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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 06:42

Mediapart : À la frontière italienne, des cheminots résistent à la « chasse aux migrants » :

 

Les agents SNCF sont directement sollicités par les forces de l’ordre. Le représentant syndical décrit : « Les policiers viennent nous demander : “ Est-ce que tu en as ? – De quoi tu parles ? Moi je ne sais pas reconnaître une personne en situation irrégulière. ” Les policiers nous montrent le visage pour dire noir. Ils m’ont aussi déjà demandé mes clefs de service pour ouvrir une cabine. » Avec le temps, ces contrôles discriminatoires deviennent « routiniers ». « On s'y est habitué, dit un cheminot. Ça s'est banalisé. On sait qu'à Vintimille, les policiers italiens et français sur le quai vont filtrer les voyageurs et qu'à Menton, les CRS vont fouiller le train et quand ils auront fini, ils nous donneront l'autorisation de repartir. Que peut-on faire ? Notre direction nous a bien fait comprendre qu'il ne fallait pas faire passer de gens et que nous nous exposions à des sanctions. Nous avons quelques agents qui sont de zélés délateurs. Le cheminot est un citoyen comme un autre, il regarde TF1 et a des problèmes de pouvoir d'achat... »

 

 

Adrien Guilleau, dans Mediapart revient sur la visite de Marine Le Pen en Guyane, une visite dans la droite ligne de l'extrême droite !

 

Malgré un comité d’accueil qui donnait de la voix à l'aéroport de Cayenne, Marine Le Pen a réussi à s'introduire en Guyane en passant par une sortie dérobée de l'aéroport.

 

Durant son séjour elle a rencontré les représentants patronaux des filières du bois et de l'orpaillage, promettant de faciliter les exploitations si elle accédait au pouvoir. Exploitations qui avec elle, n'en doutons pas, rapporteraient encore une fois plus à la France qu'à la Guyane, fidèle aux fondamentaux du colonialisme qui veut que l'on pille les richesses d'un territoire pour le profit de sa métropole ! Ensuite elle a visité le Centre Spatial Guyanais (CSG) qui est aux guyanais ce que les mines de Nikel sont aux Kanaks, le symbole de l'exploitation coloniale.

 

Durant sa visite, le seul homme politique guyanais ayant accepté de la rencontrer est Léon Bertrand, ancien ministre de Chirac, maire de Saint Laurent du Maroni depuis 1983, condamné à 3 ans de prisons ferme en 2013 pour délit de favoritisme et corruption passive, condamnation confirmée en Appel et en Cassation, il attend que soient rendues les modalités de sa peine, il a également été condamné pour complicité d'abus de bien sociaux.

 

 

 

Dans Mariane, Renaud Dély critique la propositions de certains socialistes de revenu universel :

 

Cruel défaitisme, significatif de l'impuissance des politiques en général et de la gauche en particulier. En fait, le «revenu universel» vient clore une histoire tragique ouverte par le sombre aveu soupiré par François Mitterrand au crépuscule de son règne : «Contre le chômage, on a tout essayé...» Depuis, les socialistes ont perdu le goût du travail. Plutôt que d'en créer, ils ont préféré soit le partager, soit inventer diverses prestations pour tenter de compenser sa perte. Entérinant l'existence durable d'un chômage de masse, ce renoncement idéologique s'est traduit par l'abandon de la valeur travail, récupérée il y a dix ans par Nicolas Sarkozy, aujourd'hui par Marine Le Pen.

 

 

Dans Le Grand Soir, Jean Ortiz rappelle qu’en Amérique latine comme ailleurs, rien n’est jamais acquis :

 

Mais qui a dit que les changements sociaux étaient irréversibles ? Pas plus ici qu’ailleurs. Le capital ne cède jamais sans qu’on le lui impose. Qui peut croire que l’on peut répondre une fois pour toutes aux revendications des peuples ? Depuis plus de cinq ans, depuis le coup de force « parlementaire » contre le président de gauche élu au Honduras, Zelaya, en juin 2009, Washington est parti à la reconquête du terrain perdu dans son historique « arrière cour ». L’impérialisme a les moyens d’influer sur les cours des matières premières, de mener la « guerre idéologique », de déstabiliser des économies, des situations politiques, d’acheter tel ou tel... Peut-être avions-nous oublié que l’impérialisme reste l’impérialisme ? Le Venezuela bolivarien a construit des hôpitaux, des Universités, 700 000 logements sociaux, a sorti de la pauvreté des milliers de familles des « ranchitos » dont beaucoup ont accédé au statut de « classe moyenne », et ont désormais d’autres revendications, notamment de consommation... Mais la consommation ne saurait être l’horizon d’une révolution. Débat à ouvrir peut-être...

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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