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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 05:33

 

Bernard Teper, dans Res Publica brosse un bref tableau de la politique de Marisol Touraine à la Santé, qui n’aura rien fait pour empêcher les dentistes d’être les champions du dépassement d’honoraires : « Le résultat des gesticulations de l’hypermédiatique ministre de la santé, Marisol Touraine, est affligeant. 3,2 millions de Français vivent dans un désert médical. Et le projet néolibéral promet d’agrandir ces déserts médicaux. Déjà dans plusieurs endroits de la France métropolitaine, des médecins refusent les malades atteints de pathologies lourdes faute de temps pour pouvoir les suivre. Les internes sont en grève contre le projet de raccourcissement d’un an de leur formation au moment où celle-ci se complexifie. L’espérance de vie n’a pas augmenté du 31 décembre 2014 au 31 décembre 2016. Les réformes néolibérales ont fait croître comme jamais les dépassements d’honoraires. Ils sont aujourd’hui de 14,5 milliards d’euros avec 2,8 milliards pour les médecins, 5,9 milliards pour l’optique, 4,8 milliards pour les dentistes et 1 milliard pour les audioprothésistes. Sans compter certains actes techniques. »

 

 

Le site Mémoire des Luttes s’étonne de la découverte très opportune de l’ALBA par France Inter et Europe 1 : « C’est sans doute la première fois que le mot ALBA était prononcé sur les radios concernées. Il s’agissait d’associer les noms de deux repoussoirs présumés, Fidel Castro et Hugo Chavez, à celui de Jean-Luc Mélenchon en vue de discréditer le candidat de la France Insoumise, et donc de le faire dégringoler dans les sondages.

 

Pour ce qui concerne la place d’une adhésion à l’ALBA dans le programme de Jean-Luc Mélenchon, on relèvera qu’il s’agit seulement de l’une des 8 grandes mesures rassemblées dans le chapitre 62 sous le titre « Construire des coopérations altermondialistes et internationalistes ». Ces mesures concernent non seulement l’Amérique latine et les Caraïbes, mais aussi l’Afrique, la Chine, la Banque de développement des BRICs, l’ONU, l’aide au développement, etc.

 

 

Sur son site Uranopole, Pierre Verhas nous remet en mémoire une conversation entre Danièle Mitterrand et son mari : « Danielle Mitterrand rapporta dans ses mémoires un entretien avec son mari, le président François Mitterrand, où elle lui posa la question fondamentale.

 

« Pourquoi maintenant que tu es au pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais promis ? Il me répondit qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la banque mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J’appris ainsi qu’être le gouvernement, être le président ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes au capitalisme. »

 

 

Le Monde consacre un hors-série à l’écrivain autrichien Stefan Zweig, présenté en ces termes : « Au départ, il y eut le pacifisme, non pas une idée fade et pasteurisée, mais un cri suffoqué contre une guerre qui, pour la première fois dans l’histoire, avait causé en une poignée d’années des millions de morts.

 

A côté des revanchards de tout bord, il y a eu cette minorité pensante, glorieuse, fragile, tenace. Une minorité représentée surtout par un Autrichien humaniste qui ne pleurait pas la perte d’un empire, minorité admirablement décrite par Romain Rolland dans une conférence de 1939 à Paris. « Stefan Zweig appartient à une espèce qui n’est peut-être pas en voie de disparaître – du moins, je l’espère – mais qui est sérieusement menacée par les conditions actuelles, et qui ne se perpétue qu’à travers toutes sortes de difficultés : celles de grands Européens. »

 

Revue de Presse (203)

Le critique gastronomique de l’Observer, Jay Rayner, est allé déjeuner au Ritz parisien avec une amie. Cela lui a coûté 600 euros. “Je n’ai jamais rien mangé de plus immonde”, écrit-il. Á titre d’exemple, l’apéritif : La mise en bouche par laquelle on nous intime de commencer consiste en une bille transparente posée sur une cuillère : la chose, dans la vogue de la sphérification mise au point il y a vingt ans par Ferran Adriá dans son restaurant El Bulli [en Catalogne], ressemble à un implant mammaire en silicone taille Barbie. Quand elle éclate en bouche, la bille lâche une odeur de renfermé goût gingembre. Ma commensale grimace : ‘On a l’impression de manger un vieux préservatif oublié par terre au fond d’un magasin de fruits et légumes.’

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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