risque d’être impossible de demander aux exploitants quels produits chimiques ils utilisent, si ceux-ci sont bien conformes. La charge de la preuve risque d’être inversée. Ce ne seront plus les entreprises qui vont devoir démontrer que leurs produits sont sans danger mais aux associations, aux consommateurs d’apporter la démonstration qu’ils peuvent l’être, sans pouvoir avoir accès à un minimum d’informations pour le prouver.

 

 

Dans l’Humanité, Hassane Zerrouki revient sur le massacre à huis clos de 123 journalistes algériens (y compris des responsables de revue de presse) entre 1993 et 1995 :

 

Au total, 123 journalistes et employés de presse ont été assassinés par balles ou décapités. Une tragédie à huis clos. En France, hormis l’Humanité, Marianne et le SNJ-CGT, la solidarité des confrères n’a pas été au rendez-vous, ou si peu. Reporters sans frontières, alors dirigé par le triste Robert Ménard, mais aussi certains journaux – ils se reconnaîtront – mettaient insidieusement les assassinats des journalistes au compte des services algériens 
qui manipulaient les groupes islamistes ! Pire, pour se donner bonne conscience, ils parlaient de « sale guerre » et insinuaient que derrière chaque journaliste algérien 
se tenait un « flic », justifiant par anticipation les assassinats à venir.

 

 

Politis nous rappelle à propos des élections en Grèce que les marchés n’aiment pas les élections :

 

Les marchés n’aiment pas les élections. Encore moins quand elles portent au pouvoir un gouvernement de gauche. L’annonce, mercredi, par le nouveau gouvernement d’Alexis Tsipras de l’arrêt de certaines privatisations clés, ainsi que la réaffirmation de sa détermination à tourner la page de l’austérité, ont immédiatement été suivies d’une chute de la bourse et notamment des grandes banques.

 

L’indice général de la Bourse d’Athènes a perdu 9,24 % en une journée, et les banques un quart de leur valeur.

 

Le montant des retraits de la Banque centrale allemande s’est élevé à 11 milliards d’euros, contre 3 milliards d’euros de retraits nets en décembre. Ce qui a obligé les quatre banques grecques à recourir le 21 janvier, soit quatre jours avant la victoire du Syriza, au programme de liquidités d’urgence prévu par la Banque centrale européenne. M. Nagel, membre de la Banque centrale allemande, avait mis en garde le nouveau gouvernement grec contre un arrêt du programme de réformes en cours, en brandissant la menace de possibles « conséquences fatales pour le système financier grec », dont les banques « perdraient alors leur accès à l’argent de la Banque centrale ».

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