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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 06:46

Terrorisme : qui est responsable, demande Evariste dans Res Publica ?

 

Nous refuserons aussi qu’on renonce à mettre en cause l’industrie française de l’armement. La France est devenue un des plus grands marchands d’armes de la planète, les dirigeants du Grand capital y sont en lien étroit depuis des décennies avec le capital financier des pétro-monarchies du Golfe persique. Ces représentants d’authentiques États islamiques barbares sont reçus avec les égards les plus humiliants par nos gouvernants ; c’est que leurs capitaux sont devenus, depuis la crise financière de 2008, indispensables à la survie d’un capitalisme français archaïque, ce qui fait fermer les yeux sur les délits d’initiés, blanchiment d’argent mafieux, fraudes fiscales, etc., sans oublier le financement et l’encouragement de Daesh, l’ennemi qui nous fait la guerre, par l’Arabie saoudite, l’allié qui achète « nos » avions…

 

L’ennemi a franchi un cran supplémentaire : ce ne sont plus les athées (Charlie Hebdo), la police (8 janvier 2015) ou les juifs (l’Hypercasher du 9 janvier 2015) mais n’importe qui vivant en France qui est visé. L’idée avait été énoncée par Ben Laden il y a déjà plus de 15 ans : ils veulent créer en France une guerre civile sur des bases religieuses. S’ils y parviennent, c’est la destruction de la gauche politique et sociale dans ce pays. Ces total-terroristes, rois du pétrole (de contrebande) et de vidéos Youtube abjectes, sont des ultra-capitalistes 2.0 d’une efficacité incroyable car ils s’appuient tout à la fois sur les vulnérabilités des démocraties et sur un projet de « civilisation (!) » qui justifie la démesure des actes.

 

 

Politis dénonce les dessous des tarifs abusifs de La Poste :

 

Coté distribution du courrier, les infrastructures sont en voie de disparition : une quinzaine de centres de tri doivent fermer, « autant de dégâts pour l’emploi dans les territoires, et pour l’environnement avec des envois qui vont parcourir des centaines de kilomètres supplémentaires », relève le syndicat. La Poste « poursuit la mise en œuvre de sa stratégie qui se traduit par une réduction de la présence postale sur l’ensemble du territoire, la distribution du courrier et des colis en J+1 est en recul, notamment par le déploiement à grande échelle de la lettre verte. Cette casse du service public s’accompagne d’une casse de l’emploi : - 90 000 en dix ans, 7 352 en 2014 », expliquait le 5 novembre la fédération CGT des activités postales, à la veille du comité de suivi sur le contrat d’entreprise entre La Poste et l’État. En juillet, lors de la présentation des résultats semestriels du groupe, les organisations syndicales ont constaté la suppression de plus de 5 000 équivalents temps plein en six mois.

 

Je citerai pour terminer l’introduction et la conclusion d’un article de Patrick Varetz pour Mediapart, qui se veut malgré tout optimiste après sa visite d’Hénin-Beaumont :

 

J’ai mené mes maigres investigations, et rédigé une bonne partie de ce texte, avant les événements meurtriers du 13 novembre dernier. Tenter de restituer, de façon parcellaire et totalement subjective, l’atmosphère culturelle d’Hénin-Beaumont peut apparaître — dans un tel contexte d’état de choc — quelque peu anecdotique, voire hors de propos. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de penser que si la société de consommation n’avait à ce point évidé les esprits, et à ce point détruit le lien social par son libéralisme incontrôlé, nous n’en serions pas là en termes d’extrémisme et de désespoir.

 

(…)

 

Il y a un monde par-dessous, ou par-delà le nôtre – et il est ici, maintenant. Si ces mots du poète Robert Creeley entrent pour moi en résonance parfaite avec la réalité d’Hénin-Beaumont, ils semblent également s’appliquer – avec le même à-propos – à des centaines d’autres villes en France. Des villes où le libéralisme, censément vainqueur, détruit aveuglement emploi et lien social ; des villes où toute vie apparaît désormais éradiquée, depuis que les grandes enseignes de distribution ont créé leurs parcs d’attractions marchands en périphérie des zones urbanisées. Tous, nous voilà relégués en bordure d’un monde encore indifférencié – sur le point d’advenir. Mais à quoi ressemblera-t-il ce monde ? S’annonce-t-il pire, plus violent, partagé entre factions extrêmes, opposées mais pareillement opportunistes ? Ou bien s’invente-il déjà plus humain, plus curieux de connaissance, plus avide de culture et de partage, tout cela parce qu’une infime multitude – invisible et idéaliste – s’empêche chaque jour de renoncer. Oui. Miser sur un monde meilleur, c’est le pari encore qu’il nous faut tenter. Ici et maintenant.

 

Revue de presse (146)

Hénin : le boulevard Basly de mon enfance. Je suis sur la photo...

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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