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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 06:48

Aujourd’hui : Le Grand Soir et les Etats-Unis. De nombreux articles très intéressants sur ce site. Je n’avais que l’embarras du choix.

 

Michel Taupin, dans le Grand Soir, décrit ainsi les Etats-Unis : Un pays qui dépense des fortunes démentielles dans les guerres et l’armement, plus que tous les autres pays du monde rassemblés, un pays qui détient le record du monde des millionnaires (20 millions) mais qui plonge dans la pauvreté déjà près de 46 millions de ses habitants, un pays dont le nombre d’analphabètes (3,2 millions), augmente impitoyablement, un pays qui vit dans une violence quotidienne inouïe et où la population s’entretue (300 millions d’armes à feu et 30 000 morts par an), un pays dont la dette publique abyssale s’approche des 20 000 milliards de $ et dont le paiement des intérêts représente à lui seul un budget de 450 milliards par an (le second après les dépenses militaires), un pays dont la dette des entreprises privées est de 17 000 milliards et celle des ménages de 13 000 milliards de $, soit une dette totale de 50 000 milliards de $, autant dire une catastrophe géante en prévision, une bombe atomique au-dessus de nos têtes qui éclatera si les taux d’intérêts augmentent un tant soit peu, un pays malade jusqu’à l’os de son racisme, de son inculture, de ses sectes religieuses, du génocide amérindien, un pays qui ne peut survivre que par le pillage des ressources des autres pays qu’il "démocratise", un pays dont justement le "système démocratique" particulièrement discriminant, oublie près de 60% de son peuple.

 

 

 

Le Grand Soir reprend un article d’Ignacio Ramonet pour Mémoires des luttes du 21septembre 2016 où l’ancien directeur du Monde Diplomatique expliquait pourquoi Trump avait de bonnes chances de l’emporter. Par parenthèse, début octobre, Michael Moore arrivait aux mêmes conclusions sur son blog. Pour Ramonet, « Depuis la crise dévastatrice de 2008 (dont nous ne sommes pas encore sortis), plus rien n’est comme avant nulle part. Les citoyens sont profondément déçus, désenchantés et désorientés. La démocratie elle-même, comme modèle, a perdu une grande part de son attrait et de sa crédibilité. Tous les systèmes politiques ont été secoués jusqu’aux racines. En Europe, par exemple, les séismes électoraux inédits se succèdent, depuis la victoire de l’extrême droite en Autriche jusqu’au Brexit anglais ou la récente défaite de la chancelière allemande Angela Merkel dans son Land de Mecklembourg-Poméranie.

 

Mais le bouleversement ne se limite pas à l’Europe, il suffit de voir l’écrasante victoire électorale, en mai dernier, de l’inclassable et tonitruant Rodrigo Duterte aux Philippines... Tous les grands partis traditionnels sont en crise. On assiste partout à l’ascension de forces de rupture, soit des partis d’extrême droite (en Autriche, pays nordiques, Allemagne, France), soit des partis populistes et anti-système (Italie, Espagne).

 

En 1980, la victoire inattendue de Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis avait fait entrer le monde dans un cycle de quarante ans de néolibéralisme et de globalisation économique. Une éventuelle victoire de Donald Trump le 8 novembre prochain pourrait, cette fois, faire entrer le monde dans un cycle géopolitique nouveau dont la caractéristique idéologique principale, que l’on voit poindre un peu partout et notamment en France, serait : l’autoritarisme identitaire.

 

 

Pour Paul Ariès, la victoire de Trump, c’est la victoire du protofascisme sur la corruption des élites... démocrates et républicaines.

 

Seul Bernie Sanders aurait pu faire gagner l’Amérique des pauvres contre l’Amérique des riches !

 

A défaut d’un grand projet émancipateur les naufragés du système ne pouvaient que voter pour celui qui transpire la haine, les pauvres ne pouvaient que se tromper de colère. Ils ne pouvaient qu’ajouter la lèpre au choléra.

 

Marine Le Pen, comme Trump, ajouterait le choléra à la peste. Les candidats des deux droites, ceux des républicains et ceux de la fausse gauche socialiste, ne peuvent qu’enfanter la haine ! Défendre à la fois la justice sociale, écologique et politique c’est la meilleure arme contre Trump/Le Pen.

 

 

Pour le philosophe communiste Georges Gastaud, Trump ne fait que dévoyer dans un sens fascisant cette légitime aspiration des peuples au progrès, à la solidarité et à la sécurité intérieure et extérieure. D’une autre façon que le libre-échangisme cultivé jusqu’au bout par Obama et Clinton, le protectionnisme bourgeois proposé par Trump représente lui aussi à terme un grave danger pour la paix mondiale.

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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commentaires

AF30 14/11/2016 08:27

Ce qu'il y a de magnifique avec le capitalisme c'est qu'il se nourrit même de ses propres turpitudes. Ainsi Hollywood fait du fric avec les films qui dénoncent ses effets délétères en prenant bien soin, bien évidemment, de ne pas creuser jusqu'à l'os des causes. On court voir ses films en étant satisfait à la sortie de ces petites révoltes. Ainsi également du système pénitentiaire qui permet à de grosses entreprises de faire du fric sur les déviances sociales dont le systeme ( pas celui la mais le premier ) est pour l'essentiel la cause. Etc, etc... Il faut bien lui rendre hommage à sa grande plasticité. Allez, pour faire cultureux ça me fait penser à ce dieu grec ( Antée ) qui, chaque fois qu'il tombe à terre, reprend des forces. Pour filer la comparaison il nous faudrait un Hercule.