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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 05:40

Son père Joseph Staline, le considérait comme un pleutre. Il était le fils d’Ekaterina, la première femme du dictateur. Durant les Grandes Purges, Staline fit exécuter de nombreux membres de sa première belle-famille.

 

Iakov Staline fut méprisé, écrasé par son père. Lorsqu’il fit une première tentative de suicide en se ratant, Staline déclara : « Il ne peut rien faire correctement. Dire qu'il n'a même pas pu viser juste, je ne peux rien avoir en commun avec lui. »

 

Pendant la guerre, il est fait prisonnier par les Allemands en 1941. Ceux-ci proposent de l’échanger contre von Paulus. Staline refuse : « Je n’échangerai pas un soldat contre un maréchal ! » Iakov, qui ne veut pas passer pour un traître aux yeux de son père, adopte une attitude rebelle dans le camp de prisonniers. Il fait de nombreux séjours au cachot.

 

Le 14 avril 1943, il refuse d’obéir à un garde, le défie (« Tuez moi, tuez moi ! »). Ce que fait le garde en lui logeant une balle dans la tête.

 

(Subtractio)

 

 

 

Nadejda, la seconde femme de Staline, était née en 1901 et avait donc 22 ans de moins que son mari. Ils se marièrent en 1919 et eurent deux enfants. Traitée par dessus la jambe par son époux, Nadejda devint alcoolique.

 

Elle se donna la mort le soir de la célebration du 15e anniversaire de la Révolution d’Octobre. Durant le dîner, Staline proposa un toast. Mais Nadedja refusa de lever son verre. « Eh toi ! Bois un coup ! » lui lança Staline. « Mon nom n'est pas eh toi ! » répondit Nadejda. Elle quitta la fête avec la femme de Molotov. Elle rejoignit sa chambre, écrivit une lettre à Staline puis s’étendit sur son lit et se tira une balle à travers l’oreiller.

 

On cacha son suicide à la population russe pendant 60 ans. On annonça au peuple, qu'elle avait succombé à une appendicite.

 

(Impatienta doloris).

 

 

 

 

 

On passe sur Stavitsky et le suicide (étrange) qui fut la cause des manifestations d’extrême droite du 6 février 1934, avec en sous main le préfet Jean Chiappe, père de l’historien qui sévit pendant des années sur les ondes de la radio et télévision publiques, et on vient à Tchaïkovski dont l'un des grands drames de sa vie fut la mort de sa mère en 1854, du choléra.

 

Très doué, à huit ans il lit la musique aussi bien qu’un musicien professionnel, il va travailler comme secrétaire au ministère de la justice. Borodine était chimiste, Rimsky-Korsakov officier de marine. En 1863, à l’âge de 23 ans, il décide de se consacrer exclusivement à la musique. À partir de 1876, une de ses admiratrices fortunées lui verse une rente annuelle de 6 000 roubles, la condition étant d’entretenir une relation épistolaire. En 1890, les versements s’interrompent car le mari de la dame découvre que le compositeur est homosexuel (ce qui aurait dû le rasséréner, au contraire).

 

Lorsque Tchaïkovski meurt le 6 novembre 1893, on lui octroie des funérailles nationales. 8 000 personnes assistent à la cérémonie religieuse à la cathédrale de Kazan. Un cousin de l’empereur est l’un des porteurs du cercueil.

 

La mort est attribuée au choléra, à l’alcool, au tabac. Il s’agit plus vraisemblablement d’un suicide « d’honneur ». Sa relation avec un neveu mineur du maréchal du palais ayant été découverte, il semble avoir été contraint de boire un flacon d’arsenic. Choqué par cette fin, l’empereur aurait déclaré : « Les culs de tous les jeunes garçons ne valent pas un Tchaïkovsky. »

 

En 1877, il avait épousé Antonina Milioukova qui mourra en 1917 en hôpital psychiatrique.

 

 

(Liberum mortis arbitrium/pudor).

 

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Published by Bernard Gensane - dans culture
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