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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 06:42

La Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics a décidé de lancer un collectif poste pour contrer la politique de désengagement que la direction de La Poste mène depuis une dizaine d’années. Aujourd’hui, la moitié des 17 000 « points de contact » de La Poste ne sont plus des bureaux de poste, mais des services rendus en mairie, des relais en supérette ou en bureaux de tabac. Dans ces ersatz, à peine 5 % des opérations d’un vrai bureau de poste sont possibles. La direction de La Poste a clairement inscrit l’abandon des territoires, urbains et ruraux, dans sa stratégie 2020. Malgré des profits considérables (849 millions d’euros en 2016) des centaines de fermetures sont prévues, notamment dans les grandes villes.

 

 

A l’extrême droite, si le chef n’est plus le chef, où va-t-on ? Dans Marianne, Aymeric Chauprade voit Mariane Le Pen sous influence : « Depuis qu’il a quitté le Front national en 2015, l’ancien conseiller international de Marine Le Pen n’avait encore jamais évoqué publiquement l’une des raisons principales de son départ : l’« emprise », selon ses termes, des anciens « gudards » sur la présidente du parti. « Marine Le Pen n'est pas libre, elle est tenue par ces gens. Si elle arrive au pouvoir, ces gens seront le pouvoir ». « Quand j'arrive, on m'explique que ce sont les meilleurs amis de Marine Le Pen, les amis avec lesquels elle a fait la fête. Tout ça n'a rien d'extraordinaire, c'est son droit le plus strict, témoigne Aymeric Chauprade dans le documentaire de France 2 sur ces « hommes de l’ombre ». C'est seulement mois après mois que je comprends, que je constate, l'emprise de ces gens, qui sont bien plus que des amis. Manifestement elle ne peut rien faire sans eux et elle ne peut rien faire contre eux. » Et l’eurodéputé d’ajouter, si la frontiste devait être élue en mai prochain : « Il n'y a aucune raison que ce groupe disparaisse. C'est le groupe qui aura amené Marine Le Pen au pouvoir. C'est l'économie du Front national. Ce sont les secrets de Marine Le Pen. »

 

 

Toujours dans Marianne, Christian Eckert, secrétaire d’État au budget et agrégé de mathématiques dans le civil, s’interroge sur « l’exemption des placements mobiliers (actions…) de l’impôt de solidarité sur la fortune, présentée dans le programme d’Emmanuel Macron : « Ceux qui en bénéficieront seront très peu nombreux, et on sait que ceux qui paient beaucoup d’ISF sont ceux qui sont très investis en valeurs mobilières… » Le ministre estime à « 1% environ » des foyers concernés par l’ISF – soit 3 400 contribuables – les heureux bénéficiaires d’une mesure qui représenterait 2 milliards de dépense fiscale pour l’Etat. »

 

Même si nous ne sommes pas obligés d’aimer tous les journalistes, ce que nous dit L’Obs de cette profession est assez alarmant : « Fin 2016, il y avait 35.238 journalistes titulaires de la carte de presse, soit 690 de moins qu'à fin 2015 (-389 l'année précédente). Parmi les journalistes titulaires de la carte, plus du quart a un statut précaire (pigiste et demandeur d'emploi) et un peu moins de la moitié (46%) sont des femmes, note l'étude. En revanche, plus de la moitié (54%) des premières demandes sont faites par des femmes, ce qui tend à confirmer la féminisation de la profession. »

 

 

Revue de Presse (198)

Dans Le Monde Diplomatique, Alain Garrigou narre une vieille histoire qui nous fait penser à une autre très récente :

 

« Le châtelain et la châtelaine. Si nous faisions la part de nos faveurs, le comte aurait nos voix, la comtesse nos cœurs », disait une brochure électorale du comte Joseph Dominique Aldebert de Chambrun, en Lozère, sous le Second Empire. L’essor de la démocratie parlementaire au XIXe siècle n’a pas convaincu les nobles d’abandonner la politique. Ces anciennes élites, souvent monarchistes, s’employèrent à être élues sous la République. Elles habitaient le château familial et prétendaient avoir une légitimité naturelle à représenter les gens de leur pays. L’attachement de populations locales et rurales aux notables faisait de leur élection la « ratification de l’autorité sociale évidente », non sans qu’ils dépensent et se dépensent pour la communauté : gérer la mairie, accomplir les formalités administratives d’une population souvent illettrée, tenir un compte pour les pauvres chez les commerçants, pourvoir aux œuvres de bienfaisance de la paroisse. »

 

Une bien belle époque…

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Published by Bernard Gensane
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commentaires

AF30 20/03/2017 12:46

" une bien belle époque " La notre est-elle si différente ? N'y a-t-il pas encore, dans les esprits, plus de sujets que de citoyens ?