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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 05:46

Sur le site Mirador, Romain Gélin se demande quelles sont les conséquences de la fusion Bayer/Monsanto : « Outre les travailleurs des deux entreprises, qui sont les premiers concernés, les craintes apparaissent également du côté des agriculteurs et des consommateurs. Pour les agriculteurs, le marché va se réduire à l’avenir. Des 6 acteurs présents sur le marché des semences il y a peu, il n’en restera plus que quatre. Le risque de voir les prix augmenter se profile et le choix entre les différents acteurs du marché sera donc désormais restreint. 70% du marché mondial des pesticides sera désormais entre les mains des 4 acteurs. Comme l’affirme Guy Kastler de la Confédération paysanne française, « en maitrisant l’ensemble de la filière, les firmes dictent aux paysans quoi faire, et comment le faire, et petit à petit, notre autonomie disparait. »

 

 

Sur son blog, Jean-Emmanuel Ducoin explique que réinventer l’industrie est une urgence : « En moins d’un quinquennat, 887 usines ont fermé leurs portes en France. Une débâcle industrielle. Le monde qui vient n’acceptera aucune fuite en arrière, aucun repli. Sommes-nous donc fous pour refuser de voir que la grande transformation de nos économies globalisées nourrit la déstabilisation et l’irrésistible montée des périls ? Et ce n’est pas fini : la robotisation des outils pourrait détruire trois millions de postes en France d’ici à 2025. Face à ces défis colossaux, la nécessité d’un grand projet industriel innovant s’avère d’une urgence absolue. Un projet délié des requins de la finance, en phase avec les mutations, mais non soumis à elles. La renaissance du travail et l’instauration d’une nouvelle économie politique et sociale n’ont rien d’un rêve : c’est une obligation ».

 

 

Sur son blog, Jean-Riad Kechaou estime que : « Le blanchiment de l’histoire a déjà commencé sous les coups de butoir répétés des réactionnaires. Exit des nouveaux programmes l’histoire des civilisations africaines en cinquième ou l’histoire de l’immigration au XXe siècle en troisième. Quant à la décolonisation, on peut traiter au choix de l’Inde britannique ou de l’Algérie française en troisième et ainsi laisser de côté une guerre qui déchaîne les passions. Cette possibilité donnée aux enseignants de zapper la guerre d'Algérie trouve peut-être son origine dans la loi mémorielle du 23 février 2005 demandant aux programmes scolaires de mettre en avant les côtés positifs de la colonisation. Ces adolescents ont pourtant besoin de savoir d’où ils viennent et pourquoi ils sont là pour adhérer à la nation française. Nous devons aussi regarder notre histoire d’une manière apaisée en soulignant ses avancées mais en reconnaissant aussi sa part d’ombre. L’absolutisme de Louis XIV, l’esclavage, les guerres sanglantes de Napoléon, la colonisation puis la décolonisation, Vichy, tous ces sujets font partie de notre histoire et nous ne pouvons pas les ignorer. Il ne s'agit pas d’apprendre aux enfants à « avoir honte » de la France comme le pense François Fillon  mais de comprendre que notre République est l’aboutissement d'une histoire complexe ce qui contribue au développement de l'esprit critique de nos élèves. »

 

J’aime la rubrique du Magazine Littéraire « le français à la loupe » :

 

Dit-on durant ou pendant ? Tandis que « durant » exprime une durée continue ; « pendant » marque un laps de temps, une durée qui peut être interrompue.

 

Qu’est-ce qu’une épluchette ? L’épluchette n’est pas un outil de cuisine mais une fête collective canadienne au cours de laquelle on épluche des épis de maïs, qu’on mange de préférence après les avoir fait cuire. 

 

Rebattre ou rabattre ? C’est simple : elle me rebat les oreilles avec son histoire de caniche. Me les rabattre serait un geste déplacé, qui me ferait lui rabattre le caquet. 

 

Qu’est-ce qu’un amélanchier (j’adore ce mot qui me fait penser à la France insoumise) ? L’amélanchier est un arbuste de terrains calcaires pauvres, à floraison précoce et à petites feuilles cotonneuses. C’est donc un végétal plein de bravoure et de ténacité.

 

 

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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