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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 05:28

 

Dans les colonnes du journal suisse Le Temps, Gabriel Galice, Daniele Ganser et Hans von Sponeck estiment que « Ce n’est pas la Russie qui menace l’Europe, mais les Etats-Unis et ses alliés de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) qui déstabilisent le monde. Après l’illégale guerre d’Irak, l’extension du nombre de pays membres de l’OTAN et l’expansion tous azimuts de son aire d’action, le renversement du régime de Kadhafi en Libye, puis ce que nous considérons comme un coup d’Etat en Ukraine organisé et soutenu par les Etats-Unis, auront été les lignes rouges déclenchant les ripostes russe et chinoise qui avaient déjà constitué l’Organisation de Coopération de Shanghai après le premier élargissement de l’OTAN. » Et les pays neutres, demandent les auteurs ? « La Suède rétablit la conscription. L’Etat-major suédois manœuvrait naguère de concert avec l’OTAN et les Etats-Unis, ce à l’insu du gouvernement d’Olof Palme qui préconisait la détente avec Moscou… et qui en mourut assassiné. »

 

 

Pour Politis, l’évasion fiscale constitue un casse permanent : « Un an après les révélations d’un consortium de médias, les banques et les multinationales font toujours échapper des centaines de milliards d’euros des États où elles sont imposables.

 

Le dernier rapport d’Oxfam laisse pantois. L’ONG britannique révélait lundi dernier que les vingt plus importantes banques européennes généraient 26 % de leurs profits dans des paradis fiscaux. Grâce à des montages financiers et des sociétés écrans, elles déplacent une partie de leur chiffre d’affaires dans les îles Caïmans, aux Bahamas, au Luxembourg, etc., où l’imposition est très faible, voire nulle. En 2015, les sommes échappant au fisc des pays où ces banques sont réellement actives totalisaient 25 milliards d’euros. Leurs filiales des paradis fiscaux sont deux fois plus rentables qu’ailleurs, et avec des effectifs salariés réduits. Oxfam décerne le pompon à la Barclays : au Luxembourg, son bureau affiche 13 millions d’euros de bénéfices avec un seul employé. Certaines filiales des vingt banques européennes sont même dépourvues d’employés et cumulaient cependant 628 millions d’euros de profits en 2015. La BNP Paribas occupe le premier rang du palmarès : aux îles Caïmans, sa coquille vide génère 134 millions de bénéfices. La Société générale n’est pas en reste, qui dégage 22 % de ses profits dans les paradis fiscaux, où ne sont employés que 4 % de ses effectifs. En Irlande, ses bénéfices y sont quatre fois supérieurs au chiffre d’affaires déclaré !

 

 

Dans Res Publica, Bernard Tepper nous recommande chaudement d’acheter, ou de racheter dans sa nouvelle édition, le Dictionnaire amoureux de la laïcité d’Henri Pena-Ruiz : « Rappelons, comme cela se voit à la lecture du Dictionnaire (à l’entrée Karl Marx par exemple), qu’Henri Pena-Ruiz est l’intellectuel contemporain qui lie le combat laïque et le combat social, contrairement à la gauche de la gauche décomposée et à d’autres intellectuels pour qui le combat laïque est indépendant des autres combats. Nous savons pourtant que les avancées laïques n’ont eu lieu que lors des avancées sociales et politiques et que, symétriquement, les reculs laïques ont eu lieu lors des périodes régressives du capitalisme, comme lors de l’actuelle période néolibérale. »

 

 

Le site Mirador, spécialisé dans l’étude des multinationales, brosse un portrait complet de Bayer, ex IG Farben. J’en extrais ceci : « [Dans les années trente], IG Farben constitue une aubaine pour la quête autarcique allemande. Sous l’occupation, un bloc économique couvrant une zone allant de Bordeaux à Santa Sofia (Italie) est mis en place et IG Farben tentera d’en occuper le leadership avec succès. La firme contrôle progressivement la moitié de l’industrie des colorants français, prenant ainsi sa revanche sur le diktat de Versailles. En 1942 le cartel tente la création d’une Union européenne du Caoutchouc avec des industriels français et italiens. Ce cartel servira à rationaliser les besoins de production et renforcer les positions allemandes. La firme met au point le Zyklon B, initialement un pesticide, qui sera utilisé dans les chambres à gaz. Les prisonniers des camps de concentration participeront également à l’effort de guerre : le cartel emploie 83 000 travailleurs forcés en 1944.

 

Pour le site de Leverkusen la guerre s’arrête le 14 avril 1945, avec l’arrivée des troupes américaines avant que l’armée britannique n’occupe la zone. »

 

Revue de Presse (201)

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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