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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 06:16

Avec la verve qu’on lui connaît, François Ruffin, dans Fakir, propose de faire le ménage : Alors, voilà ma bonne résolution pour 2017 : qu’on dégage les Arnaud Leparmentier, Laurent Joffrin et autres Dominique Seux des antennes. Que ça change un peu, qu’ils prennent notre place sur les strapontins, qu’on leur octroie quelques minutes de « débat », à l’occasion, pour se prévaloir de « pluralisme ».

 

Le même Fakir s’entretient avec un militant socialiste picard à propos de Vincent Peillon et de son passage dans la Somme comme député du Vimeu pendant cinq ans:

 

« Au départ, j’étais très content de faire la connaissance de Vincent Peillon, un jeune, qui parle bien, la relève. Très peu de monde l’a conspué, à l’époque, parce qu’il était ‘parachuté’. La difficulté, c’est plutôt maintenant, dix ans plus tard, quand tu as le sentiment que c’est toujours un parachuté. »

 

Les militants sont vite revenus de leur enthousiasme initial :

 

« Il venait assez peu aux réunions de section, et quand il venait, il faisait des discours de tactique, sur les autres dirigeants socialistes, un peu commère de la rue de Solférino. Il ne s’intéressait pas à la situation de la métallurgie. Un jour, des ouvriers l’ont évoquée, et il leur a dit : ‘Faites-moi une note là-dessus’, comme s’il se trouvait dans un cabinet ministériel, et pas dans le Vimeu. Mais il ne perdait pas le nord : à la sortie des meetings, il vendait ses bouquins ! Moi aussi, je me suis fait avoir. Je lui ai acheté Jean Jaurès et la religion du socialisme… Dedans, il recycle ses cours de philo sur Bergson, sur le matérialisme… Fallait voir ça : le pauvre travailleur qui se procure religieusement, c’est le cas de le dire, le livre d’un camarade et qui se retrouve avec une approche du temps chez Bergson !

 

Jamais il n’est venu à Cayeux, pendant son mandat, pour rencontrer les habitants.

 

 

Dans les Zindignés, Jean-Marc Sérékian analyse le « basculement de l’atome » bien avant le projet d’Hinkley Point : « Disons-le d’emblée, le point de basculement de l’atome est bien survenu très en amont du projet d’Hinkley Point… Il n’a pas non plus attendu Fukushima. Les pics des constructions de réacteurs et de production d’électricité nucléaire ont eu lieu tous les deux avant l’An 2000. Pour les mises en construction, les chiffres de la dégringolade générale sont suffisamment parlants: en 1979, année de la catastrophe de Three Mile Island, 230 réacteurs étaient en chantier, en 1986, année de Tchernobyl, on en comptait 120 en construction et au moment de Fukushima, en 2011, ils n’étaient plus que 64.

 

 

Dans son blog, Jean-Emmanuel Ducoin nous envoit ses « vœux grondants » : «Depuis Hugo, Marx, Jaurès et même Jack London (relisez absolument le ''Talon de fer'', 1907, que vient de rééditer le Temps des cerises), nous savons irréconciliable le conflit entre le travail et le capital. Plus que jamais, d’ailleurs, tant le capitalisme a retrouvé sa sauvagerie – désormais globalisée – et poursuit son unique chemin, sa rudimentaire disposition spoliatrice: avoir tout ce qu’il peut prendre et contrôler les esprits.

 

Ne lire ni amertume ni manichéisme dans ces mots. Juste de la lucidité, mâtinée de colère brute, que rehaussent encore les injustices d’une France sens dessus dessous qui oublie autant son histoire singulière que le socle sur lequel elle a adossé sa raison d’être au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : la République de progrès».

 

 

Enfin, sur le site de Mémoire des Luttes, Bernard Cassen s’en prend aux méfaits institutionnels de l’Union européenne : « Au lieu de constituer un bouclier contre les ravages sociaux et environnementaux de la mondialisation libérale, l’UE en est un agent actif, en particulier par son acharnement à promouvoir le libre-échange en son sein et dans ses relations avec les pays tiers. Demander « plus d’Europe » équivaut, dans les circonstances actuelles, à donner davantage de pouvoir aux instances non élues que sont la Commission et la BCE, et à déposséder les Etats des maigres marges de manœuvre qui leur restent pour répondre aux aspirations – pas toutes progressistes – de leurs citoyens.

 

La crise de la représentativité politique qui frappe pratiquement tous les Etats européens peut en partie être considérée comme un « dommage collatéral » d’une forme de construction européenne qui a délibérément ignoré les peuples.

Revue de presse (189)

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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