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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 06:16

 

Aujourd’hui, une spéciale Fidel Castro et une spéciale Grand Soir car ce site n’a pas attendu le décès de Fidel pour consacrer des centaines d’articles à Cuba, à son peuple et à ses dirigeants.

 

 

Rafael Correa, le président équatorien, observe que Castro « est mort invaincu.  Il est mort en faisant honneur à son prénom : Fidel, digne de foi. Ceux qui meurent pour la vie, on ne peut jamais les appeler des morts. »

 

 

Très ému, Viktor Dedaj replace Castro au milieu du peuple Cubain : « D’aucuns diront qu’il était exceptionnel. Mais j’aime à penser aussi qu’il n’aurait jamais été ce qu’il est sans tous ces autres qui l’ont reconnu, soutenu et suivi dans une des plus belles aventures humaines du XXe siècle, et peut-être même du XXIe. »

 

 

Pour Jean Ortiz, Castro fut Fidel « le libérateur, l’émancipateur, le fédérateur, il a permis l’affirmation d’une nation. Le castrisme naît d’une revendication d’indépendance nationale ; la Révolution a été le fruit d’une histoire nationale. Fidel a en quelque sorte inventé Cuba. Il est donc historiquement le fondateur, le ciment, il porte une légitimité historique que nul ne lui conteste. »

 

 

Contre les calomniateurs, Maxime Vivas cite Victor Hugo : « Non, pas de révolte contre l’injure pas de dépense d’émotion par de représailles. Ayez une tranquillité sévère. La roche ruisselle, mais ne bouge pas. Parfois elle brille du ruissellement. La calomnie finit par être un lustre. A un ruban d’argent sur la rose on reconnaît que la chenille a passé. »

 

 

José Espinosa brosse un bref bilan politique : « L’histoire va juger son action. Ce qui demeure certain, c’est son rôle actif de premier plan dans la mise en place de la Trilatérale aux côtés du Che. L’aide aux différents mouvements de libération nationale quelle que soit leur nature n’a jamais failli : Angola, Mozambique, Guinée Bissau, Afrique du Sud, Algérie, Congo (ex Belge) en témoigneront. Fidel a toujours soutenu la lutte du peuple palestinien. Sa place majeure dans la lutte pour l’émancipation de l’Amérique latine, dans le combat contre l’impérialisme Yankee, est incontestable. »

 

 

Critiquant le biais anticastriste de Michel Onfray, Frédéric André décille les yeux du philosophe quant au blocs subi par Cuba depuis près de 50 ans : « il ne comprend pas que Cuba ait pu avoir des problèmes d’approvisionnement alimentaire lorsqu’il y a voyagé. Il a dû oublier qu’en plus du blocus étasunien qui aurait “bon dos” selon lui et dont il semble minorer les répercussions – sans doute est-il plus compétent que les différents organismes et spécialistes de l’Organisation des Nations unies en la matière, les Cubains ont eu à subir la fin brutale des relations avec leur principal partenaire économique suite à la chute de l’URSS et que le pays est entré dans une phase terrible appelé “période spéciale”. Conséquences : chute de 80% de son commerce extérieur, de la production industrielle, le pays s’est retrouvé à genoux, sans énergies, sans ressources. Et c’est précisément durant cette période que les dirigeants étasuniens ont décidé de durcir le blocus par des mesures complémentaires comme la loi Torricelli en 1992 et la loi Helms-Burton en 1996. Des dispositions illégales eu égard au droit international et dont l’objectif était d’asphyxier le pays dans le but de “semer le désordre”. Monsieur Onfray est-il au courant de cela ? Est-il au courant que tout bateau étranger accostant à Cuba perd le droit d’aller aux Etats-Unis durant de longs mois, et que par conséquent le coût d’importation des produits augmente considérablement ? Que ces lois sont encore en vigueur à l’heure où j’écris ces lignes, malgré le léger assouplissement opéré par l’administration Obama. »

 

 

Rosa Llorens rend un hommage “catalan” à Castro : « Nous n’avons pu faire notre révolution, en Espagne et en Catalogne, en 1936-39 ; mais, vingt ans plus tard, dans l’exil intérieur ou extérieur, nous l’avons faite symboliquement, par procuration, grâce à Fidel Castro : en libérant Cuba de cinq siècles de colonialisme, d’abord hispano-catalan, puis états-unien, il a aussi offert une revanche aux ouvriers et exilés espagnols et catalans, alors eux-mêmes colonisés par leur propre classe dirigeante.

 

Cette solidarité avec Cuba, les expériences d’Allende et de Hugo Chavez l’ont ravivée : quelles que soient les grotesques péripéties électorales en France et en Espagne, Fidel Castro restera notre lider spirituel. »

Revue de Presse (186)

 

 

Je rappelle que cette revue de presse a vu le jour à l'invitation de Maxime Vivas pour son émission “Excusez-moi de vous interrompre” programmée par Radio Mon Païs (90.1 FM) le lundi à 17 heures. La revue est reprise par Radio Campus Lille, 106.6 FM Lille dans l'émission “C'est l'heure de l'mettre” le mercredi à 18h30.

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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