Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 05:32

En France, la notion de majorité sexuelle a été très rigoureusement définie par les textes. Il s’agit de l’âge à partir duquel un mineur civil peut entretenir une relation sexuelle avec un adulte n’ayant pas autorité sur lui, sans que cet adulte commette une infraction réprimée au pénal. Cette majorité est fixée à quinze ans, pour les relations hétéro et homosexuelles.

 

Aux États-Unis, la majorité sexuelle varie d’un État à l’autre, dans une fourchette de seize à dix-huit ans. En 1880, la fourchette allait de dix à douze ans, à l’exception notoire du Delaware où il était permis d’entretenir des relations sexuelles avec un enfant de sept ans. Je ne sais trop si le fait que le Delaware soit un paradis fiscal à l’intérieur des frontières étasuniennes a un rapport avec ce laxisme sexuel. Mais tout est possible dans ce grand pays.

 

On ne s’étonnera pas qu’aux États-Unis, pays de tradition puritaine, mais également premier producteur de films pornographiques au monde, il existe comme ailleurs – mais peut-être plus qu’ailleurs – des relations sexuelles, des histoires d’amour authentiques entre adultes et jeunes adolescents. En particulier dans le milieu scolaire.

 

À titre d’exemple, je voudrais raconter l’histoire de Stephanie Ragusa, professeur de mathématiques en Floride, âgée de 31 ans au moment des faits qui nous intéressent.

 

Il y a cinq ans, elle fut condamnée à une peine de 10 ans de prison incompressible, assortie d’une mise à l’épreuve de 5 ans, pour avoir eu des relations sexuelles avec deux élèves.

 

Lors de l’énoncé du verdict, le président du tribunal la qualifia de « prédatrice sexuelle ». Stephanie était alors vêtue de la combinaison-pantalon orange que l’on connaît mieux depuis le scandale de Guantanamo (la différence entre cette combinaison et les habits civils que l’on porte dans d’autres civilisations, c’est que, lorsqu’on est affublé de la sorte, on est déjà coupable, exclu du monde, ).

 

 

Le président du tribunal ne se contenta pas de juger : il infligea à l’enseignante une dure leçon de morale : « Les parents accordent leur confiance aux enseignants. Vous avez violé cette confiance de la pire des manières imaginables. Ces jeunes garçons sont devenus vos proies. » Il lui reprocha également son « arrogance » dans le prétoire : « On lit sur votre visage une attitude nonchalante, souriante, joviale. Je ne suis pas certain que vous compreniez vraiment le tort que vous avez causé. Je pense honnêtement [un juge pourrait-il penser malhonnêtement?] que vous représentez un danger pour les enfants de notre communauté. »

 

Stephanie avait reconnu s’être comporté de manière « lascive et lubrique » avec un garçon de 14 ans et un autre de 16 ans. Pour ce dernier, elle n’aurait normalement pas dû être inquiétée. La cour estima que Stephanie avait eu d’autant plus d’ascendant sur ces deux jeunes qu’ils venaient de familles désunies. Une des deux mères déclara que Stephanie avait exploité avec « une extrême malveillance » les faiblesses de son fils, dont elle avait eu connaissance en tant que son enseignante. L’avocat de l’accusée fit, quant à lui, valoir que Stephanie était repentante, qu’elle souffrait de problèmes psychologiques et que son casier judiciaire était vierge. Il demanda donc la mise en liberté surveillée.

 

L’accusée écopa de la peine maxima.

 

Stéphanie Ragusa interwiewée en prison

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

D
Regarder des films d'horreur avec des armes, du sang, des meurtres.<br /> Provoquer des guerres avec des dizaines de milliers de morts civils.<br /> Avoir atomisé deux villes.<br /> Mais s'offusquer pour une fesse. Faites la guerre, pas l'amour.
Répondre
D
Il s'agit là d'une question impossible à aborder dans l'ambiance actuelle.<br /> Irons-nous un jour dans le même sens que ce qui a marqué l'homosexualité ?<br /> Le pédophile est aujourd'hui un malade ou un criminel. Autre temps, autres moeurs, pour simple rappel : la pédérastie était une institution morale et éducative de la Grèce antique bâtie autour de la relation particulière entre un homme adulte et un garçon plus jeune.<br /> Dire que l'on glorifie Socrate !
Répondre