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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 05:31

 

 

Dans L’Humanité, Jean-Emmanuel Ducoin revient sur l’image, chère à Macron, de la « cordée » : la « cordée présuppose qu’à aucun moment il n’existe d’antagonisme d’intérêt ou social entre « ceux qui réussissent » – donc les patrons et les riches – et ceux qui suivent, relégués la plupart du temps… Ainsi, critiquer des choix fiscaux qui vont provoquer de nouvelles injustices criantes reviendrait à être jaloux des «gagneurs » ? Tout s’exprime là, dans cette vision du monde si proche d’un salon de Lampedusa, mais si loin de la pensée de Jaurès. Cette dialectique de la « réussite individuelle » à tout prix, en opposition bien sûr à la justice sociale, est tellement pitoyable que nous n’avons qu’une phrase pour la qualifier : Macron est le président d’une grande entreprise de domination, celle des puissants.

 

 

Sur le site Mirador, Romain Gélin nous décrit le fonds de pension norvégien : Le fonds souverain ou fonds d’Etat norvégien (Government pension fund global) est un fonds de pension public. Il diffère d’autres fonds de pension « classiques » puisque ses ressources proviennent non pas des cotisations des travailleurs en vue de leur retraite mais des revenus de l’exploitation du pétrole et des taxes afférentes. Le pays espère ainsi, lorsque ses réserves d’énergie fossile seront épuisées, percevoir des revenus grâce aux intérêts des placements du fonds, communément appelé « Oil Fund » en Norvège. Le ministère des finances norvégien est légalement responsable du fonds. La gestion des participations est confiée à Norges Bank, la banque nationale norvégienne, selon le mandat que lui a octroyé le parlement norvégien. Norges Bank Investment Management (NBIM), une branche de Norges Bank a en charge la gestion opérationnelle du fonds. Ce fonds de pension est le plus grand fonds public au monde. Malgré la présence d’un conseil d’éthique en son sein et la volonté affichée de se détourner d’activités dommageables à l’environnement, le fonds dispose toujours de parts dans des compagnies pétrolières, comme Chevron, coupable de graves atteintes aux communautés locales et à l’environnement en Equateur.

 

 

Dans son blog, le linguiste Robert Chaudenson, qui a joué au basket-ball au niveau national dans les années 60, revient sur le grand paradoxe du sport dans le monde : «Notre monde moderne est plein de mystères et de paradoxes ! Alors que les clubs sportifs, où l'on fait vraiment du sport, c'est-à-dire ceux qui se trouvent aux niveaux les plus modestes des organisations de cette nature, végètent dans une semi-misère et vivent du bénévolat, les milliards d'euros comme de dollars circulent dans les plus hautes sphères. »

 

 

Difficile de dire, pour l’instant, s’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise nouvelle, mais Le Monde  nous informe que « les hypermarchés à la lutte pour leur survie : sous l’œil attentif de la communauté financière, Carrefour doit publier, mercredi 18 octobre, son chiffre d’affaires pour le troisième trimestre, au lendemain de celui de Casino. Les analystes s’attendent à un trimestre difficile, une nouvelle fois marqué par une compétition féroce sur le marché français entre les enseignes. Nul doute que les recettes générées par les hypermarchés, un des formats historiques de Carrefour, seront scrutées à la loupe, tant ce modèle est à bout de souffle. Dailleurs, si Casino a annoncé, mardi 17 octobre, une croissance de 1,9 % de son chiffre d’affaires, à 9,2 milliards d’euros au troisième trimestre, c’est en grande partie grâce aux bons chiffres de son e-commerçant Cdiscount (+ 18,4 %), car le développement des hypermarchés reste anémique (+ 0,8 %). »

 

 

En Arabie Séoudite, les choses évoluent à la vitesse d’un glacier, mais elles évoluent. Toujours selon Le Monde, Rima Bent Bandar Ben Sultan, fille du prince Bandar Ben Sultan, est la première femme dirigeant une fédération sportive, chargée à ce titre de promouvoir la pratique du sport au sein des différentes catégories sociales dans le pays. Elle aura surtout besoin de diplomatie si elle entend changer la situation du sport : il avait fallu attendre 2012 pour que ce pays se décide à envoyer deux femmes aux Jeux Olympiques. Les femmes saoudiennes ne sont toujours pas autorisées à faire du sport en public dans leur pays. Même l’ouverture de salles de sport privées pour elles avait suscité des réactions négatives et des polémiques.

 

 

Revue de Presse (218)
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commentaires

A
j'ai bien aimé ce commentaire que je pique à arrêt sur images au sujet de la cordée, du premier et des autres : " Par noun 09:42 le 16/10/2017
Re: Des présidents et des fraisiers
Je n'ai pas vu l'itw de M Macron, cependant cette métaphore alpine me semble totalement détournée de son sens.
En effet le premier de cordée n'est pas forcément le chef, celui qui réussit. Une cordée est composée de 2 voir 3 personnes. La personne qui grimpe en tête est bien contente que le ''second'' soit là pour l'assurer en cas de chute (si on lui jette des cailloux par exemple sic). Une fois arrivé au bout de sa longueur, le premier assure le second dans sa montée, et en cas de difficulté, peut éventuellement aide le second à monter.
Le second peut aussi passer premier de cordée pour la longueur suivante.

L'alpinisme est à l'inverse de ce que monsieur Macron prétend. il n'y est question que de solidarité, entre aide et don de soit. Émulation collective et non concurrence. Une cordée tire tout l'avantage des forces de chacun en essayant d'en gommer les faiblesses dans un collectif.

Tout l'inverse de la politique qu'il mène.
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A
Qu'il soit privé ou d'état,les fonds souverains, outre la possibilité de placements douteux qui sont ici signalés, il me semble qu'ils ont le défaut consubstantiel d'alimenter inévitablement la bulle financière. C'est à ce constat qu'aujourd'hui on peut mesurer la justesse du choix fait par Croizat du système par répartition puisque les cotisations actuelles financent les pensions et autres prestations sociales présentes évitant ainsi l'accumulation de ce capital. Décidément c'était réellement un grand homme.
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