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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 05:35

200ème revue de presse. Maxime, on sabre le champagne !

 

Dans Le Monde, Olivier Roy revient sur le profil des terroristes islamistes :

 

« Il est constant sur ces vingt années : pour la plupart de seconde génération, redevenus religieux après un passé profane voire, pour moitié d’entre eux, délinquant, ils sont membres d’un petit groupe de copains et de frangins, avec quelques convertis en arrière-plan (les frères Clain). Chaque groupe avait un lien direct avec le djihad global (Al-Qaida puis Daech).

 

Depuis le Bataclan, les attentats commis en Europe répondent à un modèle assez différent et leurs auteurs sont plus disparates. Ces attentats (Magnanville, Saint-Etienne-du-Rouvray, Nice, le marché de Noël de Berlin et, dernièrement, Londres) portent le signe d’un grand amateurisme. Il s’agit d’individus plutôt instables, peu structurés, voire marginaux, au point que la police a du mal à remonter la filière qui les lierait à Daech, même s’ils se revendiquent de l’Etat islamique et que l’organisation s’attribue le crime. Pas besoin de faire de grandes analyses géostratégiques ou sociétales pour expliquer les cibles : Daech fait feu de tout bois et frappe l’Allemagne alors que celle-ci n’est pas engagée dans la coalition contre l’Etat islamique. »

 

 

Son équipe le jure, main sur le cœur : Trump se rend dans ses établissements parce qu'il s'y sent bien, parce qu'il y est accueilli chaleureusement et avec bienveillance, parce qu'il aime particulièrement les steaks bien faits, avec le ketchup bien fait, servis dans les restaurants de ses hôtels. Point barre. Pourquoi lui interdire d'aller chez lui ? Interrogé par le New York Times, Robert Weissman, président de l'ONG Public Citizen, estime : « Il est normal pour un président de sortir et de se rendre dans des petites entreprises à travers le pays qui peut servir de petit coup de pouce promotionnel. Mais Donald Trump passe beaucoup de son temps de repos à faire de la publicité pour son business en marchant. C'est un écart majeur par rapport aux normes traditionnelles. »

 

Cette promo gratuite fonctionne-t-elle ? Lors d'une conférence de presse pour promouvoir un tournoi de golf, le fils de Donald Trump, Eric, qui gère les 16 terrains de golf de la Trump Organization, avait annoncé, tout fier : « Les planètes sont toutes alignées. Notre marque n'a jamais été aussi 'brûlante'. »

 

Au Huffington Post, Richard Painter, ancien avocat en éthique de la Maison-Blanche sous l'administration du président George W. Bush, juge, sévère : « Il ne devrait pas utiliser sa position officielle pour promouvoir ses affaires. Cela ne fait pas de lui un bon homme d'affaires. Cela fait de lui un mauvais président. »

 

 

Selon François Lenglet (sur RTL), que l’on citera exceptionnellement, et qui cite une étude du prix Nobel d’économie britannique Angus Deaton, la mortalité chez les Étasuniens blancs d’âge moyen, qui était en déclin depuis 1978, a recommencé à augmenter depuis quinze ans en raison des abus d’alcool, de drogue et des suicides, surtout chez les populations défavorisées. En 1999, la mortalité des Blancs non hispaniques était inférieure de 30% à celle des Noirs. Aujourd’hui, elle lui est supérieure de 30%. Les causes en sont l’alcool, l’usage massif d’antidépresseurs, le chômage, la désintégration des familles, le suicide.

 

La classe moyenne blanche aux Etats-Unis, qui a pour partie voté Trump, vit une véritable descente aux enfers.

 

 

Sur son blog, Jean-Emmanuel Ducoing pose un question que Fillon, Macron et Hamon posent assez rarement : « Où sont les usines ? En huit ans, plus de 600 usines ont disparu du paysage national, sachant que cette statistique morbide est un résultat net entre ouvertures et fermetures. Pas d’industries sans services publics et pas de services publics sans industries: certains n’y verront qu’un slogan arraché à des cerveaux archaïques ; d’autres, comme nous l’avons lu récemment sous la plume d’un chroniqueur d’un quotidien du soir, une forme de « populisme industriel »… De l’insulte à la connerie, le libéralisme conduit à tout. Et même au déni de réalité.

Revue de Presse (200)

PS : Le Maxime interpellé est, bien sûr, Maxime Vivas. Il anime l'originale et enrichissante émission “Excusez-moi de vous interrompre” sur les ondes de Radio Mon Païs. J'y assure la revue de presse.

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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