Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 06:31

 

 

Patricia Latour et Francis Combe dans Cerises réfléchissent au machisme ambiant :

 

Le risque existe aujourd’hui qu’au sexisme machiste s’oppose une forme de néo-puritanisme à l’américaine, un “ politiquement correct ”  dénué de tout humour. Un ami chef d’orchestre nous racontait récemment le cas d’un de ses collègues, pianiste canadien, interpellé par la police et interrogé longuement, à Los Angeles, parce qu’il avait tapoté l’épaule d’une femme assise devant lui pour lui demander de se taire pendant un concert. Geste assimilé à une agression. Un reportage télévisé confirmait qu’aux États-Unis, il est fortement déconseillé d’avoir des contacts physiques, par exemple de se faire la bise, sur le lieu de travail. Dans ce cas la politesse, nécessaire à la vie en société, prend la forme de l’indifférence affichée ; on ne se touche pas et on ne se regarde même pas. Nous n’en sommes pas là ?

 

Une tendance existe qui pousse vers une société asexuée de la neutralité généralisée. Celle-ci est aux antipodes de la “ société érotique ” dont rêvaient beaucoup de jeunes et certains penseurs marxistes passés par la psychanalyse, dans les années soixante-dix.

 

Il y a à dire de ce point de vue sur la tradition française de la galanterie.  Pour certains et certaines, le féminisme supposerait de rompre avec la galanterie. Comme si laisser retomber la porte sur le nez d’une femme était un signe de progrès dans la voie de l’égalité… Bien sûr, la galanterie est ambivalente et non dénuée de sexisme. La galanterie des hommes envers les  femmes suppose que celles-ci constituent un sexe plus faible, pour lequel il faut avoir des égards. Le vocabulaire trahit cette dissymétrie sociale dans le traitement des sexes. Il paraissait bon qu’un homme fût galant, alors qu’une “femme galante” était une femme de mœurs légères…

 

Dans la galanterie, le désir est domestiqué mais pas nié. Elle est d’ailleurs pour les hommes un moyen de séduction non dénué d’artifice. Montesquieu disait : « Le désir de plaire produit la galanterie qui n’est point l’amour, mais le délicat, mais le léger, mais le perpétuel mensonge de l’amour. » Il ne faut pas oublier que “galant” vient du vieux verbe “galer”, s’amuser. Il y a une part de jeu, de convention, une distance légèrement érotisée et souvent teintée d’humour, qui entre dans ce théâtre social.

 

 

Pour Ingrid Merckx, dans Politis, le chaos est déjà en marche.

 

En 2050, il pourrait y avoir 250 millions de réfugiés climatiques dans le monde, selon l’ONU. Cette plus grande migration de masse de l’histoire aurait des conséquences en cascades. Par exemple, des millions de réfugiés bangladais fuyant vers l’Inde voisine provoqueraient des épidémies, un conflit religieux, une pénurie chronique de nourriture et d’eau douce, ainsi qu’une exacerbation des tensions entre l’Inde et le Pakistan, tous deux détenteurs de l’arme nucléaire. Les pays ne sont pas égaux devant les catastrophes, ni devant l’écho qui leur en est fait ni au regard de la solidarité internationale. Départs forcés, partage de ressources raréfiées, récupération par des groupes violents de populations affamées, politiques d’accueil dissuasives, voire sous les armes.

 

 

Marianne s’interroge sur la tentation antisémite en Italie : « En tapissant la tribune du grand stade de Rome de photographies d’Anne Frank portant un maillot aux couleurs du club de l’AS Roma, les supporteurs ultras de la Lazio ont relancé le débat sur l’antisémitisme à l’italienne. Un sentiment qui ronge la société italienne et pas seulement le monde du ballon rond.

 

C’était il y a deux semaines. Un groupe de gamins, dont le plus jeune a treize ans à peine, a détourné la photographie d'Anne Frank, l’adolescente d’origine juive allemande, morte en déportation à Auschwitz en mars 1945, pour insulter ses rivaux historiques de l’AS Roma. Car pour certains clubs liés avec l’extrême droite, traiter un adversaire de « juif » fait partie des pires injures. Ce n’est pas la première fois que le foot est pris en flagrant délit d’intolérance. Certains joueurs font publiquement état de leurs positions comme Paolo Di Canio, l’ex-attaquant de la Lazio qui, durant toute sa carrière sur les pelouses, a ponctuellement fêté ses buts en faisant le salut fasciste. Ou Gigi Buffo, gardien de but de la Juventus et de l’équipe d’Italie, qui a défilé en 2006 à Berlin après la victoire italienne à la Coupe du monde de football en déroulant une banderole avec une croix celtique brodée sur le côté droit. »

 

Revue de Presse (220)
Revue de Presse (220)
Revue de Presse (220)
Partager cet article
Repost0

commentaires