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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 06:09

 

On commencera 2016 en citant Maxime Vivas dans Le Grand Soir, qui s’est intéressé de près à la vraie carrière d’Ursula Gauthier, correspondante de L’Obs en Chine et expulsée de ce pays. Je reprends la conclusion de son long article, fort bien argumenté :

 

« Il y a quelque chose de glaçant dans le raisonnement d’Ursula Gauthier pour qui des ouvriers chinois qui extraient du charbon au Xinjiang sans être originaires de cette région chinoise ne méritent pas plus de compassion (ou alors, qu’elle l’exprime enfin !) que celle que manifestait chez nous l’extrême droite dans les pogroms meurtriers anti-italien de 1893 à Aigues-Mortes, ou dans le racisme anti-polonais dans le Nord ou dans les récentes exactions corses contre les lieux de culte musulmans.

Malgré une hostilité envers la Chine que ses articles précédents attestent, Ursula Gauthier aurait sans doute obtenu une fois de plus la prolongation de son visa, si elle ne s’était avisée de tracer les frontières de la Chine, de délivrer des droits du sol, d’insinuer qu’il y a des Chinois moins Chinois que d’autres (les Han) et qui feraient bien de rester chez eux, de déguiser en patriotes (jusqu’à les absoudre) des terroristes vérolés par le nationalisme, le racisme, l’intégrisme religieux, la sauvagerie, le mépris de la vie des autres Chinois. »

 

 

Sur son blog, Jean-Emmanuel Ducoin nous rappelle ce que Gramsci disait du nouvel an :

 

« Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme, son bilan et son budget pour l’exercice à venir. Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit. […] La  date devient un obstacle, un parapet qui empêche de voir que l’histoire continue de se dérouler avec la même ligne fondamentale et inchangée, sans arrêts brusques, comme lorsque au cinéma la pellicule se déchire et laisse place à un intervalle de lumière éblouissante. »

 

 

Pour Bernard Cassen, dans Mémoires des Luttes, il existe un fil rouge entre climat, réfugiés et terrorisme :

 

« Le lien de cause à effet est évident entre, d’un côté, les guerres qui, de l’Afghanistan au Proche-Orient, ont créé les conditions locales d’émergence d’un terrorisme islamiste qui se projette également dans d’autres zones géographiques et, d’un autre côté, les immenses déplacements de population en cours et à venir : 3 millions de réfugiés prévus en Europe dans les prochaines années, sans parler des millions qui se trouvent entassés dans des camps en Turquie, en Jordanie et au Liban. Mais ces réfugiés des zones de conflits ne font que s’ajouter à ceux en provenance des zones de misère, en premier lieu d’Afrique. Même si, par miracle, le Proche-Orient retrouvait la paix, ces flux sont potentiellement sans limites car ils renvoient à la situation de non développement et d’explosion démographique de bon nombre d’Etats africains. »

 

 

 

Le déversement des boues rouges ayant de nouveau été autorisé dans les calanques de Marseille, Politis cite Eric Gilli, de l’université Paris 8 : « un phénomène d’aspiration d’eau de mer permet à ces boues de remonter de quelques kilomètres à l’intérieur de l’aquifère des Calanques. On les retrouve donc dans la rivière souterraine qui alimente la source de Port Miou près de la zone des rejets ». Politis précise qu’il s’agit d’un phénomène en cours d’extension qui a également des effets très nocifs sur la faune maritime. Au nom, argument classique, de la préservation de l’emploi. La multinationale ALTEO, va donc continuer à polluer la mer alors qu’il existe des solutions techniques pour arrêter les rejets et traiter les effluents à terre. Mais le changement de technologie (promis depuis des lustres) représenterait un investissement que refusent ses actionnaires.

 

 

 

 

En 2007, une étude menée par Richard Wiseman de l’université de Bristol impliquant 3 000 personnes a montré que 88% des résolutions de la nouvelle année échouaient. Concernant le taux de succès, il serait amélioré sensiblement lorsque les résolutions sont rendues publiques et qu'elles obtiennent le soutien des amis. Et comme n’a pas dit François Mitterrand, « trop de bonnes résolutions tuent la bonne résolution ».

 

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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commentaires

http://www.pataplouf.fr 05/01/2016 04:21

olutions sont rendues publiques et qu'elles obtiennent le soutien des amis. Et comme n’a pas dit Fr

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