Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 05:38

 

 

Prenons l’exemple d’Elvis Presley. Dans les dernières années de sa vie, il s’est bourré de médicaments (des sédatifs et des antalgiques en particulier) et de drogues diverses, ainsi que de sandwiches au beurre de cacahuète. Tout cela passait bien mal. Le “ King ” était devenu le roi de la constipation.

 

Un beau jour d’août 1977, il se sent très mal, éprouve de sérieuses difficultés à respirer. On appelle une ambulance. « C’est une surdose », dit un de ses gardes du corps à l’infirmier. Dans le faits, Elvis, avait été victime d’une crise cardiaque dans les toilettes. Sur son trône de roi. Son autopsie montra un colon et un rectum anormalement distendus, la caractéristique des grands constipés.

 

                   *                                                                             *  

 

 

Le grand Eschyle nous intéresse également dans cette optique. Il révolutionna l’art du théâtre en faisant dialoguer les personnages entre eux, alors que, avant lui, les personnages ne dialoguaient individuellement qu’avec le chœur. Tout bête, mais il fallait y penser.

 

Il fut initié aux Mystères éleusiens en l’honneur de Déméter, des rites ultra secrets. Une cartomancienne de l’époque lui avait, semble-t-il, annoncé qu’il mourrait de la chute d’un objet. Il ne sortit plus qu’avec un parapluie (j’déconne). A l’âge de 71 ans, il reçut en Sicile une tortue sur la tête, balancé par un aigle qui, selon la légende, aurait pris son crâne chauve pour un caillou destiné à briser la carapace. Si non e vero…

 

                    *                                                                             *  

 

 

Un dénommé Williams mourut de fort étrange façon en février 1983 à New York. En avalant le bouchon d’un flacon contenant des gouttes médicinales. Il avait pris l’habitude de coincer ce bouchon entre ses incisives pendant qu’il s’administrait les gouttes. Le médecin légiste découvrit que son médicament était un calmant qui mélangé à l’alcool, avait pour effet d’empêcher le réflexe laryngé, ce qui l’empêcha d’expulser le bouchon de la trachée. S'il fallait penser à tout...

 

                   *                                                                              *

 

 

Allan Pinkerton, une des figures les plus détestables de l’histoire des Etats-Unis, mourut de manière tout à fait grotesque. Né à Glasgow, cet Ecossais émigra outre-Atlantique en 1842. Il travailla comme tonnelier puis shérif adjoint. En 1860, il fonde sa première agence de détective qu’il spécialise dans les affaires de vols dans les trains. En 1861, il fait échouer le complot de Baltimore par lequel le nouveau président Abraham Lincoln devait être assassiné. Un complot vraisemblablement bidon. Le président embauche Pinkerton dans ses services secrets pendant la guerre de Sécession. L’agence devient très célèbre, popularisée par un logo représentant un œil grand ouvert et par sa devise : « Nous ne dormons jamais ».

 

A partir de 1877, l’agence se met au service des patrons pour briser le mouvement syndical, en infiltrant les syndicats et en protégeant les jaunes avec l’aide de gangsters. Ce beau monde se montre particulièrement habile dans la provocation, comme lors du 1er mai 1886, à Chicago. Des ouvriers sont – faussement – accusés d’avoir déclenché des affrontements entre grévistes et forces de l’ordre. Huit dirigeants syndicaux sont arrêtés, 4 sont condamnés à la pendaison et un se suicide.

 

L’agence compte aujourd’hui 48 000 détectives.

 

Pinkerton mourra dans de vraies souffrances, de la gangrène après s’être mordu la langue.

 

Ici, à la droite du président.

 

 

 

Pas toujours facile de mourir dignement

Partager cet article

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans culture
commenter cet article

commentaires

AF30 04/06/2016 13:29

Autant le major-général ( les 2 étoiles visibles correspondent à ce grade US, j'ai vérifié avant de rédiger ce commentaire ) a un regard franc comme il sied bien évidemment à tous ceux qui portent l'uniforme, autant on devine dans le regard sournois, de biais de Pinkerton la plaie d'Egypte qu'il sera pour le syndicalisme amerlocain. Ils sont cons ces américains.