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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 05:35

 

Evariste, dans Res Publica, analyse la montée en puissance de ce qu’on nomme, à tort, « populisme de gauche » : « Concernant l’imputation de « populisme de gauche », il faut d’abord comprendre pourquoi il y a ici et là des émergences qui ne sont pas des émergences en provenance des partis traditionnels. C’est en fait assez simple. Les politiques néolibérales ont accru à un niveau phénoménal la désintégration économique des couches populaires, mais également des couches moyennes intermédiaires qui se sentent de plus en plus déclassées. La non-intégration économique de ces catégories et la désindustrialisation massive de la France induisent directement la désaffiliation des partis politiques traditionnels, surtout si ceux-ci recrutent de plus en plus chez les CSP+ de la fonction publique. De plus, aujourd’hui contrairement à la période d’après-guerre, les couches populaires vivent de moins en moins là où se crée la richesse, la ségrégation sociale se double d’une ségrégation spatiale.

 

Dans ce contexte, attention à ne pas donner crédit aux médias néolibéraux qui ne sont là que pour gagner du temps pour le compte du patronat avant la crise paroxystique qui s’annonce sans que l’on sache quand elle arrivera. »

 

 

Le site Révolution tire le bilan de la dernière présidentielle : « Macron se prépare à lancer une offensive implacable contre les conditions de vie et de travail de la grande majorité de la population. Dès le 25 avril, le patron du Medef, Pierre Gattaz, complétait son soutien à Macron d’un avertissement : « La France ne peut pas se permettre encore 5 ans de demi-mesures ». Ainsi, la loi Travail, les lois Macron, les coupes budgétaires et les dizaines de milliards d’euros versés dans les caisses du grand patronat, sous François Hollande, n’étaient que des « demi-mesures » au regard de ce que la classe dirigeante exige. Et nul doute que le nouveau président est disposé à lui obéir.

 

Macron va sans doute maintenir le flou sur son programme jusqu’au deuxième tour des élections législatives. Puis, s’il trouve une majorité parlementaire, il tombera le masque et annoncera des contre-réformes bien plus sévères que celles prévues dans son programme officiel. Il adoptera peu ou prou le projet de François Fillon, c’est-à-dire celui dont la bourgeoisie a besoin pour défendre la « compétitivité » de ses entreprises et ses marges de profits, compte tenu de la crise du capitalisme français. En bref, Macron déclarera la guerre aux travailleurs. Les organisations du mouvement ouvrier doivent s’y préparer sans tarder ! »

 

 

Le même site dénonce le désordre permanent mondial » instauré par Trump : « Afin de maintenir leur domination et leurs profits, les impérialistes – Américains et autres – n’auront de cesse de semer les germes de conflits locaux, qui à leur tour déséquilibreront un peu plus les relations internationales. Ils multiplieront les interventions « locales » et les guerres par procuration. Mais une véritable guerre mondiale entre grandes puissances n’est pas à l’ordre du jour. Ceux qui redoutent une telle guerre ne tiennent compte ni des intérêts objectifs des grandes puissances, ni du rapport de force militaire réel entre celles-ci, ni des développements de la lutte de classes à l’échelle mondiale.

 

En attendant, l’impérialisme américain, même en déclin, reste la principale source des tensions dans le monde. Un personnage instable tel que Trump ne peut que contribuer à accélérer un processus qui s’impose à lui par les lois du capitalisme, qu’il défend. »

 

 Politis dénonce  le déjeuner dégradant (le « lunch sharing » des Étasuniens) qui vise à stigmatiser les enfants pour inciter les parents « mauvais payeurs » à payer les factures de cantine. En France, la loi Égalité et citoyenneté du 27 janvier 2016 assure que l'inscription à la cantine scolaire est un droit sans distinction de situation des enfants et de leurs parents. Or deux mois après l'adoption de la loi, la polémique des « enfants raviolis » de la ville de La Teste-de-Buch, en Gironde, a largement été médiatisée. La raison ? Le menu « de substitution », composé de raviolis en boîte, mis en place par la mairie LR pour les enfants dont les parents étaient en retard sur le paiement des frais.

Revue de presse (206)

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Published by Bernard Gensane
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