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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 05:04

Sur le site du Grand Soir, Luis Alberto Reygada explique le sabotage de l’économie au Venezuela :

 

1- contrebande de produits subventionnés au Venezuela qui sont revendus avec une marge de bénéfice très importante dans les pays voisins, principalement la Colombie (essence, produits de première nécessité, etc.) ;

 

2- accaparement, agiotage et spéculation, mis en place par ceux qui contrôlent les moyens de production et de distribution ;

 

3- développement du marché noir des marchandises et des devises étrangères, ce qui est à la fois le résultat mais aussi un facteur (car encouragé) de la situation économique.

 

A tout cela il faut rajouter toute une pléiade de « techniques » qui ont le double effet d’enrichir rapidement ses opérateurs tout en nuisant à l’économie du pays, puisque appliquées à grande échelle : du simple « rascacupos » (touriste vénézuélien qui feint des achats à l’étranger avec de fausses factures afin de revendre à son retour les dollars préférentiels non dépensés sur le marché noir local ; la marge de bénéfice est de plus de 1400%) au chef d’entreprise qui préfère revendre ses dollars préférentiels sur le marché noir au lieu d’importer les produits pour lesquels ces dollars lui ont été alloués, une multitude d’acteurs contribuent au jour le jour à alimenter l’inflation.

 

On peut espérer que Jacques Attali, qui s’est trompé à peu près sur tout même s’il parle à l’oreille des grands, se trompe également lorsqu’il expose sa vision à venir du travail et des travailleurs. Le salariat traditionnel ne concernera plus plus qu'une élite « talentueuse » ! Et nous dit Marianne, nous allons assister, selon Attali, dans les trente années à venir, à une « uberisation » générale du travail. Chacun va devenir « entrepreneur de [sa] propre vie. » La protection des uber-entrepreneurs sera basée sur le régime des intermittents du spectacle. « Le statut de demain, explique Attali, c’est le statut d’intermittent du spectacle. » Donc, commente Marianne, fini l’ennui, le burn-out, la crainte du licenciement et du chômage, les plans de sauvegarde de l'emploi... La voie est ouverte au choix, à « l’expérience », au travail à la carte ! Des lendemains qui chantent !

 

 

Critique Sociale, site d’inspiration luxemburgiste, nous rappelle que le FN est toujours une entreprise de haine :

 

Marine Le Pen a reçu en héritage une entreprise, qui se trouve être une entreprise politique de haine. Raisonnant en cheffe d’entreprise, elle cherche surtout à accroître ses parts de marché en se présentant différemment, dans le cadre d’une opération médiatique dite de « dédiabolisation ». C’est en réalité une tentative de banalisation de l’extrême droite qui est menée par Marine Le Pen, bien aidée par certains médias et « éditorialistes » qui écument les plateaux de télévision. C’est parce qu’ils vont à l’encontre de cette stratégie marketing que les propos de Jean-Marie Le Pen sont reniés par l’actuelle direction du FN. Néanmoins, sur le fond, cette opération de normalisation des apparences est menée sans renoncer aux fondamentaux d’extrême droite : la haine, le mensonge, les amalgames, etc.

 

Le FN version père était formé par une extrême droite d’il y a quarante ans qui niait les responsabilités directes de l’idéologie d’extrême droite dans les crimes contre l’humanité com­mis pendant la Deuxième Guerre mondiale par la dictature nazie, avec la complicité active de l’Etat pétainiste. Le FN version fille est beaucoup plus dépolitisé, à l’image de son électorat, et l’histoire n’y intéresse plus grand monde : il leur suffit de parler d’autre chose, tant ils sont surtout animés par une haine primaire, qui n’est pas développée dans une théorisation, et ils n’ont au fond pas de véritable idée précise de comment il faudrait exercer le pouvoir (mais il est certain que s’ils l’exerçaient, ce serait de façon autoritaire et dictatoriale).

 

Ce n’est plus un secret pour personne : les banques jouent contre leurs clients, et aussi contre leurs employés. Ce qu’explique le site Tant qu’il y aura de l’argent :

 

Dans son exercice 2013, Morgan Chase a investi 10,4 milliards de dollars dans des contrats dit BOLI (Bank Owned Life Insurance) – rien à voir avec Basile.

 

Ces placements qui font rentrer des thunes dans les caisses de la banque, c’est  aussi le pactole en cas de mort de jeunes cadres dirigeants des dites banques.

 

Avec 8 morts parmi ses cadres depuis 2013, la banque a pu toucher un peu d’argent malgré ces tragiques séparations. Les voies du capitalisme sont impénétrables …

 

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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