Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 06:41

 

Selon le site Mirador, la santé des travailleurs sera bientôt scrutée par les employeurs :

 

Assureurs, sociétés spécialisées dans le « bien-être » et grandes entreprises pourraient bientôt travailler main dans la main en partageant des données concernant la prescription de médicaments pour leurs employés, les lieux où ils font leurs emplettes ou encore la manière dont ils votent. Une pratique déjà en œuvre outre-Atlantique.

 

Pour les entreprises, officiellement, il s’agit de prévenir les risques de développer certaines pathologies et ainsi contribuer au bien-être des salariés tout en réduisant les coûts de l’assurance-maladie. Du « win-win » comme on pourrait l’entendre dans le jargon de la communication d’entreprise.

 

Le directeur de Deloitte LLP’s Center for Health Solution, la branche recherche de la firme de consultance spécialisée dans les pratiques de santé en entreprises, explique à propos de cette nouvelle méthode : « Je parie que je pourrais mieux prédire une attaque cardiaque en fonction du lieu où vous faites vos courses et où vous mangez qu’avec votre génome ».

 

 

Dans L’Humanité, Sylvie Ducateau estime que 950 000 heures de latin sont en passe de partir en fumée. Pour l’association Arrête ton char 40 % des heures d’enseignement des langues anciennes et cultures antiques pourraient disparaître des emplois du temps, conséquence de la réforme programmée à la rentrée prochaine.

 

«Je suis tout à fait incapable d’évoquer cette situation sans avoir la gorge serrée et les larmes aux yeux. » Marie-Cécile Gohin est professeur de lettres classiques dans un petit collège rural normand classé en éducation prioritaire à Villedieu-les-Poêles. La moitié des collégiens, parfois en grande difficulté, y suivent l’option latin. « Je dois parfois convaincre leurs parents, quand leurs ados sont en échec. Ce cours est l’occasion d’une ouverture culturelle qui leur manque souvent ou de revenir sur une règle de grammaire qu’ils ne sont pas parvenus à assimiler », raconte l’enseignante.

 

 

Dans son blog, Jean-Emmanuel Ducoin rend hommage à Umberto Eco, récemment disparu : Pour Umberto Eco, l’écriture d’articles s’astreignait à deux règles, à ses yeux antagonistes, choisir l’une ou l’autre en modifie d’ailleurs l’intention même: « Soit vous construisez votre lecteur, soit vous suivez son goût présupposé avec des études d’opinions. Des livres disent “je suis comme toi”, d’autres “je suis un autre”. Il faut éviter cette uniformisation du style à laquelle nous assistons, exigée par la nouvelle industrie des médias. (…) On dit que la littérature sert à tenir en exercice le langage, mais la presse devrait avoir le même but. Le poncif paralyse la langue. » Et l’auteur du Nom de la rose ajoutait : « Maintenant, les principales informations peuvent se réduire à une seule colonne du journal, comme le fait le New York Times. C’est pour cette raison que la presse exigeante doit approfondir l’actualité. (…) Le journalisme doit contribuer à déjouer le règne du faux et de la manipulation. Ce doit être l’un de ses combats, comme celui de faire vivre l’esprit critique, loin du nivellement et de la standardisation de la pensée. »

 

 

 

Enfin, dans Le Grand Soir, Jean Ortiz nous offre quelques considérations “ primaires ” sur les primaires : « Opter pour des « primaires à gauche » revient à s’engager une nouvelle fois dans une stratégie au final « socialo dépendante ». Si nous sommes peu lisibles, peu visibles, malgré la nécessité aujourd’hui comme hier d’un puissant parti communiste, de classe, c’est que nous avons en quelque sorte renoncé à être pleinement nous-mêmes, antisystème et propositionnels, à refuser radicalement le capitalisme, à rompre avec lui. Rompre, rupture, radicalité... Etre partisan de la révolution, même si le mot a été tant et tant dégradé, n’est-ce pas revendiquer et commencer à construire, par nos résistances, nos pratiques quotidiennes, des relations et des valeurs nouvelles, une société de partage, non cannibale, libérée du marché. Mais pour cela il convient d’abord de ne pas renoncer aux mots, « socialisme », « révolution », et au sens de la marche. »

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
commenter cet article

commentaires

  • : Le blog de Bernard Gensane
  • Le blog de Bernard Gensane
  • : Culture, politique, tranches de vie
  • Contact

Recherche