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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 05:52

 

 

On n’est pas là pour dénoncer, mais enfin, tout de même : selon Marianne, pendant que la SNCF se débattait dans d'innombrables difficultés, l’actuel ministre des Armées, Florence Parly, y gagnait 52.000 euros mensuels. Sur les six premiers mois de 2017, Florence Parly, a en effet reçu pas moins de 52.569 euros net mensuels, soit 315.418 euros, de la part de l'entreprise publique, dont elle était directrice générale chargée de SNCF Voyageurs. L'équivalent de 35 Smic. Grâce à de revenus complémentaires, obtenus via une présence aux conseils d'administration de plusieurs sociétés, comme Ingenico, Altran, Zodiac Aerospace ou BPI France – pour un total de 139.119 euros en 2016, plus quelques milliers d'euros de dividendes perçus de ces sociétés, Florence Parly apparaît comme la ministre la mieux rémunérée du gouvernement en 2016 et en 2017. Elle a en effet touché au total 505.080 euros net en 2016, soit 42.090 euros net mensuels, et 413.257 euros net de janvier à juin 2017, soit 68.876 euros net mensuels.

 

 

Dans sa page Facebook, Audrey Vernon nous donne un sage conseil : « acheter des actions et arrêter de bosser » : « Les grandes multinationales ne veulent pas payer d’impôts en France alors qu’elles utilisent nos routes, nos postiers, que leurs salariés ont été à l’école ici… Dans la loi des finances, le gouvernement veut revenir sur la taxation française des transactions financières intrajournalières et supprimer la taxe sur les dividendes… 2 milliards, exactement le budget des emplois aidés… Du coup, plutôt que de râler, arrêtez de travailler dans des contrats précaires et achetez des actions… Le capital est beaucoup moins taxé que le travail… Achetez plein d’actions et attendez les dividendes record… dividendes record qui seront le fruit du travail et de la plus-value de gens qui acceptent encore de travailler pour enrichir des actionnaires.

 

 

Revue de Presse (216)

Le Blog du Front Syndical de Classe s’est intéressé aux conditions des travailleurs de l’Hôpital Sainte-Marie en Haute Loire, des conditions moins douces que celles de Florence Parly. Il cite des aides-soignantes affiliées à la CGT : « Avant on pouvait accompagner les patients mais aujourd'hui, notre mission est de plus en plus déshumanisée. Des hurlements constants, des cris, des excréments sur les murs... c'est aussi ça notre quotidien. Avant, les patients, on pouvait les accompagner mais aujourd'hui, on a trop de tâches et notre mission est de plus en plus déshumanisée ».

 

Résultat des courses : on demande aux patients d'attendre, encore et toujours, sans savoir combien de temps. « Et face à leur colère, que l'on juge légitime, en première ligne, ce sont les soignants qui ramassent », concluent-elles.

 

Elles n'ont pas été tant choquées d'apprendre qu'une de leurs collègues avait été agressée tant les conditions de travail se seraient dégradées au fil des ans : « depuis cinq ans environ, c'est compliqué mais là, depuis le début de l'année, c'est devenu ingérable », en référence notamment aux sous-effectifs de nuit.

 

 

Selon L’Union de Reims, l’administration sait expulser qui elle veut quand elle veut : « La demande de titre de séjour de Moritsugu Tanaka, chef du restaurant Doko Koko Bistro à Reims, a été refusée. Son visa se terminant, il doit quitter la France pour la Japon. Le chef et sa famille ont annoncé la mauvaise nouvelle et donc, la fermeture du restaurant jusqu’à nouvel ordre. N’ayant plus de chef, deux salariés vont se retrouver sans travail. »

 

 

Sur le site Mediapart, Laurent Mauduit décrit l’ambiance très OK Corral au Figaro : « Le Figaro» fait la chasse aux chroniqueurs anti-Macron ». Yves de Kerdrel a été renvoyé. Ivan Rioufol, est menacé. Mauduit explique que « Si les sympathies partisanes du propriétaire du journal ont toujours eu une incidence très forte sur la vie éditoriale du titre, un autre facteur a toujours eu un poids encore plus lourd : la règle d’or non dite du journal, selon laquelle il ne doit rien faire qui puisse contrevenir aux intérêts du groupe Dassault. Or le groupe dépend très largement de la commande publique. Dans le cas des avions Rafale, le rôle du chef de l’État est décisif : s’il accepte de se comporter à l’étranger en VRP de l’avion de combat du groupe, on peut en espérer de juteuses retombées ; dans le cas contraire, le groupe est en péril. Pour nombre de bons connaisseurs de la vie interne du Figaro, c’est donc cette ligne jaune qu’Yves de Kerdrel a franchie en multipliant les chroniques critiques anti-Macron. »

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