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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 05:26

Avant de l’avoir évoqué lors du débat des cinq principaux candidats à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait longuement développé dans son blog la collaboration des ciments Lafarge avec l’État Islamique (depuis, Lafarge s'est, retiré) :

 

« Le géant du sable et du ciment Lafarge-Holcim vient d’admettre d’avoir conclu des arrangements «inacceptables», à savoir, avoir indirectement financé l’organisation État Islamique pour poursuivre l’exploitation d’une cimenterie en Syrie, en 2013 et 2014.

 

Évidemment, le chœur de ceux qui m’ont nargué et calomnié sans relâche sur ce thème est désormais aux abonnés absents. Je compatis !

 

C’est le journal Le Monde qui avait révélé l’affaire du ciment sanglant fin juin 2016. Dans la sphère politique, seule Danielle Simonnet, coordinatrice du Parti de Gauche, s’était engagée dans une action concrète. Elle avait relayé ces informations au sein du Conseil de Paris. Car au moment où l’affaire était révélée, la ville de Paris devait voter une convention avec Lafarge pour le sable de Paris Plages. Seule Danielle Simonnet a voté contre. Elle seule ! Les amis de la guerre juste avaient des raisons de regarder ailleurs peut-être ? Leur immoralité était pourtant éclatante ! Car ce vote est incompréhensible !

 

Si le géant du ciment avoue c’est parce qu’il ne peut plus faire autrement. Car il fait l’objet d’une enquête à Paris sur ces relations criminelles avec les terroristes. Il est visé par une plainte de Bercy et de plusieurs ONG. La gravité des faits reconnus est sidérante ! Ils portent directement atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation. Il ne peut donc être question que cette affaire ne concerne que le Ministère du Budget. Les responsables de Lafarge doivent faire l’objet de l’ouverture d’une enquête judiciaire ! L’entreprise, a collaboré avec l’organisation ennemie que le gouvernement a désigné comme responsable notamment des massacres du Bataclan et du 14 juillet a Nice. Elle a encore recueilli cette année des bénéfices records. Elle se prépare a augmenter fortement les dividendes reversés à ses actionnaires. »

 

 

Revue de Presse (199)

Res Publica publie un Appel pour lier le combat laïque au combat social et pour fédérer le peuple :

 

« La crise économique que nous traversons depuis 2007-2008 nous entraîne, toujours plus vers des conflits sociaux et politiques. Il est clair que les fausses oppositions ourdies par les communautaristes sont des machines de guerre pour diviser le peuple afin de le neutraliser.

 

En effet, nous sommes dans une conjoncture particulière caractérisée par la récession comme dispositif de pouvoir. Le combat social et le combat laïque doivent former un seul bloc pour résister. Combattre sur le front social sans lutter sur le front laïque, et vice et versa, est voué à l’échec. La laïcité est notre outil pour fédérer les luttes sociales et lutter pour la justice sociale, la citoyenneté et la véritable égalité qui caractérisent la République sociale. Car les communautaristes, vieilles marionnettes des oligarchies financières, se servent en particulier de l’appauvrissement des quartiers populaires et des discriminations qui y sont subies pour justifier le fait politico-religieux (Manif pour tous, intégristes chrétiens, islamistes, etc.), et détourner les citoyens de ces quartiers du combat social et citoyen. »

 

 

Dans son blog, Catherine Kintzler problématise le rapport entre la laïcité et l’intégrisme :

 

« La laïcité va jusqu’aux racines de la disjonction entre foi et loi. Au-delà même de la séparation des églises et de l’État, elle rend le lien politique totalement indépendant de toute forme de croyance ou d’appartenance : il ne se forme pas sur le modèle d’un lien préexistant, religieux, coutumier, ethnique. L’appartenance préalable à une communauté n’est pas nécessairement contraire au lien politique, mais elle n’est jamais requise par lui. Et si une appartenance entend priver ses «membres » des droits ou les exempter des devoirs de chacun, l’association politique la combat. On voit alors que, si l’intégrisme peut encore s’accommoder d’une association politique « moléculaire » où les communautés en tant que telles sont politiquement reconnues, il ne peut que haïr celle qui réunit des atomes individuels, qui accorde aux communautés un statut juridique jouissant d’une grande liberté mais leur refuse celui d’agent politique ès qualités. »

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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