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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 06:00

 

 

Née en 1909 à Paris, Simone Weil fut l’élève d’Alain avant de réussir l’agrégation de philosophie. Elle se considérait comme une mystique chrétienne.

 

En octobre 1925, elle entre en classes préparatoires littéraires au lycée Henri-IV. Simone de Beauvoir la croise en 1926 dans la cour de la Sorbonne :

« Elle m'intriguait, à cause de sa réputation d'intelligence et de son accoutrement bizarre... Une grande famine venait de dévaster la Chine, et l'on m'avait raconté qu'en apprenant cette nouvelle, elle avait sangloté : ces larmes forcèrent mon respect plus encore que ses dons philosophiques. »

 

Au Puy, solidaire des syndicats ouvriers, elle se joint au mouvement de grève de l'hiver 1931-1932 contre le chômage et les baisses de salaire, ce qui provoque un scandale. Syndicaliste, elle écrit dans les revues L’École émancipée et La Révolution prolétarienne. Communiste antistalinienne, elle participe à partir de 1932 au Cercle communiste démocratique de Boris Souvarine.

 

Abandonnant provisoirement sa carrière d'enseignante, en 1934-35, elle est ouvrière sur presse chez Alsthom à Paris, puis elle travaille à la chaîne aux Forges de Basse-Indre et chez Renault jusqu'au mois d'août 1935. Elle note ses impressions dans son Journal d'usine.

 

Elle combat en Espagne dans une colonne de la CNT anarcho-syndicaliste. Gravement brûlée après avoir posé le pied dans une marmite d'huile bouillante posée à ras du sol, elle doit repartir pour la France.

 

En 1942, elle rejoint la résistance gaulliste à Londres après avoir refusé le statut de citoyenne étasunienne, trop confortable à ses yeux. Elle travaille comme rédactrice dans les services de la France libre. Par intransigeance, elle démissionne en juillet 1943.

 

Atteinte de tuberculose, elle intègre le sanatorium d’Ashford. Elle meurt le 26 août 1943, vraisemblablement d’inanition volontaire.

 

(Jactatio)

 

 

 

 

 

 

 

 

Médecin et écrivain d’origine juive, Ernst Weiss est né le 28 août 1882 à Brno.

 

Originaire d’un milieu modeste, il put fréquenter les universités de Prague et Vienne pour étudier la médecine et passer sa thèse de doctorat. Il obtint un emploi dans un hôpital de Vienne avant d’être chirurgien à Berlin et à Vienne. Il fit la connaissance de Kafka qui l’encouragea à écrire Die Galeere en 1913.

 

En 1914, Weiss est enrôlé dans l'armée et prend part à la Première Guerre mondiale en tant que médecin en Hongrie. Après la guerre, il s'établit comme médecin à Prague et travaille deux années dans un hôpital. Après un court séjour à Munich, Weiss part pour Berlin où il veut vivre de sa plume. Il quitta Berlin définitivement peu avant l’incendie du Reichstag et retourna à Prague.

 

En 1934, il émigre vers Paris. Il ne vit pas de son écriture et est soutenu financièrement par Thomas Mann et Stefan Zweig.

 

Son dernier roman (qu'il n'a pas pu achever en raison de son suicide) écrit en exil fut Der Augenzeuge (« Le Témoin oculaire ») en 1939. Dans ce livre il exposait son engagement antifasciste.

 

Le 14 juin 1940, suite l'invasion de Paris par les troupes allemandes, il décide de se suicider en se taillant les veines dans la baignoire de sa chambre d'hôtel après avoir pris du poison. Il décède le lendemain à l'âge de 58 ans dans un hôpital proche. Le même jour, 17 parisiens se supprimèrent pour la même raison.

 

Après sa mort, un gros coffre avec des manuscrits non publiés disparaît.

 

On ne sait pas où il fut enterré.

 

(Impatienta doloris/jactatio)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Né à Amsterdam en 1931, Cees van Wendel de Joode était atteint d’une sclérose latérale amyotrophique. À l’âge de 63 ans, il décide, grâce aux nouveaux dispositifs législatifs hollandais, de mettre fin à ces jours, sa maladie étant incurable. Il propose à des millions de spectateurs en quasi direct d’assister à son euthanasie, donc au dernier verre de porto et à l’injection mortelle.

 

(Valetudinis adversæ impatienta)

 

 

L’épisode raconté intégralement (en anglais) ici.

 

 

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Published by Bernard Gensane - dans culture
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commentaires

jh 15/10/2015 22:29

Bonjour

Et Simone Weil a écrit cette note fort intéressante qui mériterait l'attention de nombreux citoyens:
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/note-sur-la-suppression-generale-157757

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