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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 05:46

 

Oui, je sais, j’aurais dû écrire “ toulousain-e-s ”. Mais c’est plus fort que moi, je ne peux pas.

 

Dans l’Espagne de Franco des années 50-60, il était exclu qu’une femme, ou un homme, se promène en short dans les rues. De même, une femme ne pouvait visiter une église sans se couvrir la tête.

 

Pour évoquer la canicule actuelle, la ville de Toulouse a publié sur les réseaux sociaux une photo de deux jeunes filles se promenant en plein cagnard dans une ruelle du centre de Toulouse. Il s’agit d’une photo prise au débotté par un photographe professionnel, en l’occurrence Patrice Nin que je vous invite à découvrir, qui a apprécié le contraste entre le soleil écrasant et le parapluie noir. Les deux jeunes filles sont deux passantes anonymes. Leur tenue est parfaitement décente.

 

Les réactions ont fusé. Toulouse utilisait le corps des femmes pour faire sa promotion. Pourquoi avoir « choisi deux paires de fesses féminines pour mettre en avant une ville qui propose, surtout l’été, un super programme culturel ? » La ville de Toulouse n’encourage-t-elle pas « le harcèlement de rue » ? Le militant socialiste François Carbonnel y est allé de son petit couplet. Il est vrai que les Solfériniens n'ont que ces causes à défendre en ce moment !

 

Heureusement des internautes ont réagi sainement en demandant à leurs collègues de « ne pas voir la petite bête partout ».

 
Les féministes toulousains nostalgiques de l'Espagne de Franco
Les féministes toulousains nostalgiques de l'Espagne de Franco
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commentaires

A
@ jean-jacques clément : J'attends l'annonce du nouveau gouvernement ! Au train où ça va, ça va être un gouvernement "pressing" ! M. Macron va peut-être rester seul... mais après tout, ne serait-ce pas ce qu'il veut ?
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L
Effectivement, si on s'en tient au storytelling de la Ville de Toulouse, cette photo, prise au débotté — et même sélectionnée préférenciellement à des centaines d'autres — ne poserait pas de problème particuliers…<br /> Sauf que la Ville de Toulouse a menti et qu'il s'agit bien d'une scéance de shooting, avec un sujet délibéré… J'ai horreur des institutionnels qui n'assument pas et prennent les gens pour des benêts à qui on peut raconter n'importe quoi pour faire passer un choix dont on sait qu'il est fondamentalement discutable.
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J
Storytelling? Shooting? Nothing Toulouse...