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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 06:34

Le blog de Canaille le Rouge évoque l’assassinat de Pierre Sémard à l’instigation de Vichy :

 

« Il y a 75 ans, le 7 mars 1942, le patronat français et la droite pétainiste faisait exécuter Pierre Sémard par les nazis. Le 1er janvier 1938, lors de la création de la SNCF, seule nationalisation du Front Populaire, il devient l’un des 4 administrateurs salariés. 11 mois plus tard il sera révoqué de son poste en décembre 1938 pour avoir appelé à la grève contre les décrets- lois Daladier de novembre 1938. Pour s'en débarrasser le gouvernement au prix de provocations, cabales et diffamations engage une phase supplémentaire de répression. Ce gouvernement, issue de la même majorité qu'en 36, pour servir ce qui sera la bourgeoisie collaboratrice française emprisonne Pierre Sémard le 20 octobre 1939. Après deux ans et demi de prison, le gouvernement de Pétain le livre à l’occupant nazi. Le 7 mars 1942, à Evreux, Pierre Sémard tombe sous les balles d’un peloton d’exécution.

 

La fédération CGT poursuit ainsi dans son communiqué :

 

« Cet acte, qui visait à museler et soumettre au joug des nazis la corporation et la fédération clandestine, va à l’inverse renforcer les cheminots dans leur résistance, leur combat revendicatif jusqu’à la grève générale et l’insurrection en 1944. »

 

 

Revue de Presse (197)

 

Très engagé dans la vie politique picarde, François Ruffin revient dans Fakir sur l’affaire Whirlpool : « En 1989, Whirlpool (alors Philips) comptait 38 usines dans l’Europe des douze. Il lui en reste aujourd’hui sept dans l’Europe réunifiée.

 

Des « économies d’échelle », se félicite le PDG. Et grâce à quoi ? Au transport pas cher. Qui rend les délocalisations rentables.

 

C’était le premier plan social que je suivais, en 2002, chez Whirlpool. Les lave-linge partaient d’Amiens pour Poprad, en Slovaquie, avec 360 emplois en jeu. A la conférence de presse, les syndicats racontaient des histoires de « Livre 4 », de « comité d’établissement », « d’hygiène et de sécurité », j’avais pas tout compris.

 

Le prétexte, selon le directeur de l’entreprise, était qu’ « en déplaçant notre production vers l’Europe centrale, on se rapproche de nos marchés ». Délocaliser ne semblait, dès lors, que justice : puisque ce sont les Tchèques, les Polonais, les Bulgares, qui achètent, comment s’étonner qu’ils héritent aussi des emplois ? Certes. Sauf que, à l’époque, 70% des lave-linge fabriqués à Amiens (plutôt du haut de gamme) étaient vendus en France. Et les 30% restants, au Bénélux, en Allemagne, en Italie, etc. Désertant pour la Slovaquie, la multinationale s’éloignait de ces marchés, plus qu’elle ne s’en « rapprochait ».

 

Une autre variable jouait, évidemment : la « masse salariale ». Et là, les ouvriers picards « manquaient de compétitivité » : eux s’engraissaient avec leurs 1 000 € par mois, tandis que les travailleurs slovaques acceptaient, d’après les documents, des « salaires dix fois moins élevés »... Sans compter des cotisations maladie, directement payées par l’Etat. Au final, en France, la main-d’œuvre représentait 12% de la valeur d’un lave-linge. Contre 2% en Slovaquie.

 

 

Rappelant qu’en 2016 il y avait ainsi sur terre 7,377 milliards d’abonnements de téléphonie mobile pour 7,4 milliards d’humains, Le Monde cite une étude de la revue Cyberpsychology, Behavior and Social Networking sur la manière dont les téléphones portables nous parlent de notre personnalité : « Si vous passez des heures à regarder des vidéos de chatons sur YouTube, si vous entendez sonner ou sentez vibrer votre portable dans votre poche alors qu’il est éteint, si Facebook est votre meilleur ami, si vous êtes incollable sur les sextapes de starlettes et de footballeurs, bref, si vous avez oublié l’époque où il fallait mettre des pièces dans une cabine téléphonique pour appeler dans la rue ou bien celle où l’on envoyait une carte postale avec des mots écrits au stylo pour donner de ses nouvelles, si vous ne parvenez pas à lire une phrase aussi longue que celle-ci parce que vous ne pouvez plus vous concentrer plus de trois secondes, ce journal parle de vous.

 

 

Pour vous détendre, je ne saurais trop vous recommander d’écouter la chanson “Flexible” par le groupe Les Douceurs.

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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