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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 06:23

Sur son blog, Jacques Sapir s’interroge sur Benoît Hamon :

 

La victoire de Benoît Hamon se fait dans un contexte très détérioré. Elle va donc très probablement accélérer la décomposition du dit parti. D’ores et déjà, un certain nombre de députés P « S » et de responsables se préparent à passer avec armes et bagages du côté de Macron. Nous assistons à la phase finale de l’agonie du parti crée à Epinay en juin 1971. Cela présage de recompositions politiques importantes, voire décisives, dans les mois qui viennent.

 

Cette victoire de Benoît Hamon est celle, avant tout, d’une politique de réseaux. Réseaux que l’intéressé a cultivés avec soin depuis de nombreuses années. Il faut se souvenir que Hamon entra en politique comme un « jeune rocardien », et qu’il y fréquenta alors Manuel Valls. Mais, surtout, Benoît Hamon s’est construit un personnage politique sur le mode « de gauche, mais pas trop ». Il n’hésite pas à reprendre des thèmes comme le « revenu universel » ou à piocher dans le programme de candidats plus à gauche que lui, comme dans celui de Jean-Luc Mélenchon où il a trouvé l’idée de « constitutionnaliser » les Biens Communs.

 

 

Fakir revient sur l’action de DSK au service du grand patronat :

 

Ce petit matin de février 1993, tout le CAC 40 défile en haut des Champs-Elysées. De leurs voitures avec chauffeurs, descendent Lindsay Owen-Jones (PDG de L’Oréal), Didier Pineau-Valenciennes (Schneider), Vincent Bolloré, Jean Gandois (Péchiney), Louis Schweitzer (Renault), Jean-René Fourtou (Rhône-Poulenc), Bertrand Collomb (Lafarge), François Michelin, Francis Mer (Usinor), Guy Dejouany (Compagnie Générale des Eaux), Serge Tchuruk (Total)…

 

À l’appel de leur ministre, Dominique Strauss-Kahn , trente-cinq patrons se rendent au siège de Publicis. Et à sa demande, encore, ils acceptent de verser 200 000 F chacun pour son futur « Cercle de l’Industrie ». À partir de septembre 1993, donc, tous les deux mois, une vingtaine de PDG se retrouvent à dîner. Autour de l’ancien ministre, ils rencontrent les commissaires européens, le président de l’OMC, celui de la Commission. Grâce à ce groupe de pression, une première taxe sur le CO2 est repoussée.

 

Qu’y gagne DSK ?

 

« On lui payait une secrétaire, un chauffeur et un téléphone », se souvient Raymond Lévy, ancien président de Renault et du Cercle. Via des comptes secrets, sa collaboratrice est payée par Elf. Tandis que lui ne touche rien, en apparence : c’est son bénévolat.

 

Et c’est naturellement cet ami du patronat qui sera choisi, en 1997, comme ministre de l’Économie. Et c’est naturellement que DSK mènera une politique pro-patronale : c’est lui qui convainc Lionel Jospin de jouer à fond la carte de l’euro, lui qui privatise les services publics à tout-va, lui qui offre Airbus en cadeau à Lagardère, lui qui diminue la fiscalité sur les stock-options, lui qui réclame des « fonds de pension à la française », etc.

 

 

 

Dans son blog, Robert Chaudenson évoque ce qu’occultent la plupart des grands médias : la petite entreprise de François Fillon, 2F Conseils :

 

Cette jeune entreprise est en effet un modèle de réussite ( plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires entre 2012 et 2015), d’autant qu'elle ne compte qu'un seul salarié... Monsieur François Fillon lui même, qui s'est versé 624 000 euros de salaire net en 3 ans et demi. Presque 18.000 euros de salaire mensuel, cette rémunération s’ajoutant à son traitement de député (5 357 euros net).

 

L’entreprise, d’après ses statuts, a pour objet social "le conseil, l’assistance, la formation, la réalisation d’études, de veille, d’audits, d’analyses ou de prestations (…)" en faveur "de toute personne physique (…), personne morale (…), tout Etat et de tout organisme international européen, national, étatique, régional, départemental, municipal ou local (…) ».

 

Tout au plus précise-t-on, dans son entourage, non sans réticences : l'essentiel de l'activité de 2F Conseil est constitué "des conférences données par François Fillon. Des conférences (dont une au Kazakhstan en 2013) auxquelles s'ajoutent "quelques analyses de conjoncture et des notes portant sur l'état des relations internationales". On nie en revanche que François Fillon ait été rémunéré pour une conférence en 2013 en Russie et une autre en Iran en 2016.

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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