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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 06:40

 

Le Monde a bien rendu compte de l’entrée en matière de Trump le jour de son investiture :

 

Il n’a fait aucun effort pour éclairer un peu sa mine renfrognée. Sans doute voulait-il, à la façon des autocrates fascistes, renvoyer le visage d’un homme dur qui n’hésitera pas à se montrer brutal pour appliquer ses idées et faire respecter le nouvel ordre trumpien.

 

Le pouce levé pour saluer la foule était déjà limite. Le poing levé pour conclure le discours a, lui, volontairement dépassé les bornes. On sait à quel point les dictateurs jouent avec ce genre de symbole de brutalité pour ancrer dans l’imaginaire du peuple une image de puissance.

 

Il faut désormais être lucides : c’est bien un homme d’extrême droite qui a pris le pouvoir dans les urnes le 8 novembre dernier et qui fera tout pour le conserver. La démocratie américaine, fragilisée, ne le digèrera pas si facilement.

 

 

Dans les colonnes du Grand Soir, John Pilger l’explique : « Le problème, ce n’est pas Trump, c’est nous », sous-entendus nous qui n’avons pas suffisamment protesté contre la politique belliciste d’Obama : « Chaque mardi – comme l’a rapporté le New York Times – Obama a personnellement choisi ceux qui seraient assassinés, principalement par des missiles Hellfire tirés depuis des drones. Des mariages, des funérailles et des bergers ont été attaqués ». Lindsey Graham, sénateur républicain a estimé que les drones d’Obama ont tué 4 700 personnes.

 

Tout comme le fascisme des années 1930, de grands mensonges sont livrés avec la précision d’un métronome : grâce à un média omniprésent dont la description correspond désormais à celle du procureur de Nuremberg : « Avant chaque grande agression, à quelques exceptions près, ces médias lançaient une grande campagne de presse visant à affaiblir leurs victimes et à préparer psychologiquement le peuple allemand… Dans le système de propagande… c’était la presse quotidienne et la radio qui étaient les armes les plus importantes.

 

Sous Obama, les Etats-Unis ont étendu les opérations secrètes de « forces spéciales » à 138 pays, soit 70 % de la population mondiale. Le premier président afro-américain a lancé ce qui représentait une invasion à grande échelle de l’Afrique. Rappelant le partage de l’Afrique à la fin du XIXe siècle, le US African Command (Africom) a construit un réseau de quémandeurs parmi les régimes africains collaborateurs avides de pots-de-vin et d’armements étasuniens. La doctrine du « soldat à soldat » d’Africom embarque les officiers étasuniens à tous les niveaux de commandement, du général à l’adjudant. Il ne manque plus que les casques coloniaux.

 

En 2014, l’administration Obama a supervisé et financé un coup d’État fasciste en Ukraine contre le gouvernement démocratiquement élu, menaçant la Russie dans cette frontière occidentale par laquelle Hitler avait envahi l’Union soviétique, causant la perte de 27 millions de vies. C’est Obama qui a pointé des missiles en Europe de l’Est en direction de la Russie. Et c’est le lauréat du Prix Nobel de la Paix qui a augmenté les dépenses en ogives nucléaires à un niveau supérieur à celui de tous les gouvernements depuis la guerre froide — alors qu’il avait promis, dans un émouvant discours prononcé à Prague, d’« aider à débarrasser le monde des armes nucléaires »

 

 

 

L’Humanité dénonce un aspect de la politique prétendument sociale de Valérie Pécresse : « Ils n’ont pas honte ! Après avoir sucré plus de 7 millions aux associations, la présidente de la région IDF leur octroie… 100 000 euros pour cause de grand froid.

 

Retirer discrètement 7,2 millions d’euros d’un côté, puis en redonner 100 000 de l’autre à grand coup de communiqué ronflant, voilà sans doute ce que Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, veut dire quand elle affirme vouloir piloter la collectivité « la plus économe de France », selon l’expression utilisée, il y a dix jours, lors de la présentation à la presse de son budget 2017 (lire notre édition du 10 janvier). Problème : les victimes de ces tours de passe-passe, en réalité des coupes claires et brutales, ne sont autres que les associations franciliennes œuvrant pour les personnes les plus démunies et les sans-abri… »

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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