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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 05:42

Le site Cerises propose une analyse de combat pour les élections législatives : «Insoumis de tous poils, unissez-vous pour une nouvelle percée spectaculaire le 11 juin ! »

 

Emmanuel Macron n’est pas seulement un pur produit de l’élitisme républicain de bon papa. Le jeune loup incarne à la fois la volonté antidémocratique de casser le Code du travail, la fuite en avant libérale de l’Union européenne et aussi un consternant désintérêt pour les enjeux écologiques. Jusqu’aux élections législatives des 11 et 18 juin, il devrait en partie retenir ses coups : il doit en effet tenter à toute vitesse d’opérer une recomposition d’ampleur, sans laquelle il n’obtiendra pas de majorité pour gouverner. Il s’attachera à solliciter un consensus en vue d’une future loi sur la transparence de la vie politique, et il mettra probablement un bémol à son intention de liquider 120 000 emplois publics et de diminuer de 60 milliards les dépenses publiques.

 

 

Bernard Tepper, dans Res Publica, dresse le bilan santé des années Hollande : « 3,2 millions de Français vivent dans un désert médical. Et le projet néolibéral promet d’agrandir ces déserts médicaux. Déjà dans plusieurs endroits de la France métropolitaine, des médecins refusent les malades atteints de pathologies lourdes faute de temps pour pouvoir les suivre. Les internes sont en grève contre le projet de raccourcissement d’un an de leur formation au moment où celle-ci se complexifie. L’espérance de vie n’a pas augmenté du 31 décembre 2014 au 31 décembre 2016. Les réformes néolibérales ont fait croître comme jamais les dépassements d’honoraires. Ils sont aujourd’hui de 14,5 milliards d’euros avec 2,8 milliards pour les médecins, 5,9 milliards pour l’optique, 4,8 milliards pour les dentistes et 1 milliard pour les audioprothésistes. Sans compter certains actes techniques. »

 

 

Selon Paris Match, les Lyonnais ont été émus par la nomination de leur maire Gérard Collomb : « Dans son laboratoire lyonnais, Collomb transgresse les dogmes et n'a de cesse de fustiger « ces socialistes archaïques » qui lèvent les yeux au ciel lorsqu'il ne cesse, à longueur de meetings, de parler de sa réussite. L’alliance avec le Modem ? Des années que Collomb la pratique. Son côté pro-business ? Totalement assumé de la part de celui qui, en 2011, soutenait déjà Dominique Strauss-Kahn. « Je sais qu’on ne peut pas tourner le dos aux entreprises », clame-t-il, lui qui n’hésite pas à faire des randonnées en 4x4 avec les princes de Dubaï. Son penchant pour la sécurité ? Confronté à la délinquance dans sa ville, Collomb fut le premier grand maire socialiste de France à développer la vidéosurveillance. »

 

Tout le monde ne sait pas que Gérard Collomb est aussi un grand défenseur de la langue française :

 

 

Revue de Presse (207)

 

Selon l’AFP, La France arrive à la 15e place d'un classement des systèmes de santé établi par une étude publiée vendredi, qui souligne que l'écart entre les pays les plus et les moins performants s'est creusé depuis 1990.

 

Publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, cette étude se base sur un indicateur qui mesure la qualité et l'accessibilité des systèmes de santé.

 

Andorre atteint un score de 95, suivi de l'Islande (94) et de la Suisse (92). La France a un total de 88. A l'autre bout de l'échelle, on trouve la Somalie (34), l'Afghanistan (32) et, en dernier, la Centrafrique (29).

 

 

Dans L’Humanité, le psychanalyste Jacques Roth nous parle de progrès : « Il semblerait que le dicton « on n’arrête pas le progrès » ait subi une inversion de sens. Autrefois il promettait quelque chose de si joyeux qu’il semblait moralement interdit qu’on pût souhaiter stopper sa marche. Aujourd’hui cela signifie plutôt qu’il n’est dans le pouvoir d’aucun humain de l’arrêter, comme si le progrès s’était émancipé de nos propres désirs et échappait à toute maîtrise.

 

Qualifié de progrès, le processus qui nous aspire est gorgé de dénis et de rationalisations spécieuses qui ne cessent de s’opposer à ce que ses caudataires pacifient durablement le monde. Cette servitude résulte pour une part importante du caractère hégémonique de la gouvernance par les nombres au service du marché total, que Karl Polanyi épinglait comme un solipsisme toujours déconnecté du bien commun. Ce qu’illustre par exemple la récente attitude de l’UE face aux perturbateurs endocriniens. Et si l’espérance naïve et désinvolte en un progrès paradoxal dans ses effets détournait les humains d’un progrès moral inversement proportionnel aux turpitudes attachées aux menées de la science, de la technique et du marché… ? »

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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