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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 06:02

 

 

Monique Castro, dans Le Progrès social nous parle d’une nouvelle petite horreur qui nous vient d’outre-Manche : les Social impact bonds ou contrats d’impact social. Ce dispositif très libéral consiste à faire financer par une entreprise privée des actions sociales relevant normalement de financements publics. Qui aurait imaginé des banques s’engageant dans la lutte contre la récidive de jeunes sortant de prison ou l’insertion professionnelle d’habitants de banlieues défavorisées ? Afin d’assurer la réussite du projet, un objectif précis est assigné au financeur qui doit trouver l’art et la méthode de l’atteindre. Si ça marche, l’État rembourse l’intégralité de la dépense engagée et si le succès est vraiment au rendez-vous s’y ajoutent des intérêts plus ou moins juteux.

 

D’après les calculs du Collectif des associations citoyennes, les investisseurs recevront un retour sur investissement payé par l’autorité publique « à deux chiffres, jusqu’à 13 % voire 15 % par an selon les contrats ». Ce qui signifie qu’« en moins de sept ans, la somme qui devra être remboursé par le secteur public aura doublée ».

 

Cette marchandisation de l’action sociale remet en cause les fondamentaux du travail social. En effet, accompagner une personne, c’est travailler avec elle pour faire émerger une solution à ses problèmes, trouver une réponse qu’elle aura coconstruite avec l’éducateur. Le travail social, c’est le tâtonnement, le sur-mesure, sûrement pas le protocole fixé d’avance que l’on suit à marche forcée en cochant les cases. « Des tas d’initiatives existent, notamment dans le fonds d’expérimentation pour la jeunesse, rappelle Chantal Bruneau. Elles fonctionnent depuis des années » et ne demandent qu’à être développées, appliquées à un plus grand nombre. « Je ne crois pas à ces appels à projets nationaux, ajoute-t-elle. On ne traite pas forcément les problèmes de la même manière dans le nord et dans le sud de la France, elles dépendent du contexte. »

 

 

Dans le Grand Soir, Jean-Baptiste revient sur la grève récente à la SNCF :

 

Le 19 avril, les négociateurs européens ont d’ores et déjà annoncé que les lignes TGV devront s’ouvrir à la concurrence à partir de 2020 et TER/Intercités à compter de 2023. La privatisation de la SNCF et la libéralisation du rail c’est maintenant.

 

En effet, la volonté de dérèglementation et de privatisation l’Union européenne est sans limite quand il s’agit de casser les monopoles d’Etat – en clair les services publics bien commun de la Nation – pour leur substituer les chasseurs de profits des monopoles capitalistes privés sur tous les marchés des biens et services du continent. L’objectif de l’UE est de fragiliser les monopoles publics avant de les rendre illégaux et de les livrer aux appétits du grand capital privé : tant pis pour le service rendu au public, tant pis pour les statuts des cheminots et les droits des travailleurs, tant pis pour le produire en France, tant pis pour l’héritage du front populaire et du CNR, tant pis pour les énormes gâchis qu’occasionne le redécoupage aberrant de la SNCF ou le saccage d’EDF GDF ... Vive le dumping social, le dumping fiscal, vive le chômage, vive la dictature du marché, en un mot vive l’Union Européenne !

 

 

Selon Le Figaro Madame, que je ne cite peut-être pas suffisamment, Aux États-Unis, les adolescentes ne souhaitent plus seulement recourir à la chirurgie esthétique pour réduire ou augmenter leur poitrine, affiner leurs cuisses, leur bras ou redessiner leur nez. Désormais, elles sont de plus en plus nombreuses à opter pour la labiaplastie, une intervention qui consiste à réduire la taille des grandes ou des petites lèvres du vagin. Dans les hôpitaux britanniques, le nombre de labiaplasties a été multiplié par cinq en cinq ans. La présidente du Collège étasunien des gynécologues et obstétriciens rappelle avec sagesse que « Les lèvres ont beaucoup de terminaisons nerveuses. Il pourrait donc y avoir une diminution de la sensation sexuelle après l'opération, un engourdissement, une douleur ou des cicatrices. » 

Revue de presse (166)

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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