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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 05:32

 

Sous Najat Valaud-Belkacem, Le ministère de l'Éducation nationale a autorisé les autorités académiques à donner aux grandes entreprises du numérique Gafam (Google Amazon Apple Facebook Microsoft, et autres) la possibilité d'accéder aux fichiers des établissements scolaires.

 

Le fichage généralisé des élèves par le fichier Base élèves a déjà suscité de nombreuses indignations. Désormais, les Gafam et autres auront accès aux fichiers des établissements.

 

Selon la revue en ligne Le café pédagogique, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a mis en garde : « Si celle-ci juge "intéressante" l’idée lancée par le ministère (mais non concrétisée) d'une charte de confiance, "elle considère que, compte tenu de la sensibilité des données en jeu, cette charte devrait se traduire par un encadrement juridique contraignant tant en ce qui concerne la non-utilisation des données scolaires à des fins commerciales, l’hébergement de ces données en France ou en Europe ou encore l’obligation de prendre des mesures de sécurité conformes aux normes en vigueur.

 

La CNIL "appelle donc les responsables éducatifs, enseignants et les collectivités territoriales à être vigilants et à ne recourir qu’à des services numériques respectant ces règles et principes ».

 

 

Quand l’Éducation nationale se brade aux grandes entreprises du numérique

 

Dans le même sens, un communiqué de l'association Enseignement Public et Informatique a publié le 25 mai 2017 le communiqué suivant :

 

« L'émotion suscitée par ce courrier est grande. L'EPI la partage. Ce passage en force, en contradiction avec le cadre réglementaire actuel et qui repose sur une initiative non soumise à la concertation, est inacceptable. Il suscite déjà de nombreuses réactions auxquelles l'EPI s'associe. On ne doit pas donner les clés de la maison Éducation nationale aux GAFAM. Surtout qu'une volonté politique, qui fait défaut, permettrait de faire autrement en s'appuyant notamment sur les logiciels libres. Il est possible de « dégoogliser Internet » comme le fait à son échelle l'association Framasoft. L'EPI juge inacceptable que les grandes multinationales du numérique puissent puiser à leur guise dans les données personnelles et scolaires des élèves et des enseignants. L'EPI demande aussi la non-reconduction de la convention signée fin novembre 2015 entre Microsoft France et l’Éducation nationale.

 

La FCPE a également protesté. On attend la réaction de la Ligue des droits de l’homme...

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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