Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 06:14

Le site Cerises n’apprécie pas du tout la proposition de constitutionnalisation de la déchéance de nationalité :

 

« Les terroristes, nous dit-on, ne méritent pas la nationalité française. Une telle idée repose implicitement sur celle, plus que contestable, que le terrorisme serait par essence étranger. Qu'un terroriste ne peut pas être vraiment français. Elle repose aussi sur l'idée qu'être français, cela se mérite. Droit du sol, droit du sang, peu importe : l'appartenance à la Nation, dont on affirme par ailleurs qu'elle est un attribut essentiel de la personnalité, ne saurait dans cette conception être un droit acquis.

 

En toute hypothèse, il est par ailleurs faux d'affirmer qu'il ne s'agirait là que de punir les terroristes : la proposition de Manuel Valls et Christiane Taubira est bien plus large, et laisse au législateur à venir toute latitude pour priver de leur nationalité les Français qui auraient été condamnés « pour un crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation ». Une formule vague s'il en fut autorisera tout et le reste.

 

 

Sur le site de Mémoires des Luttes, Christophe Ventura nous dit qu’il vient d’un monde en train de mourir : « Je viens d’un monde qui est en train de mourir et qui n’a pas encore donné naissance à celui qui va lui succéder. Pour reprendre la fameuse réflexion d’Antonio Gramsci, ce monde « clair-obscur [dans lequel] surgissent les monstres », c’est l’Europe.

 

Il s’agit d’un monde sans révolution politique et sociale possible du point de vue de l’avancée du progrès humain. Pour le moment ai-je envie d’ajouter. Nous y reviendrons plus avant car cette observation ne doit pas condamner au défaitisme, au contraire. Elle nous engage à nous préparer car les combats pour l’égalité, la justice et la démocratie en société reprendront de l’ardeur à mesure que fermentera le futur chaotique, liberticide et sécuritaire – libéral-sécuritaire – que nos « élitocraties » préparent pour nos sociétés. De nombreux périls sont déjà parmi nous. D’autres, notamment géopolitiques, nous attendent indéniablement. Mais l’avenir aussi est en nous. »

 

 

L’Essonne menace de ne plus payer les aides sociales. Est-ce le signe d’une détresse financière ou le résultat d’un coup politique, demande Le Monde ? Le département de l’Essonne assure être dans l’impossibilité de procéder au paiement de l'aide sociale légale pour une partie de l’année 2015. Dans un courrier, adressé fin décembre aux associations de protection de l’enfance et aux établissements médico-sociaux pour les personnes âgées ou les adultes handicapés, François Durovray (LR), le président du conseil départemental, annonce que sa collectivité ne sera pas en mesure de régler ses factures et propose d’étaler les versements sur les six prochaines années, avec les intérêts. Ces coupes concerneraient également le secteur des services à domicile, l’allocation personnalisée d’autonomie et la prestation de compensation du handicap.

 

François Durovray accuse son prédécesseur socialiste d’avoir plombé les finances du département par des dettes toxiques, ce que réfute Jérôme Guedj.

 

Selon Guillaume Quercy, directeur en Île-de-France de l’Union régionale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux, « Tout ça n’est qu’une histoire de règlement de comptes et c’est l’aide sociale qui est prise en otage. »

 

 

Après la condamnation des Goodyear à deux ans de prison, dont neuf mois ferme, Jean-Emmanuel Ducoin (qui a publié récemment un très beau livre sur la France du temps de Bernard Hinault dont j’ai rendu compte sur le site du Grand Soir) s’insurge sur son blog :

 

« L’affaire est pour le moins surréaliste. Et honteuse. Primo : deux salariés seulement étaient poursuivis pour “ violences en réunion ”, seule la qualification de “ séquestration ” était commune. Secundo : le procès s’est déroulé sans plaignant, puisque Goodyear avait retiré sa plainte, tout comme les deux cadres séquestrés d’ailleurs ! Comment ne pas s’étonner du silence de Christiane Taubira, alors qu’une de ses collègues, Pascale Boistard, secrétaire d’État aux Droits des femmes et élue d’Amiens, a exprimé son “ émotion fraternelle ” devant “ une si lourde condamnation ” ? Elle ne croit pas si bien dire, d’autant que le projet de loi constitutionnelle qui se prépare risque d’introduire la notion de “ crime constituant une atteinte grave à la vie de la nation ”, ce qui laisserait au législateur la liberté de définir lesdits crimes. La volonté de criminaliser un peu plus l’activité syndicale est bien réelle, la preuve. 

 

 

 

PS : J'ai vécu 12 ans dans la Somme. Lorsque j'étais étudiant en 1966, les travailleurs de Goodyear faisaient déjà l'objet d'agressions patronales. Que les obsédés de la violence syndicale lèvent le doigt ! Ils ont gagné une boîte de macarons de la patisserie des beaux-parents du ministre Macron.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
commenter cet article

commentaires

  • : Le blog de Bernard Gensane
  • Le blog de Bernard Gensane
  • : Culture, politique, tranches de vie
  • Contact

Recherche