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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 05:27

Ci-dessous un cri du cœur lancé par Fald, professeur d'allemand, dans les colonnes du Grand Soir :

 

Ce jeudi 11 mai avant 8 heures, je suis dans ma voiture, en route pour une réunion des trop rares retraités qui restent syndiqués.

 

J’écoute France Inter et c’est votre heure, Madame Charline Vanhoenacker, et vous êtes généralement assez drôle, sauf quand vous faites un sketch avec un partenaire. Là, ça gueule, ça bafouille, et c’est incompréhensible, pas seulement pour les presbyacousiques de mon acabit.

 

Mais ce n’est pas mon soucis immédiat.

 

Ce matin là, le sujet, c’est Marion nièce de l’héritière de l’héritier de Montretout-Sauf-Le-Fric, qui arrête la politique pour, soi-disant, jouer les mères de famille et probablement pour aller se faire plus de galette chez un de ses amis du MEDEF.

 

La chronique démarre pas trop mal, avec quelques piques bien senties contre la néofasciste de service, et puis, soudain, la connerie ! La connerie avec un grand C ! Un C grand comme un K ! Un C gros comme un Q : vous dites qu’entre autres choses typiquement nazies, la Marion va apprendre à sa fille... à parler allemand !

 

L’allemand, je l’ai enseigné tout au long de mon anti-carrière. Au demeurant en me battant contre les "Européens convaincus" qui veulent réduire l’enseignement des langues à quelques rudiments de globish et à un vague vernis touristique d’espagnol, avec un nombre d’heures de cours qui ne permet même pas un saupoudrage.

 

L’allemand, Madame Vanhoenacker, ce n’est pas que la langue d’Adolf. Je vous répèterai ce que j’ai souvent dit à ceux qui se croyaient aussi spirituels que vous : si les Arabes, les Viêts, et en ce qui vous concerne, les Congolais, n’avaient retenu de notre langue que les vociférations des sous-offs français et belges, vous les prendriez pour des cons, Madame Vanhoenacker, et vous auriez raison.


 

Ludwig Van Beethoven et Charline Vanhoenacker : deux barbares ?

De même, si j’appliquais à tous les gens dont le nom commence par "Van" le vers de Jacques Brel "Nazis pendant les guerres et catholiques entre elles", vous me prendriez pour un con et vous auriez raison. Seulement voila, Madame Van-comment, déjà ?, ni le grand Jacques ni le petit moi ne sommes assez idiots pour ça.

 

Les germanistes, Madame Vanhoenacker, aiment les bouquins que Goebbels faisait brûler en place publique, ils aiment les œuvres de ces gens forcés par Hitler, comme l’a dit Bertolt Brecht, à changer de pays plus souvent que de chaussures.

 

Les étudiants néofascistes, on les retrouve massivement en fac de droit. En fac d’allemand, ils sont sporadiques et quasi clandestins.

 

Alors, Madame Vanhoenacker, vous et tous les petits insolents officiels du régime qui ne peuvent pas évoquer l’allemand sans se mettre à gueuler comme Francis Blanche dans le rôle de Papa Schulz, et qui ne peuvent pas se moquer des Le Pen sans les faire passer pour des germanistes, je voudrais leur dire qu’on peut aussi être un bon humoriste sans être un foutu connard.

 

[PS : “ Beethoven ” est un patronyme néerlandais qui signifie champs de betteraves. Un type sourd avec un nom aussi ridicule, comment voulez-vous qu'il puisse réussir dans la musique ? ]

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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commentaires

jean-jacques clement 23/05/2017 13:36

Charline V. nous disait "que la Belgique avait la forme d'un cerveau posé sur la France". Elle travaille sur France Inter...

AF30 23/05/2017 09:14

Sur ce cher Beethoven, une citation de l'inoublié François Cavanna : Beethoven était tellement sourd que, toute sa vie, il a cru qu'il faisait de la peinture.
Faut bien rire un peu malgré ces cons.

Lecteur 23/05/2017 08:33

Commentaire d'un lecteur ami :
Il faut l’avoir vue sur France 2 (sourire de Pujadas) lancer un survet ADIDAS à JLM tandis que s’affichait la photo géante d’un vieillard émacié, hagard, le poil clairsemé : Fidel Castro à l’article de la mort. C’était une séquence humour.
On ne sait pas ce qui attrista le plus à ce moment-là : le visage pathétique du géant vaincu par les ans où l’ignorance politique de la jouvencelle qui ne savait pas de qui elle voulait faire rire, ni même qu’elle était en train de cracher sur un mourant, héros adulé des peuples sur plusieurs continents et haï par un microcosme médiatique parisien, vide, sans culture, sans épaisseur. Et unanimement content de soi dans cette bêtise grasse.
Tout ce qu’elle savait, c’est que ce genre de bassesse pouvait servir sa carrière. Mais elle avait sans doute tort en cela qu’elle montra, même aux maîtres de la bien-pensance, qu’elle n’avait pas l’épaisseur intrinsèque.
Elle est de la trempe des comiques qui ont besoin de rires factices de complices en studio pour que son public (espère-t-elle) rie.
Charline Vanhoenacker sait qu’elle n’a pas le niveau. Ils sont peu nombreux à l’avoir parce que le critère premier de sélection des humoristes est leur capacité à se couler dans le moule de l’idéologie dominante.
Coluche est mort il y a trente ans et les verrouilleurs de médias ont veillé à ce qu’il ne renaisse pas.
Gloire (éphémère) à Bécassine Vanhoenacker, donc !

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