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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 06:22

 

 

Pour Eric Toussaint (Le Grand Soir), nous avons encore beaucoup à craindre du capitalisme financier : « Moins de dix ans après la faillite de Lehman Brothers, survenue en septembre 2008, les ingrédients d’une nouvelle crise majeure sont déjà réunis. Pourtant les gouvernements des principales économies de la planète avaient promis de rétablir une discipline financière qui respecterait l’intérêt général et éviterait de nouvelles crises aux effets douloureux pour la population. Afin de défendre ce système capitaliste qui écœure une majorité de l’opinion publique, ils ont multiplié les effets d’annonce de mesures fortes visant à réformer le système pour lui donner un “visage humain”, mais bien sûr sans que cela ne change quoi que ce soit en pratique. En réalité, la politique que les gouvernements et les dirigeants des banques centrales ont menée a ménagé et favorisé les intérêts du grand capital, notamment celui des grandes sociétés financières. Aucune mesure stricte n’a sérieusement obligé les capitalistes à mettre un frein à la prise de risque, à réduire la spéculation, à investir dans la production.

 

La situation décrite correspond à une nouvelle progression de la financiarisation du capital : les grandes entreprises non-financières développent encore leurs investissements financiers. Apple, Oracle, General Electric, Pfizer, Ford ou General Motors renforcent leurs départements “Finances” et prennent à nouveau de plus en plus de risques pour augmenter leurs bénéfices. Alors qu’auparavant, elles prêtaient 60 % de leurs liquidités à des intermédiaires, notamment les money market funds, pour maximiser leur rendement, elles ne leur en confient plus désormais que 50% et prennent elles-mêmes directement le risque afin de maximiser leurs rendements.

 

La montagne de dettes privées des entreprises sera au cœur de la prochaine crise financière. Mais crise ou pas, les comportements décrits justifient amplement l’action de tous ceux qui luttent pour en finir avec le capitalisme et le système de la dette. »

 

 

Fille de policier, Lætitia témoigne dans Mediapart sur les suicides dans la police : « Au moins 39 fonctionnaires de police se sont suicidés depuis début 2017. Les policiers sont les reflets de la société, une société malade avec un taux de suicide élevé. L'arme de service est utilisée dans un cas sur deux lors de ces passages à l'acte. 1133 policiers se sont suicidés ces 25 dernières années, ce qui en fait une des professions les plus durement touchées par le phénomène: le taux de suicide est trois fois plus important que dans les autres professions. »

 

 

Dans Res Publica, Alberto Arricruz dresse un bref historique de la question catalane : « La revendication séparatiste catalane n’a jamais quitté la scène en Espagne, depuis le XVIIIe siècle. Tout au plus a-t-elle été étouffée, durant quarante ans au XXe siècle, par le pouvoir fasciste de Franco, l’un des régimes les plus criminels de son temps.

 

De 1701 à 1714, la guerre de succession d’Espagne a opposé Louis XIV aux autres puissances européennes, après que le dernier Habsbourg d’Espagne, descendant de Charles Quint, mourut sans laisser d’héritier. Au bout de 12 années harassantes de guerre en Europe, les grandes puissances ont négocié des compromis dont on peut encore voir les résultats : Gibraltar britannique, les possessions françaises en Amérique cédées à l’Angleterre, le Roussillon et Franche-Comté revenant à la France…

 

Le point zéro du « catalanisme » est le siège suivi de la chute de Barcelone le 11 septembre 1714, dans un assaut commandé par un prince français contre les restes d’un corps militaire anglais retranché dans la ville. Le nouveau roi bourbon espagnol, installé par Louis XIV, abolit la principauté de Catalogne, priva ses nobles des privilèges dont ils jouissaient, et imposa à Barcelone des sanctions urbaines et économiques qui se prolongèrent plus de cent ans… »

 

Revue de Presse (221)

 

Dans Res Publica, Alberto Arricruz dresse un bref historique de la question catalane : « La revendication séparatiste catalane n’a jamais quitté la scène en Espagne, depuis le XVIIIe siècle. Tout au plus a-t-elle été étouffée, durant quarante ans au XXe siècle, par le pouvoir fasciste de Franco, l’un des régimes les plus criminels de son temps.

 

De 1701 à 1714, la guerre de succession d’Espagne a opposé Louis XIV aux autres puissances européennes, après que le dernier Habsbourg d’Espagne, descendant de Charles Quint, mourut sans laisser d’héritier. Au bout de 12 années harassantes de guerre en Europe, les grandes puissances ont négocié des compromis dont on peut encore voir les résultats : Gibraltar britannique, les possessions françaises en Amérique cédées à l’Angleterre, le Roussillon et Franche-Comté revenant à la France…

 

Le point zéro du « catalanisme » est le siège suivi de la chute de Barcelone le 11 septembre 1714, dans un assaut commandé par un prince français contre les restes d’un corps militaire anglais retranché dans la ville. Le nouveau roi bourbon espagnol, installé par Louis XIV, abolit la principauté de Catalogne, priva ses nobles des privilèges dont ils jouissaient, et imposa à Barcelone des sanctions urbaines et économiques qui se prolongèrent plus de cent ans… »

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