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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 06:35

Le site Mirador s’intéresse à la BNP et à la fuite de capitaux et le blanchiment d’argent en Argentine :

 

Jeudi 22 septembre, la justice argentine confirme la sortie illégale de 805,4 millions d’euros du pays entre 2001 et 2008, à travers des filiales que la banque française BNP Paribas possède dans des paradis fiscaux. Dix-neuf personnes sont dès lors mises en examen par la justice : cinq cadres français et quatorze membres de la filiale argentine. Ces derniers sont accusés d’avoir fait fonctionner un bureau clandestin destiné au blanchiment d’argent en réalisant des transferts financiers vers des paradis fiscaux ou des opérations de change illégales.

 

BNP Paribas s’est installée en Argentine durant les années de dictature militaire (entre 1976 et 1983). Déjà en 1995, la justice détecte les premières manœuvres concernant des fuites des capitaux. Mais, à l’époque, l’enquête n’aboutit pas. En 2007, alors qu’ils enquêtent sur une affaire de corruption, de falsification de médicaments et de détournement d’argent public, les enquêteurs tombent sur un document indiquant l’existence « d’un compte en dehors du système » chez BNP Paribas Genève. La personne de contact en Argentine est un employé d’un bureau de BNP Paribas de la City de Buenos Aires. Une perquisition est alors menée dans ce bureau qui fonctionnait depuis janvier 200, sans autorisation de la Banque Centrale de la République argentine. Le bureau était placé dans l’orbite de la branche banque privée de la BNP mais il ne figurait pas dans l’organigramme officiel communiqué par la banque à la BCRA. Ce qui laisse peu de doutes sur l’implication de BNP dans ces opérations frauduleuses. Selon le juge en charge de l’affaire « l’oubli de la BNP résulte d’une décision délibérée des autorités de la banque de soustraire les activités de ce bureau au contrôle de la BCR ».

 

 

Le site Mirador évoque par ailleurs les centaines de millions de travailleurs ignorés des multinationales :

 

Une étude réalisée pour le compte de la Confédération syndicale internationale, portant sur 50 multinationales étasuniennes, européennes et asiatiques, estime que celles-ci emploient pas moins de 116 millions de personnes dans le monde entier. Seulement 6% d’entre elles sont des salariés directs des entreprises concernées. Les 94% restantes sont reléguées dans la pénombre de leurs chaînes d’approvisionnement, parmi les fournisseurs et sous-traitants, souvent avec des salaires bien moindres et des conditions de travail au rabais.

 

 

Avec environ 160 000 employés en France et 381 000 au niveau mondial, Carrefour est déjà l’un des plus importants employeurs privés de la planète. Mais, en réalité, si l’on tient compte de la main d’œuvre des divers fournisseurs et sous-traitants du groupe, l’effectif de Carrefour devrait plutôt être évalué à 3,3 millions de personnes. Soit près de dix fois plus. La firme française est loin d’être seule dans ce cas, comme le souligne une étude réalisée par la Confédération syndicale internationale, intitulée “Scandale. Dans les chaînes d’approvisionnement globales de 50 entreprises mondiales”. 2,3 millions pour Apple contre seulement 98 000 officiellement, 5,7 millions pour Coca-Cola (contre 129 000), 4,1 millions pour Nestlé (officiellement 339 000), 2,5 millions pour Nike (officiellement seulement 48 000 !), ou encore 10 millions pour Walmart (contre tout de même 2,2 millions de salariés directs).

 

 

Dans Marianne, la députée Isabelle Attard se prononce contre le fichier liberticide mis en place en catimini par le gouvernement :

 

Il y a une inadéquation totale entre le moyen choisi et le but officiellement recherché. On nous dit qu'il s'agit de lutter contre les faux papiers. Mon avis est que le gouvernement souhaite disposer d'un tel fichier pour en savoir plus sur la population, au cas où... Le plus grave est que le contexte sécuritaire actuel, les attentats, l'état d'urgence, permettent au gouvernement de faire passer ce texte sans aucun débat, sans aucune délibération.

 

Avec ce genre de fichiers, des détournements ont toujours eu lieu. Aux Etats-Unis, le gouvernement s'est servi du Patriot Act pour surveiller la population, notamment des personnalités écologistes qui ne représentaient aucune menace terroriste. En France, François Hollande avoue, dans Un président ne devrait pas dire ça, s'être servi de l'état d'urgence pour mater des militants écologistes pendant la COP21. Donc comment avoir confiance avec ce fichier ? En cas d'attentat, le risque sera fort de recourir à ce fichier. Et quand les données auront fuité, il ne sera plus possible de revenir en arrière.

 

 

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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AF30 07/11/2016 09:54

Moi, j'aime bien François Hollande. François, je t'aime !

Gensane 07/11/2016 10:44

Depuis que j'ai appris qu'il cousinait avec Hillary Clinton, celle-ci a toute ma compassion.

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